Lorraine Dietrich aux 24h du Mans de 1925

Pour l’édition de 1925, c’est par un temps beau et chaud que la course de 24 h se déroulera (20 et 21 juin 1925, la date ayant été repoussée par rapport à l’année précédente pour que la nuit soit plus courte)).

Pour l’anecdote, la direction de la course et des stands sont installés dans “Les Hunaudières”, à cause de désaccord avec le propriétaire des terrains de la « ligne droite des stands»!

En comptant les Lorraine Dietrich ( n°4, de Stalter et Brisson, immatriculée 799Y80, n°5 de Courcelles et Rossignol, immat. et la n°6 de Bloch et Saint Paul, immat. 801L80), il y a 49 participants (dont, bien sûr Bentley avec Duff-Clément, vainqueurs l’année précédente et les Chenard et Walcker qui ont emporté la première édition en 1923). 16 voitures seulement passeront la ligne d’arrivée!

 


Pour la première fois, un nouveau type de départ est inventé, c’est le départ “type Le Mans”: les voitures sont placées en épi et, comme le but de cette course est de tester les automobiles et leurs équipements, notamment les éclairages (d’où l’intérêt de rouler la nuit et donc 24 heures d’affilé), il fallait aussi tester la capote.

Pour vérifier qu’elles étaient simples à mettre en place tout en étant suffisamment solides, le règlement imposait que les pilotes les  installent au départ pour faire vingt tours avec avant de la retirer… Et c’est pour éviter que les pilotes ne commencent la manœuvre avant le signal qu’on les éloigna de leurs voitures.

Contrairement à l’année précédente, ce sont les Bentley qui, après un bon départ, ont des soucis (mécaniques), puis c’est au tour des Chenard et Walcker ce qui permet aux  Lorraine Dietrich, parfaitement fiables et robustes, de se placer en tête et à la troisième place (la n°5 de Courcelles et Rossignol, et la n°4 de Stalter et Brisson, c’est une Sunbeam qui arrive à s’intercaler entre les 2).

Pour l’anecdote, André Rossignol a parcouru ses derniers tours sans freins, en utilisant le rétrogradage et le frein moteur pour ralentir!

La  Lorraine Dietrich B3-6 n°5 aura ainsi parcouru 2 233,982 kms  à 93,082 km/h de moyenne.

La n°4 existe toujours 😉

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