LORRAINE DIETRICH B3/6 de 1931- Carrosserie Henri Labourdette

Labourdette Cette voiture a été vendue en 2006 (Osenat).

C’est Henry Labourdette qui a carrossé cette Lorraine Dietrich type Le Mans de 1931.

Il ne travaillait que sur les chassis les plus prestigieux (dont les Lorraine B3/6, Le Mans font naturellement partie) et s’était fait une belle réputation, au delà de la qualité, d’ingéniosité dans son travail (il est à l’origine des “skiff”, c’est carrosseries inspirées des coques de bateau en bois)

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Il s’agit là d’un “concept” qu’il venait de créer, le “Faux-Cabriolet 4 en 2”, qui, malgré ses 4 portes, a l’apparence d’un coupé 2 portes.

Automedon_108 Automedon_107 Lorraine B3-6 Labourdette 1931 5 Osenat lorraine dietrich labourdette

Il le décrit dans son livre : « La mode était aux carrosseries 2 portes à 4 places, certains, séduits par la courbure d’un compas, choisissaient le faux cabriolet.
C’est alors que j’imaginais un nouveau modèle conciliant la ligne et le pratique ; une carrosserie présentant 2 portières mais en offrant 4, je baptisais ce modèle : la 4 en 2.En apparence il y a 2 grandes portières et 2 petites glaces de custode et l’aspect se rapproche ainsi de celui d’une décapotable 2 portes 4 places avec le compas tant demandé. Mais il y a une portière arrière invisible découpée sous le compas en suivant son contour.
C’était le compas qui commandait la serrure d’un modèle très particulier, nommé par son inventeur Cousinard ” coupe de poing ” ; dans notre cas l’extrémité du compas était montée directement sur la serrure »

C’est au Salon de l’Auto de Paris, en 1930, que ce type de carrosserie fut présenté pour la première fois sur le stand. 
Labourdette (sur un châssis Bugatti), un journaliste nous en parle : « Voilà encore une nouveauté, la carrosserie brevetée dite ” 4 en 2 ” qui attira à ce stand une foule curieuse et intéressée par l’ingéniosité de la combinaison.

L’aspect de cette Bugatti ne diffère en rien d’un classique faux-cabriolet à deux portes ferrées, une de chaque côté sur le pied avant. Pourtant il existe à l’arrière une seconde porte axée sur un pied intermédiaire et tout le secret a porté sur la réalisation d’un découpage peu visible que l’on retrouve dans tout le faux capotage, épousant exactement le profil de compas, l’échancrure de l’aile pouvant se masquer parfaitement par le galon de finition.

Il restait à ce moment la commande de la serrure qui est obtenue par le bas des compas axés qu’il suffit de tirer pour ouvrir la porte ».

Lorraine B3-6 Labourdette 1931 6Numéro de série : 127.811 numéro de moteur 134.146
Châssis type longerons et traverses
Essieu et pont rigides, freins à tambours sur les 4 roues à commande mécanique, direction par boîtier,

Moteur 6 cylindres 75 x 130 mm, 3 446 cm3, à soupapes en tête.
Alimentation par un carburateur Zénith. Allumage batterie bobine, boîte de vitesses à 4 rapports + MA, empattement 2 870 mm
Voie AV/AR : 1 450 mm, poids du châssis 1 067 kg.
Vitesse en torpédo 150 kmh.

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elle est présentée à partir d’ 1’10 sur cette vidéo (évidemment, il faudra réctifier ce qui est dit sur les 24h du Mans… 🙂 )

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