Maseratti 250F 1954 (2516)

Après avoir présenté la Maseratti 250 F n°2527 de 1957,

voici la n°2516 de 1954.

Je ne m’en lasse pas, tant elles sont mythiques! 🙂

C’est en 1954, suite à un changement de règlement en Grand Prix qui impose de réduire la taille du moteur à  2,5 litres qu’en née la Maseratti 250 F.

Elle a été créée  sous la direction des ingénieurs Gioacchino Columbo et  Valerio Coletti.

Ainsi, la 250F est une monoplace, construite sur un châssis à cadre tubulaire et habillé de panneaux en aluminium.

La suspension était indépendante à l’avant et le pont est de type de Dion avec ressorts à lame.

Son moteur est un 6 cylindres en ligne, double ACT, en  position avant et développe plus de 270 CV à 8000 Trs/mn. 

 

Celle-ci, la n°2516 était une voiture “usine” et a principalement couru entre les mains de Jean Behra pour la saison de Formule 1 de 1955.

Cette année là, 1955, elle remporte une victoirel à Pau, suivie d’une victoire consécutive à Bordeaux deux semaines plus tard. Toujours à son volant, c’est Luigi Villoresi au Grand Prix de Syracuse en Octobre qui prend la troisième position…

Pour faire entrer de l’argent, Maseratti vendait ses voitures usines à des coureurs privés et elles poursuivaient ainsi leur carrière sportive… jusqu’à aujourd’hui, en VSC…

 

Photos du marchand Fiskens (y compris celle du moteur un peu plus haut):

Maseratti 250F 1957 (2527)

Voici LA Formule 1, la Maseratti 250F (châssis n° 2527) de 1957. 

Construite entre 1954 et 1957, la Maserati 250 F peut être considérée comme la voiture de Grand Prix la plus réussie et la plus belle de l’histoire. C’est un véritable mythe! Elle courra comme voiture “usine” jusqu’en 1960.

 

Son moteur, encore en position avant, est un 6 cylindres en ligne de 2,5 Litres (2494 cc).

Il développe 270 CV à 8000 Trs/mn.

Avec sa boite 5 vitesses et son poids plume, elle monte à plus 280 km/h!

 

 

 

Celle-ci (2527) est la première des trois versions “Lightweight” (Tipo 2 250F) d’usine construites pour la saison 1957 avec des tubes de châssis de plus petit diamètre et de calibre plus fin que jusqu’à présent, des freins à tambour élargis, des moteurs développés, etc. et une caisse plus petite et plus élégante.

Elle couru avec succès entre les mains des pilote les plus iconiques, Stirling Moss, Juan Manuel Fangio, Harry Shell, etc…

Le motocycliste Ken Kavanagh la rachète en 1958 puis la cède à Patrick Lindsay qui aura un grave accident à son volant.

L’épave sera reconstruite et elle reprendra sa vie sportive…

 

Facel Véga Facel III Cabriolet

Cette belle Facel 3 Cabriolet s’exposait lors du Rétromobile de 2018.

Même si le moteur 1600 “Pont A Mousson” de la Facellia a été fiabilisé, le mal était fait et le modèle se vendait mal.

C’est pourquoi est présentée et commercialisée, à partir d’avril 1963, la Facel III .

Fruit d’un accord passé entre Facel Vega et Volvo, elle est équipée du moteur B18B et de la boite de vitesse de la marque suédoise, gagnant ainsi en fiabilité et en performances. 

Les lignes ont quelque peu évolué, le coffre arrière s’arrondit et perd ses feux “couteaux” et la face avant change en abandonnant les grilles “coupe frites” de chaque côté de la calandre. 

La finition intérieure est au top avec une sellerie cuir et le fameux tableau de bord en tôle peinte imitation bois (avec tous ses compteurs!).

Ce cabriolet Facel III (FB A-180) a été complètement restauré et, même si ses couleurs sont très élégantes, je doute qu’elles soient d’origine?

