Facel Vega FV3B 1957

c’est le club Facel Vega qui présentait cette FV3B au dernier Retromobile (2017). (FV3B-58-246).

Bien que restaurée, sa couleur « Rouge Torche » est d’origine.

La FV3B succède à la FV3 (sortie en 1956) en 1957 et sera construite jusqu’en 1958 à 92 exemplaires (pour la « B »). Elle sera remplacée par la HK500.

 

Selon la tradition de la marque (pour ses « gros » modèles), le moteur est un gros V8 américain, à savoir un V8 Chrysler (Plymouth) de 301 ci (4940 cc) de 253 CV!

La boite peut être soit automatique de la même origine, soit mécanique, dite Pont A Mousson (c’est le cas de cette auto). Elle atteint les 200 km/h!

Pour l’anecdote, c’est dans un tel modèle que s’est tué Albert Camus en 1960 (conduite par Michel Gallimard).

 

Mercedes 300 S coupé de 1952

Vu à Créhange, ce gros coupé « Merco tout pataud » (quoique…) ne manquait pas de charme… notamment avec sa finition très haut de gamme…! 😀

On peut ainsi apprécier ses phares encastrés, ses ailes fluides (pas encore ponton!), son pare-brise courbé et sa ligne très équilibrée et moderne pour l’époque…

Introduite en 1952, elle précède la sortie de la 300 SL de 2 ans. Elle coûtait environ 10 fois le prix d’une voiture standard! le châssis de ce coupé est plus court que celui de sa « grande soeur » 300 limousine, dite « Adenauer ».

Voici ce qu’expliquait la fiche à côté de la voiture:

Mercedes 300 S coupé (188 série 1)

Fabriqué à 219 exemplaires entre 1952 et 1955

Avec ce modèle de grand luxe, entièrement fabriqué à la main et bénéficiant d’un soin exceptionnel, ce coupé, présenté au salon international de Paris en 1951, Mercedes recueille d’emblée tous les suffrages. L’intérieur est garni de moquette en laine, de cuir et de boiseries en noyer. Des bagages spéciaux sont livrés avec la voiture. Il est mis en production à partir de 1952 et sera fabriqué à 219 exemplaires jusqu’en 1955. A cette époque c’est le modèle le plus cher de la marque.

Il bénéficie d’un moteur six cylindres capable d’atteindre les 180 km/heure.

Fiche technique :La Mercedes 300 Sc dispose d’une suspension avant indépendante à ressorts hélicoïdaux et amortisseurs télescopiques et d’une suspension arrière performante à demi-essieux oscillants à pivot unique surbaissé emprunté à la 300 SL. Les quatre freins sont à tambour à commande hydraulique. Elle est propulsée par un moteur six cylindres en ligne à un arbre en tête, 2 996 cm3, avec 3 carburateurs développant 150 ch DIN
Longueur : 4,65m. Poids à vide : 1680 kg
Il est couplé à une boîte de vitesses manuelle à quatre rapports.

La vitesse maxi est de 180 km/h et les 100 km/h sont atteints en 14 s.

et en voici une autre, vendue aux enchères il y a quelques années… (pour les détails d’intérieur et du moteur)

 

Facel Véga Facellia FA-A119 1960

c’est lors du dernier Rétromobile (2016) que l’on pouvait découvrir cette Facellia (sur le stand Facel Véga).

J’ai peu l’habitude de présenter des autos d’après-guerre sur ce blog mais Facel Véga justifie de faire une exception… En effet, ce sont certainement les dernières voitures (et la dernière marque) représentatives du génie français, tel qu’il était vu avant guerre avec nos plus belles marques qui ont disparu (Lorraine Dietrich, Salmson, Voisin, Delage, Delahaye, etc..).

Et mêmes si les techniques étaient bien de leur époque, on peut parler de voitures de carrossier qui sont davantage le fruit de la personnalité et du talent de son créateur (Jean Daninos) que celui du marketing comme aujourd’hui!

L’accueil sur le stand était des plus sympathiques et les explications sur ce modèle exceptionnel étaient passionnantes:

  • en plus d’être sublime (je pensais n’aimer que les tableaux de bord en aspect bois sur les Facel mais je suis tombé amoureux de celui-ci intégralement en cuir noir!), cette Facellia a la particularité d’être tout en alu! En effet, ce modèle était une commande spéciale (pas du premier venu, elle était pour Jean Cavalier, président de la Société des Fonderies de Pont-à-Mousson, la société qui fournissait les boites de vitesses et les premiers moteurs des Facellia)

 

  • son moteur est bien un PàM mais il est passé à 1980 cc et il a un double allumage (eh oui, même s’il y a 8 bougies, ce n’est pas un V8 américain qui se trouve sous le capot 🙂 ). Il développe ainsi 150 CV (au lieu des 115 cv du 1646 cc de série). La boite est bien celle à 4 vitesses Pont-à-Mousson mais elle a un overdrive!

