La Peugeot des Charlatans (GP 1912)

C’est encore un monument historique, chargé d’histoire, qui était à découvrir au VRM (Montlhéry) de 2017…! J’ai nommé la Peugeot Grand Prix 1912! 🙂

Histoire:

quand les Grands Prix réapparaissent pour la saison 1912 (il n’y en a pas eu entre 1909 et 1911), Peugeot décide immédiatement de reconstituer son “service course”.

Robert Peugeot (neveu d’Armand et patron à ce moment là) signe des contrats de 3 ans (une innovation en la matière afin de les fidéliser) avec son équipe constituée des pilotes Georges Boillot (27 ans), Jules Goux (26 ans) et l’ingénieur Paolo Zuccarelli (25 ans).

Malheureusement, cette équipe n’arrive pas à s’entendre avec les ingénieurs “maisons” qui souhaitent simplement “préparer” des voiturettes alors que les pilotes, eux, veulent une vraie voiture de Grand Prix, ultra puissante et de grosse cylindrée!

Ces derniers proposent alors de se débrouiller seuls pour créer leur propre voiture GP et Robert Peugeot accepte, son coup de génie étant de les faire collaborer avec un jeune ingénieur, issu de l’aviation, Hernest Henry (26 ans)!

 

Furieux et les regardant de haut, les autres ingénieurs maison les appellent alors les “Charlatants“!

C’est ainsi qu’ils créent ce qui sera LA voiture de course moderne, la L76 (“L” pour Lion et “76” pour 7,6 litres de cylindrée)!

Les techniques les plus avant-gardistes sont réunies dans sa conception, à savoir 4 soupapes par cylindres et un double ACT (c’est la première voiture au monde à réunir ces 2 techniques) pour ce 4 cylindres qui développe presque 150 CV à 2200 trs/mn! Montée sur un châssis classique mais très allégé, l’auto peut flirter avec les 190 km/h… Cette voiture sera suivie des L57, L3, L45, EX3, etc…

Georges Boillot remportera le GP de France (Dieppe) en 1912 et celui de 1913 (Amiens) suivi de Jules Goux (2°), entre autres résultats…

Aussi, Jules Goux remportera les 500 Miles D’Indianapolis en 1913 à 122 km/h!

Ces voitures (et dérivés) brilleront jusqu’en 1916.

Salle des machines:

et en vidéo:

et voici le moteur à l’origine:

(avec les parties mécaniques, photos Gallica/BnF)

 

 

 

 

 

 

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