Le “chic à la française”… 😉

Facellia F2 Coach 4 places

même si je présente surtout des automobiles avant-guerre sur ce blog, je ne suis pas insensible aux charmes de la petite Facel Véga, la Facellia…

Avec son moteur “Pont A Mousson” (4 cylindres en ligne de 1646 cm3 développant 115 ch à 6400 tr/min, culasse double ACT,  boîte de vitesse provenant également des fonderies Pont-à-Mousson), la Facellia se voulait une auto 100% française et 100% Facel (en fait, c’est surtout que Jean Daninos n’a pas réussi à avoir d’autorisation pour importer un moteur comme pour la HK500 (V8 Chrysler) et que les constructeurs français ont refusé de lui en fournir un…). 

La ligne, particulièrement réussie, l’image de la marque et sa finition haut de gamme ont contribué à la réussite commerciale rapide de la Facellia mais la fragilité du moteur a accéléré les difficultés économiques… (Par manque de temps pour lancer le modèle, le moteur n’a pas pu être suffisamment fiabilisé et les premières mécaniques cassaient comme du verre, nécessitant des échanges standards aux frais de l’usine, précipitant sa ruine!)

Le moteur sera fiabilisé sur les modèles F2 et F2B puis remplacé par un moteur Volvo (celui de la P1800) sur la Facel III. 

Avec ses phares “Megalux”, je pense qu’il s’agit ici d’une F2B donc elle serait d’après le salon de 1961, donc entre 1961 et ’63… Les “Facellia”, toutes versions confondues (y compris facel III) ayant été produites entre 1960 et 1964.

Pour ma part, j’adore sa face avant et sa calandre “coupe-frites”, l’équilibre de sa ligne (même si le coupé 2+2 est encore plus beau!), ses feux “couteaux” à l’arrière, etc… 🙂 

Facel Véga FACEL II (type HK 2)

impossible de rester insensible devant cet imposant coupé Facel Vega “Facel II” (type HK2).

La Facel II (1961-1964) était la vaisseau amiral de chez Facel Vega et succédait à la fameuse HK 500.

Les gènes de Facel Véga sont bien là: ligne à couper le souffle, gros moteur V8 d’origine Chrysler, intérieur somptueux, prix stratosphérique, etc… 

Et si la ligne semble inspirée de celle de sa petite sœur, la Facellia sortie un an plus tôt, c’est plutôt l’inverse puisque son étude est antérieure et c’est  par soucis de cohérence esthétique dans sa gamme que Jan Daninos a souhaité que la Facellia s’en inspire! (La Facéllia sera néanmoins restylée cette même année en récupérant notamment les fameux phares “Megalux”.)

et en voici une autre, passablement modifiée…

En effet, elle a été complètement modernisée et ne garde de l’origine que l’allure générale…. 

Le moteur est un EFI Hemi 392 Gen 3 de 485 chevaux, avec une transmission automatique 545RFE à cinq vitesses, plus la climatisation, plus un système de navigation par satellite, plus un système stéréo moderne…

Les freins ont aussi été revus, ainsi que son radiateur qui est bien plus gros. 

Stanguellini Barchetta 1100 Sport 1957

Voici une très rare Stanguellini Barchetta Sport de 1957 basée sur une Fiat 1100, exposée à Auto Moto Classic de Metz en 2018.

La marque Stanguellini a été fondée au début du siècle dernier par Francesco Stanguellini qui était concessionnaire FIAT à Modène. Très vite, il participe aux compétitions locales en modifiant des Fiat, SCAT, etc…

Son fils, Vittorio hérite de cette passion pour la compétition automobile et se met à modifier des Fiat (principalement des 508 “Ballila” 1100cc et des “Topolino” 750 cc) pour participer à des courses, à bord de ses “Spéciales”. On le verra courir aux 24 Heures de Spa en 1936, aux 1000 Miles en 1937, etc… et remporter des victoires dans ses catégories.

