Le Zèbre Type A de 1909

Voici une adorable petite Le Zèbre Type A de 1909.

Cette petite voiture est peut-être la première qui a essayé de démocratiser ce nouveau moyen de transport qu’était l’automobile!

Elle s’adresse d’abord aux « travailleurs » de la route (médecins, voyageurs de commerce, commerçants, etc…) avec un prix d’achat et surtout de revient particulièrement bas.

(cf. article paru dans La Revue commerciale automobile de novembre 1909, trouvé sur Gallica).

La Le Zèbre est une création de l’ingénieur Jules Salomon qui se fera une spécialité des petites voitures pratiques et économiques puisque c’est lui qui créera pour André Citroën le concept de la fameuse Type A (10 HP). Il quittera l’entreprise Le Zèbre pour aller chez Amilcar et il rejoindra aussi Lucien Rosengart pour lancer sa LR2 (qui est, e fait, une Austin Seven sous licence).

Bien que très simple et basique, elle n’en est pas moins bien construite et fiable!

On peut dire que le client en avait pour son argent! 

Son moteur monocylindre de 5 HP de 598 cc pour une puissance 7 Cv et sa boite à 2 vitesses (+ MA) suffisent à emmener ce poids plume (350 kg) à 35 km/h de moyenne (50 Km/h en pointe)… 

Les Le Zèbre, bien qu’étant les voitures la moins chères du marché, étaient toutes livrées carrossées (une ou deux places)!

(photos ci-dessous provenant de la vente Osenat)

et voici une fiche sur cette Le Zèbre Type A:

Le Zèbre type A 1911

Cette petite auto Le Zèbre type A de 1911 était exposée à la Madine (55) 2018.

Elle représente une automobile réduite à sa plus simple expression et avait pour ambition de démocratiser l’automobile, les autres constructeurs ayant tendance à monter en gamme et en sophistication…

Son créateur, Jules Salomon (financé par Jacques Bizet, le fils du musicien) deviendra par ailleurs le « père » d’une autre Type A simple, économique et vouée à une grande distribution, celle de Citroën à partir de 1919…!

Aussi, Joseph Lamy (directeur commercial) et Emile Akar (actionnaire), quitteront Le Zèbre pour créer Amilcar avec l’ingénieur Edmond Moyet et le pilote André Morel

 

Voici, en synthèse, une fiche sur la Le Zèbre Type A:

Dans le marché encombré de la voiturette économique en France, La Le Zèbre apportait en 1911 une note nouvelle: elle ramenait la formule à ses origines. Depuis le début du siècle, en effet, les voiturettes n’avaient cessé de devenir plus lourdes, plus longues, plus compliquées et plus chères, avec des moteur à 4 cylindres, des carrosseries à quatre places, des boîtes de vitesses à 3 ou 4 rapports.

Un cylindre, une pièce

La Le Zèbre quant à elle offrait un seul cylindre, deux places et deux vitesses, ni plus ni moins qu’une De Dion Bouton « populaire » de 1901. Son constructeur allait même plus loin. Selon lui, c’était une automobile « monoplace ». Et il est vrai que, si la banquette pouvait à la rigueur accueillir un second occupant, elle se prêtait bien mieux à recevoir la trousse du vétérinaire ou du médecin… D’ailleurs la portière côté conducteur était rendue à peu près impraticable par la présence des leviers de vitesse et de frein.

Deux ingénieurs de grand avenir

La Le Zèbre était en tout cas simple, robuste et compacte, avec un prix d’achat modique 2 750 francs de l’époque. Elle obtint aussitôt un
grand succès, mais bientôt elle succomba à la même tendance qui avait emportée ses aînées, une version quatre cylindres fut présentée en 1913. La Le Zèbre était la création de deux ingénieurs qui n’avaient pas fini de faire parler d’eux. L’un, M. Lamy, serait l’un des créateurs de l’Amilcar, l’autre, M. Salomon, dessinerait la première Citroën.

CARACTÉRISTIQUES
Moteur : monocylindre; cylindrée, 0,65 litre; soupapes latérales; puissance, 6 ch à 1 600 tr/mn.
Transmission : aux roues arrière motrices; boîte de vitesses à 2 rapports.
Dimensions: empattement, 1,85 m ; voies avant et arrière, 1 m ; poids, 500 kg.
Performance : vitesse de pointe, 50 km/h.

La Le Zèbre Type A était vendue avec ce slogan: « trois fois plus vite et deux fois et demie plus économique que le cheval.« 

Elle est toute mignonne avec son allure de jouet… 🙂

Par ailleurs, cet article paru dans Omnia la présente parfaitement bien, et sous toutes les coutures… 🙂

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