BMW E9 3.0 CSI de 1972 -Vendue-

BMW (Bayerische Motoren Werke) a été créée en 1916 en fusionnant les sociétés de Gustav Otto (Otto-Werke) et de Karl Friedrich Rapp (Bayerische Flugzeugwerke). (pour faire simple…)

A l’origine, l’entreprise fabrique des moteurs d’avions mais après la première guerre mondiale, il lui fut interdit de continuer et elle se reconvertit dans les motocyclettes (dès 1920 avec, déjà, un bicylindre à plat et gagnera beaucoup de courses dans les années ’20 avec la R37) et les automobiles (en 1928 en rachetant Dixi, qui fabriquait des Austin Seven sous licence, mais montera très vite en gamme avec des modèles de luxe comme la 303 à 6 cylindres en 1933, la 315 à partir de 1934 et la fameuse 328 en 1936).

  

Le logo représente les couleurs de la Bavière mais, comme ça arrange la direction de BMW, ils laissent croire qu’il représente une hélice d’avion…

Dans les années ’30, BMW se remit à fabriquer des moteurs d’avions et équipa des avions allemands pendant la deuxième guerre.

Pendant cette même guerre, il ne faut pas oublier qu’un des principaux actionnaires de la société, Günther Quandt (et ses fils), était nazi et l’entreprise exploita des prisonniers issus des camps de concentration jusqu’à la mort.

Après guerre, l’usine d’Eisenach (qui fabriquait les automobiles) se retrouve du côté russe et devient Autowelo (elle sera en RDA) et celle de Munich (dans la future RFA) est quasiment détruite… Elle redémarre doucement son activité avec les motos en 1948. Elle sera nationalisée en 1952 et sort les grosses 502 à moteur V8 (qui se vendent mal car trop chères). Ce sont les motos qui assurent la survie de BWM.

En 1957, BMW sort la fabuleuse 507. Parfaite, fabriquée à la main, luxueuse et sportive, elle est malheureusement beaucoup trop chère et sera un échec cuisant qui faillit emporter la société (seuls 252 exemplaires seront vendus).

Heureusement, BMW avait sorti une petite voiture, complètement à l’opposé des sa production habituelle, l’Isetta (sous licence Iso Rivolta) en 1956. C’est cette voiture qui “renfloue les caisses” de l’entreprise et lui évite la faillite….

 En 1958 sort une voiture à succès, la 700 mais elle vieillira vite et BMW se retrouve de nouveau en difficulté. En 1960, Mercedes est prêt à racheter l’entreprise mais c’est un héritier Quandt (!) qui rachète et sauve la société.

A partir de là, BMW renoue durablement avec le succès en sortant les NK en 1961 (Neue Klasse), la 2000 cs en ’64. En 1968, c’est le retour des 6 cylindres en ligne (bmw a toujours été un excellent motoriste) avec les 2002 et la E9 (d’abord en 2800 cs, puis 3.0 cs et enfin csi quand elle aura l’injection), un des plus beaux coupés de cette époque! La CSL en sera une version allégée pour la compétition.

Le succès et l’image de voitures sportives et de qualité ne se démentira plus avec les “série 5” en 1972, la 2002 Turbo en 1973, les série 3 (qui remplacent les “02”) en 1975, etc… La M1 inaugure les versions M  (ultra sportives) à partir de 1978….

Celle qui est présentée ici est un coupé E9, 3.0 csi de 1972.

 La E9 est une des  dernières voitures de carrossier et sort des usines Karmann. Elle descend des 2000 cs (dites à “yeux de chat” en 4 cylindres) et renoue avec les coupés sportifs à 6 cylindres de luxe.  Le “graal” reste la CSL.

Celle-ci, bien qu’ayant déjà été restaurée, mériterait de revoir un carrossier car la rouille réapparaît aux endroits sensibles, et la sellerie en velours est “cuite” par le soleil. Sa mécanique et ses 200 cv d’origine procurent un vrai plaisir de conduite…..

“Cette voiture s’achète pour sa ligne et se garde pour son moteur….” 🙂

Ces sublimes voitures sont de plus en plus souvent restaurées et leur cote est donc en hausse après avoir longtemps stagné. C’est justifié…. 🙂

Prix: VENDUE

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ma BMW 3.0 csi E9

Ce n’est pas par prétention ni par frime que je présente ma voiture mais simplement par respect pour ceux qui me permettent de présenter leurs autos. Il est finalement normal que je m’y colle aussi 🙂

Donc voici une BMW E9 de 1972 (moteur 3.0, 6 cylindres en ligne de 200ch, un vrai plaisir de conduite)

Je l’ai achetée pour sa ligne (carrosserie Karmann) et je l’ai gardée pour son moteur… 🙂

Evidemment, elle se conduit comme une moderne, mais sans toute cette électronique frustrante….

 

  

 si vous êtes arrivé là par passion pour les bmw, je vous invite à aller découvrir les 4 autres marques que je présente….

 

 

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