Avions Voisin 10 Cv (C7) dans le Génie Civil (1925)

voici un nouvel article tiré du Génie Civil, celui du 05/12/1925 (elle est sortie l’année précédente) qui décrit le châssis “10 CV”, c’est à dire de la C7:

Voitures françaises. – Châssis Voisin, 10 ch. –

Nous avons déjà longuement décrit dans le Génie Civil (1), les modèles 8 ch, type C4, et 18-22 ch, types C3 et C5, que la Société des Aéroplanes Voisin continue à construire en les dotant de tous les perfectionnements nouveaux. Nous nous bornerons à dire quelques mots du châssis 10 ch, type C7 (fig.17), qui complète la série des Voisin et qui présente d’ailleurs les plus grandes analogies avec les deux châssis précédents.

Le moteur, l’embrayage et le changement de vitesses reposent sur le châssis en trois points, de manière à être insensibles aux déformations de ce dernier. Le moteur est un quatre-cylindres 67 X 110, de 1L550 de cylindrée, sans soupapes, avec culasse amovible. Le vilebrequin, porté par deux paliers, est graissé sous pression; le refroidissement se fait par thermosiphon et l’allumage est assuré par une magnéto à haute tension, à avance variable. L’embrayage est du type à disque unique.

Le changement de vitesses, du type à deux baladeurs, donne trois vitesses avant et une combinaison de marche arrière. Une réglette-jauge, fixée à un bouchon, permet de contrôler la quantité de lubrifiant contenue dans la boîte.

La transmission comporte un seul joint de cardan, avec poussée centrale; le joint de cardan, à noix, est graissé, ainsi que la rotule de poussée, par l’huile provenant de la boîte de vitesses.

 

Le pont arrière est constitué par une carcasse d’une seule pièce en tôle emboutie; le différentiel est à pignon cylindrique.

La suspension est assurée à l’avant et à l’arrière par des ressorts droits semi-elliptiques; les ressorts arrière passent sous la carcasse du pont.

La direction est du type à vis et écrou. Le frein au pied agit sur les quatre roues ; le frein à main agit sur les roues arrière seulement.

Le châssis se termine par un caisson arrière (fig. 18) qui forme support d’accumulateurs et porte-roue de secours ; tout en permettant un accès facile aux accumulateurs pour la vérifications et l’entretien, ce caisson donne au train arrière de la voiture toute la stabilité désirable.

Nous avons déjà indiqué, dans l’article précité, le soin avec lequel les Etablissements Voisin étudient leurs carrosseries; celles-ci sont profilées en vue de réduire la résistance à l’avance-ment, en même temps que la répartition des charges est réalisée de manière à procurer la meilleure tenue de route.

Disons enfin que les Etablissements Voisin ont acquis la licence exclusive en France pour la pose du servo-frein Dewandre sur les voitures à moteurs sans soupapes de toutes marques; nous avons déjà décrit en détail cet intéressant servo-frein dans le Génie Civil.

Et voici la C7 qui aurait appartenu à l’architect Corbusier (vue à Rétromobile 2015) et celle du musée “Schlumpf” (vue à Rétromobile 2016).

Pub de 1926:

La Voisin C7 “Chasserons” de 1928

à Rétromobile, l’ont pouvait (re)découvrir l’Avions Voisin C7 Chasserons, dite “Lumineuse” (bien que ce terme n’ait jamais été officiel chez Voisin, c’est sous ce surnom qu’elle est la plus connue) du Musée “Schlumpf” à Mulhouse (n° d’inventaire: 1315, n° de châssis: 18383).

La C7 est une “petite” Voisin avec son moteur 10 CV à 4 cylindres (sans soupape) de 1550 cc et allumage par magnéto . Il développe environ  44 cv à 3800 tr/mn (photo moteur d’une autre C7). Heureusement, les carrosseries “usines” de chez Voisin sont légères (panneau en aluminium)… Elle pouvait ainsi dépasser les 110 km/h. (Voici un article présentant ce modèle dans Le Génie Civil de 1925.)

Environ 1350 C7 auront été fabriquées mais il ne resterait que 3 coachs “Lumineuses”… (dont celle-ci)

Celle-ci se présente dans un beau “jus” mais je ne pense pas que cette peinture soit celle d’origine car la petite plaque “Saint Didier” (probablement que c’est ce fameux garage qui l’a vendue neuve puisqu’il proposait, outre Citroën, la plupart des marques automobiles…) est repeinte du même jaune que le reste de la carrosserie.

 

L’expo rappelait aussi l’attachement que pouvait avoir l’architecte Le Corbusier pour les automobiles Avions Voisin et leur concept de “machine à rouler” puisqu’il concevait ses habitations comme des “machines à habiter”. 🙂

Avions Voisin C7 “Lumineuse”

que serait Rétromobile sans la présence d’une Avions Voisin…?

Mise à part celles de la vente “baillon” par Artcurial ( une C3L, une C7 “Gallé” et une C24 Limousine), on pouvait découvrir cette belle C7 de 1927, dans son jus.

 

La C7 se veut une petite Voisin (elle succède à la c4) et a été fabriquée de 1924 à 1928.