 

  • je ne sais pas s’il y eu d’autres voitures comme celle-ci mais je n’en ai pas trouvé la trace (FA-A119 ?) dans le fameux livre « Facel Véga, Le grand tourisme à la française » de JP Chambrette (ni même trace de ce modèle, d’ailleurs). Il y a bien la FA-A 200, décrite avec une carrosserie alu et un moteur « expérimental », type F2S (version plus sportive que n’est finalement pas sortie en série, avec un double-carbu) mais ce n’est pas la même, semble-t-il.

 

Quelle allure… 🙂

Alfa Roméo 6C Coupé Competizione de 1948

sur ce blog, je ne parle que très rarement d’automobiles d’après guerre (la deuxième!). Non pas qu’elles ne m’intéressent pas mais je suis naturellement plus attiré par les « entre-deux-guerres » d’une part, et de nombreux sites ou blogs parlent des autos ’50, ’60, ’70 très bien donc j’estime qu’il est inutile d’en être un de plus, d’autre part… 🙂

Néanmoins, voici une exception avec cette Alfa Romeo 6C 2500 « Coupé Competizione » de 1948 vue à Rétromobile (châssis 920002) qui m’a particulièrement marqué au dernier Rétromobile.

Ceci dit, bien que construite en 1948, cette rareté (3 construites pour 2 survivantes!) est issue d’un modèle avant-guerre, la 6c 2500 sortie en 1939 (et fabriquée jusqu’en 1951) qui est l’évolution de la 6C 2300 (1934-1937) qui, pour sa part, puise ses origine dans la géniale 6C 1500, sortie en… 1925 (elle évoluera vers la 6C 1750 de 1929 à 1933)…

En tout, ce sont 522 versions 6C2500 qui auront été fabriquées en berline et limousines (sans compter les 3 « Competizione »).

Comme son nom l’indique, la « Competizione » a été conçue pour être une pure voiture de course! D’ailleurs, c’est un pilote, Franco Rol (1908-1977),  qui l’a acquise en ’48 et a participé quatre fois aux « Mille Miglia » (de 1948 à 51 et a fini 3° en 1948) et trois fois à la « Targa Florio »  (et termine 2° en 1949, 3° en 1950 et 5° en 1951)… Pas mal pour une seule voiture…! 🙂

Son moteur est un 2443 cc avec deux ACT, 3 carburateurs Weber qui lui donnent 145 cv (au lieu des 87 cv de la version « normale »).

Elle a une boite 5 vitesses (même si, à l’origine, elle n’en avait que 4)

Pour sa carrosserie, j’ai oublié de demander… 🙁 Est-ce une « Superleggera » par Touring? (en fait, c’est une carrosserie usine)

 

 

Après un long sommeil, elle a retrouvé son lustre d’antan et arbore le n° 648, comme aux Mille Miglia de 1949.

 

Facel III Cabriolet de 1964

Facel-Véga (Forges et Ateliers de Constructions d’Eure-et-Loir) était une marque sportive et de prestige française créée par Jean Daninos.

Elle exista de 1954 à 1964 avec des modèles cultes comme les coupés HK 500, Facel II ou la berline Excellence… avec des V8 surpuissants (de chez Chrysler).

La Facellia se voulait la « petite » Facel dans la gamme de Facel Vega. Lancées avec un moteur Pont-à-Mousson (fragile), les dernières Facellia (les Facel III) étaient équipées du moteur des Volvo P1800, plus solide.

Cette Facel III de 1963 a été entièrement restaurée (carrosserie totalement démontées, et les tôles remplacées par de nouvelles dans les règles de l’art), la capote, l’intérieur, la mécanique… tout a été refait à neuf!

Elle possède, bien sûr le moteur Volvo B18 et les phares Megalux…

Les photos parlent d’elles-mêmes…!

 

 

 Prix: Vendue

Facel Vega à Epoqu’Auto

 sublime expo à Epoqu’Auto pour les 60 ans de Facel Vega  (la première Véga ayant présentée en 1954)

 

 

 

On a pu admirer 2 « Excellences » (150 construites à partir de 1956), la blanche ayant un aspect plus « américaine » que la noire

  

Une Bentley carrossée par Jean Daninos (il en avait fait une pour sa femme)

Un alignement depuis la « Comète » jusqu’à la Facel II…

et un autre de « petites » Facel, de la Facellia à moteur Pont-A-Mousson (dès 1959), en passant par la Facellia F2 (moteur Volvo et phares Megalux) et la Facel III (1963) et pour finir avec avec la Facel 6 (6 cylindres de l’Austin-Healey) en 1964.

et place aux vidéos: on remonte le temps, de la Facel III à la Facellia (on voit bien l’évolution, que ce soit les phares, les grilles de calandres,… etc)

et vues de l’arrière (et on constate aussi l’évolution des feux arrières, tableau de bord, logo…)

et de l’autre côté de l’expo, de la « Comète » à la Facel Vega II, en passant par les FVS, HK 500…

On peut admirer l’évolution du style d’une part et la « patte » de Jean Daninos présente dès le début…. Les toits s’aplatissent, les lignes se tendent et les formes’affirment…

et vues de l’avant:

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