Comment devenir constructeur automobile (d’avant-guerre)?

Après la première guerre (avant aussi, d’ailleurs!), beaucoup de nouvelles marques sont apparues sur le marché (Citroën, Avions Voisin, Salmson, Amilcar, Rosengart, etc…). Mais comment était-ce possible de sortir une voiture aussi rapidement (dès 1919)?

(Les marques déjà existantes ont continué avec plus ou moins de succès selon qu’elles ont su évoluer ou pas… )

Certains avaient déjà une usine et des capitaux, puisqu’ils avaient oeuvré à “l’effort de guerre” et, souvent, fait fortune… Ces usines, il fallait bien les recycler et les faire tourner… Et comme il y avait une nouvelle mode, l’automobile, il était tentant de s’y lancer!

La solution la plus simple était d’acheter une licence afin de se lancer immédiatement (Salmson avec la licence GN, Rosengart avec la licence Austin Seven, Simca qui construira des FIAT un peu plus tard, etc…)

D’autres créent leur propres autos, comme Citroën avec sa Type A (1919, mais il avait pris le contrôle de l’usine Mors) qui se lance dans la grande série et souhaite populariser la voiture, ou Voisin avec la C1 (il a quand même acheté un projet presque abouti qu’il finalisé avec la licence des moteurs sans-soupape Knight, projet refusé par Citroën auparavant…!) qui se lance sur le marché du haut de gamme…

En parallèle des ces marques bien connues, il y eu des petits constructeurs, bien plus artisanaux comme Derby, Benjamin, BNC, Bignan,  Rally, Sénéchal, etc… et d’autre encore moins connus ou plus régionaux (Paul Genestin par exemple) et avec peu de moyens.

(Tiens, ce sont surtout des cyclecars que je cite mais il faut se souvenir que la législation/fiscalité les a aidés au début des années ’20 afin de “mettre le France sur la route”…)

Mais comment faisaient-ils alors pour étudier et développer une voiture? Et bien, ils ne le faisaient pas… En fait, ils étaient souvent des assembleurs et achetaient des éléments de voitures chez divers fournisseurs (pour faire simple, de toute façon cet article a surtout pour objectif de citer des fournisseurs de pièces ou accessoires automobiles de cette époque 😉 ).

Voici donc une petite liste (non exhaustive) de fournisseurs pour faire ses emplettes (évidemment, cela n’empêche de concevoir et fabriquer ses propres pièces, notamment le châssis):

-châssis complets chez Malicet et Blin

-moteurs chez Chapuis-Dornier, Ruby, SCAP, CIME, Ballot, etc… (là, il y avait l’embarra du choix)

 

-carburateur Solex, Zenith, Cozette, etc…

 

-essieu chez Perrot-Piganeau (les freins aussi), les amortisseurs chez Harford-Repusseau, un servo-frein chez Dewandre-Repusseau, etc…

   

-un radiateur Chausson

-les phares chez Marchal, un pare-brise chez St Gobain…

 

-et la carrosserie était faite chez un artisan local….

Voilà, c’est tout simple finalement! (ou presque) 😀

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