L’activité reprend après la guerre et Stanguellini commercialisera aussi des Fiat 1100 modifiées. Il en exposera même au Salon de l’Auto de Modène en 1949 sur le même stand que Ferrari (ami de la famille, tout comme Juan Manuel Fangio qui l’aidera à développer ses Formules Junior à la fin des années ’50!)

Il s’agit ici d’une Barchetta Stanguellini de 1957, basée sur une Fiat 1100 de 1953 pour un client qui devait participer aux 1000 Miglia de 1958. la course ayant été annulée, elle fut utilisée comme voiture personnelle… Restaurée dernièrement, elle y participa enfin en 2016…

J Gali Spéciale 1948

amateurs de patine, d’authenticité, d’originalité, cette monoplace de Joseph Gali est pour vous… 🙂

Comme on peut le constater en regardant son train avant, il s’agit de celui d’une traction-avant (11 CV Citroën, rétréci). Le reste du châssis est tubulaire.

Le moteur est d’ailleurs aussi un 4 cylindres Citroën 11 CV mais réalésé pour une cylindrée de 1960 cc et la culasse est équipée d’une pipe EPA permettant deux carburateurs. (Ben oui, c’est une voiture de course donc il fallait aller chercher plus de puissance…)

Elle est unique. je l’ai photographiée au VRM (Vintage Revival Monthléry) de 2015.

On reconnait bien la “queue de vache” dans l’habitacle pour changer les vitesse… mais il s’agit d’une boite 4 vitesses Reda.

Cette monoplace a été construite en 1948 par Joseph Gali, qui était agent Citroën dans le Gers, et son historique est limpide puisque’il s’agit d’une seconde main! Son passé en compétition est aussi parfaitement connu (dans le Sud de la France entre 1949 et 1952).

Sa patine et ses traces de vécu sont superbes!

(merci au magasine Rétroviseur pour le complément d’information)

Hotchkiss Monceau 1954 (bis)

Après l’avoir vue en “statique” à Rétromobile (2014), j’ai pu voir cette belle (et unique) Hotchkiss Monceau de 1954 rouler lors du passage du Rallye des Clubs de Marque à Epinal (2017).  🙂

Même si le terme de vieux est un peu exagéré, on n’est pas loin de la vérité. La voiture repose, en effet, sur le châssis de la Hotchkiss Anjou 20cv, lourd mais robuste.

Il est conçu pour une propulsion. Les roues avant sont indépendantes et les suspensions sont confiées à des ressorts hélicoïdaux.

Le moteur fait objet de plus d’attention. On reprend le 6 cylindres de 3.5 litres que l’on retravaille. Une culasse en alliage léger est apposée dessus et des carburateurs Solex se chargent de l’alimentation. Le collecteur est revu lui aussi. Au total la mécanique gagne une dizaine de chevaux pour se fixer à 135 ch.

An niveau de la carrosserie, le changement est plus important.

Déjà, Hotchkiss, qui avait toujours carrossée elle-même ses productions,  fait appel ici à Henri Chapron.

Le dessin, signé Carlo Delaisse est plutôt élégant, mêlant la forme massive qui sied à des voitures de cette gamme avec une certaine modernité. La calandre s’étire sur les côtés et elle est presque agressive!

 

Vidéo:

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Facel Vega FV3B 1957

c’est le club Facel Vega qui présentait cette FV3B au dernier Retromobile (2017). (FV3B-58-246).

Bien que restaurée, sa couleur “Rouge Torche” est d’origine.

La FV3B succède à la FV3 (sortie en 1956) en 1957 et sera construite jusqu’en 1958 à 92 exemplaires (pour la “B”). Elle sera remplacée par la HK500.

 

Selon la tradition de la marque (pour ses “gros” modèles), le moteur est un gros V8 américain, à savoir un V8 Chrysler (Plymouth) de 301 ci (4940 cc) de 253 CV!

La boite peut être soit automatique de la même origine, soit mécanique, dite Pont A Mousson (c’est le cas de cette auto). Elle atteint les 200 km/h!

Pour l’anecdote, c’est dans un tel modèle que s’est tué Albert Camus en 1960 (conduite par Michel Gallimard).