Elle est mue par un 4 cylindres (1551 cc) “sans soupape” de 10 hp donnant 44 Cv . Cette faible puissance est compensée par sa carrosserie très légère en aluminium (G.Voisin ne vient de l’aviation pour rien…) dans cette version “Chasserons”, plus connue sous le nom de “Lumineuse” (surnom donné pour ses grandes surfaces vitrées).

Aussi, elle est caractéristique du “style Voisin” avec sa ligne à angles vifs, ses  portes “prismatiques”, ses coffres sur les ailes, le 3ième feu à l’arrière….. (article de 1925 présentant cette 10 CV)

Celle-ci (n°18330), aurait appartenu à Le Corbusier (le fameux architecte, ami de Gabriel Voisin)!

A l’intérieur, on reconnait aussi ce qu’il reste du tissu d’origine à motif art-déco sur les contre-portes.

voici ce qu’on peut découvrir sous les housses (un tissu “art-déco” mais différent de celui des habillages de portes, est-ce d’origine?)

Peut-être est-ce la même sur ces photos:

Voici une autre C7 “Chasseron” (celle exposée au Musée “Schlumpf”).

Voisin C7 de 1925 aux enchères à retromobile (Baillon)

voici la deuxième présentation des 3 Voisins de la collection Baillon en vente par Artcurial à Rétromobile 2015. Il s’agit donc d’une C7 (châssis 15294) de 1925, carrossée par Louis Gallé et elle est estimée entre 12 et 18000 €. –> elle est partie à 73900€, avec les frais.

Voici leur article: “Les Voisin dotées d’une carrosserie provenant d’un atelier extérieur ne sont pas fréquentes et celle qui équipe cette voiture est particulièrement intéressante. Fabriquée par Louis Gallé, elle présente un toit souple et des galbes latéraux très élégants.

Auteur de l’ouvrage “Les automobiles Voisin”, Pascal Courteault, nous a aidés à identifier le modèle avec précision.

Voici un extrait de ses commentaires : “Fin 1921, après le succès des grosses 4 litres, Voisin met sur le marché une voiture plus populaire dont le succès sera immédiat, la C4. La cylindrée du quatre-cylindres Knight de 1 248 cm3 étant un peu faible, elle passe ensuite à 1 550 cm3, comme ici. Il sera fabriqué plus de 1 200 exemplaires du type C7, avec des carrosseries progressivement fabriquées à l’usine, typiques des dessins de la marque mais le modèle présenté ici, un des premiers de la série, échappe encore à cette règle. En 1924 à sa sortie, le châssis C7 valait 25 500 francs, la moitié du prix d’un 4 litres équipé de freins avant. La volonté d’atteindre une clientèle plus modeste se traduisait également par le prix des carrosseries Voisin, le torpédo sur châssis C7 s’affichant 11 000 francs contre 24 000 pour celui de la C3. Parmi les exemplaires célèbres de ce type, le coupé-chauffeur de Rudolf Valentino est le plus emblématique du succès des C7.”

L’élégance et l’originalité de cette voiture ne manquera pas de séduire les amateurs.

Il est vrai que Gabriel Voisin n’aimait pas beaucoup les carrossiers qui faisaient des “caisses” trop lourdes à son goût mais il faut avouer que celle-ci, de Louis Gallé est très bien équilibrée  et ses portes “calèches” très classes (et typiques de Gallé).

Quant à l’intérieur, il transpire la qualité et j’adore le motif “art-déco” de la banquette arrière.

 

 

Ceci-dit, la plupart des C7 ont reçu des carrosseries typiquement Voisin (dont les fameuse “lumineuses”) et seront aussi appréciées par des gens illustres comme Le Corbusier.

 

(j’espère que cet article plaira à F.V. 😉 )

Et la voici pendant lors de l’expo:

et voici une pub d’époque pour la carrosserie Gallé qui montre la Voisin de Maurice Chevalier… On reconnait bien la patte du carrossier! 🙂

Voisin C7 en cours de restauration

Voici un article sur la restauration d’une Voisin C7 de 1927, n° de série 18032. Cette restauration se fait dans les règles de l’art et respecte les techiques de l’époque (carrosserie en fer montée à “petit-clou” sur une âme en bois)

 La carrosserie est bien en fer (et non pas en alu, comme sur les Voisin “usine”) car cette C7 a été carrossée par la maison Besset, en Ardèche.

C’est un coach, c’est à dire l’équivalent d’un “coupé” aujourd’hui (4 places, 2 portes) avec, apparemment, de grandes surfaces vitrées, ce que n’aurait pas renié Gabriel Voisin!

L’article complet et sa vidéo ici )

La vidéo précise bien que c’est une C7 à 4 cylindres (sans soupape, système Knight), qu’elle redeviendra bleue comme à son origine…. et l’article raconte rapidement l’histoire de Gabriel Voisin ainsi que celle de cette C7, présentée par son heureux propriétaire…

   Merci à son propriétaire pour m’avoir permis de publier ces photos.

Voici aussi le lien des Amis de G.Voisin, Avions-voisin.org

Vivement qu’on puisse la voir sur la route 🙂