Deutsch-Bonnet DB2 1938

Cette Deutsch-Bonnet Type DB2 de 1938 n’est pas rare, elle est juste unique! Et elle était exposée au salon Rétromobile de 2022.

René Bonnet (1904 – 1983) reprend le garage Citroën de son beau-frère (qui vient de décéder accidentellement) à Champigny Sur Marne en 1929 après avoir créé un négoce  de tissage (dans un sanatorium où il était soigné pour une tuberculose osseuse qu’il n’a finalement jamais eue!).

Il se passionne vite pour l’automobile et, surtout, la compétition… Il s’inscrit alors à l’école de pilotage Georges Boillot où il s’entraine sur des Peugeot « Indianapolis » à Montlhéry. Il entre comme pilote chez Amilcar mais la Pégase qu’il doit piloter ne sera pas prête à temps pour le Grand Prix de l’ACF de 1936. 

Charles Deutsch (1911 – 1980) sort de polytechnique en 1931, il est ingénieur aérodynamicien. Il est le fils des propriétaires qui ont vendu leur affaire à René Bonnet pour créer son agence Citroën « Garage du Marché », passionné lui aussi de course automobile et les deux se lient d’amitié.

C’est ainsi que les deux acolytes décident de s’associer pour créer leur propre voiture de course… 

Ce sera, en 1938, le roadster DB1, à carrosserie en alliage très profilée construit sur la base d’une Traction Avant 11 Cv.

Avec René Bonnet au volant, les débuts en compétition son bons puisqu’il participe aux Douze Heures de Paris de 1938 (abandon), aux Indépendants en 1939 ( il remporte la catégorie 2 Litres) et au Grand Prix des Frontières à Chimay (Second). 

 

La DB1 sera détruite dans l’accident qui causa la mort du pilote André Bossut en 1947.

Le deuxième prototype est la DB2. Elle est présentée l’année suivante (1939) et c’est un coupé très profilé, toujours avec une banque d’organes Citroën. Son moteur est donc un Citroën 7 Cv, 4 cylindres de 1991 cc. Il est préparé pour développer 75 Cv à 4500 trs/mn. Elle pèse 850 kg et peut monter à 160 Km/h.

Voici ce que j’ai trouvé ici:

La construction de DB 2 a été engagée au printemps 1938, dès que le premier modèle s’est affirmé globalement réussi.

Cette D.B. seconde était destinée à Charles Deutsch.

Elle reprenait, la même conception que sa devancière, toutefois, il avait été décidé d’aller plus en avant en ce qui concernait l’aérodynamisme. D.B. numéro 2 avec sa carrosserie fermée visait de s’attaquer aux records de catégorie.

Et puisque Charles Deutsch était de petite taille, on avait réduit au plus bas la garde au toit pour obtenir le maitre couple le plus réduit possible.

Si le châssis, l’assemblage mécanique et le mannequin en bois de carrosserie ont été réalisés au garage de la route de Villiers, la carrosserie de cette voiture ne fut pas effectuée par les compagnons du Garage du Marché.

On inscrivit la D.B. numéro 2, juste terminée, pour l’épreuve des 12 heures de Paris prévue le 10 septembre 1939. Les affiches furent imprimées, mais à cause de la guerre l’épreuve n’eut pas lieue.

DB 2 fut immédiatement vendue à un dénommé Kieffer et on la peignit en noir Citroën pour cette occasion. Charles Deutsch, ne fit que quelques tours de roues à son bord.

En 1947, elle revint en vente au garage de Champigny, mais quasi méconnaissable, car son propriétaire, faute d’avoir pu s’y installer normalement l’avait faite transformée en cabriolet.

D. Perruchon

Malheureusement, la guerre les stoppe dans leur élan! 

Il n’en demeure pas moins que, par chance, cette voiture historique existe toujours et elle représente les débuts d’une belle association qui a brillé en compétition, Deutsch-Bonnet et leurs DB.

Ils passeront à des mécaniques Panhard, seront toujours avant-gardistes et… vous connaissez la suite… 😉

(il y a plein de sites qui présentes les DB après guerre)

 

Infos trouvées ici, l’histoire de René Bonnet par Dominique Perruchon.

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