Rochet Schneider 2500 Limousine Candelaresi de 1925

C’est au salon Epoqu’Auto (2019) que l’Amicale Rochet-Schneider présentait cette grosse Limousine, modèle 25000, carrossée par Candelaresi de 1925.

Sous son aspect très classique se cache une belle innovation!

Son moteur est un 4 cylindres en ligne de 2600 cc, 14 Cv fiscaux. La boite est à 4 vitesses et le freinage se fait aux 4 roues.

L’ensemble est bien construit et la publicité Rochet-Schneider: “La Voiture de Qualité” n’était pas usurpée!

Ce qui fait l’originalité de cette auto, c’est son histoire et le fait qu’elle ait appartenu à un Mr Paul Aubarède, ingénieur diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon… Il s’en servit pour installer un prototype de son invention de “moteur flottant”, mis au point avec Pierre Lemaire. 

Le principe consiste à “isoler” le moteur du châssis avec des silent-blocs.

Comme Rochet Schneider (son employeur de l’époque) refuse son invention, il l’a présente à André Citroën qui l’embaucha et adapta le système à ses voitures.

Pour ce qui est de la caisse, c’est une limousine avec séparation chauffeur. Elle vient de chez Candelaresi, carrossier Lyonnais qui a exercé entre 1921 et 1928. (Il y avait d’autres carrossiers automobiles à Lyon comme Achard et Fontanel, Billeter et Cartier, Faurax et Chaussende ou Ottin… pour les principaux.)

 

Audibert et Lavirotte 1898

voici la plus ancienne automobile présentée au salon Epoqu’Auto (2019) par le Musée Malartre.

Il s’agit d’une AUDIBERT et LAVIROTTE Type A de 1898 carrossée en “double Phaeton”.

Fondée en 1894 par Maurice Audibert et Emile Lavirotte, Audibert et Lavirotte est une marque précurseur  automobile et atteindra l’échelle industrielle! Elle sera malheureusement liquidée en 1901, malgré son succès, par manque de capitaux… C’est Marius Berliet qui en reprendra les ateliers.

La marque aura participé aux premières compétitions automobiles et aura construit entre 250 et 300 voitures!

Aujourd’hui, il en reste seulement 3 dans le monde (celle-ci, une exposée au Musée des 24 H du Mans et la troisième dans une collection privée)..

Celle-ci est un type A de 1898. On peut constater que son châssis est tubulaire (innovation à l’époque car plus rigide et “industrialisable”, grâce à l’expérience de la bicyclette!).

Ce qui étonne le plus, c’est son deuxième volant, sous celui de la direction…? En fait, il sert à commander les changements de vitesses (il y en a 4)! La transmission se fait par chaînes.

Son moteur est un bi-cylindres de 16 CH (3730 cc) et l’auto peut monter à 40 km/h… Le refroidissement se fait par un radiateur à l’avant mais dont les “boites à eau” sont de chaque côté, ce qui ne devait pas faciliter la circulation du thermo-siphon…

 

liens: Gazoline ou Fondation Berliet

 

MATHIS Emy 8 Berline de 1932

C’est à Epoqu’Auto (2019), lors de la vente Osenat que l’on pouvait découvrir cette rare Mathis EMY 8 (8 cylindres) carrossée en Berline de 1932

(châssis n° 685156)

 

Pour rappel, l’EMY 8 (ou EMYHUIT) est sortie en 1931 et chapeaute la gamme de Mathis avec les EMY 4 et EMY 6. Elle est fabriquée jusqu’en 1933.

Son moteur 17 CV, type HY, fait 3 Litres de cylindrée (3050 cc) et développe 75 Cv.

Il est à soupapes latérales et est équipé de 2 culasses d’Emy4 (donc deux fois 4 cylindres qui font bien 8!).

La boite est à 3 ou 4 vitesses (+ MA) avec la “roue-libre Mathis”, spécialité de la maison…

 

 

L’EMY8 se décline en plusieurs modèles qui diffèrent par leur châssis: HYP (empattement de 2,735 m), HYM (3,05 m) et FOH (3,1 m pour la version courte et 3,35 m pour la version longue). Les FOH pouvaient recevoir un moteur plus gros de 3,5 Litres et 85 cv (probablement pour compenser le poids de carrosseries plus lourdes).

(ci-dessus à droite, photo Osenat, ci-dessous, photos Internet)

Il s’agit d’un type FOH carrossé en berline. (C’est amusant de voir la différence entre la dessin de la publicité et la voiture réelle…! 🙂 )

(extrait OMNIA 1932, trouvé sur Gallica, site de la BNF)

Zedel CI6 Torpédo 1922

c’est au rassemblement du Lac de la Madine (55) que l’on pouvait admirer cette jolie Zedel type CI 6 de 1922 carrossée en Torpédo.

 

Voici une présentation d’une de ses soeurs avec un article d’époque. 

Ce sont les suisses Ernest Zürcher et d’Herman Luthi (d’où le nom Zedel issu de leurs initiales) qui ont créé cette entreprise qui est venue s’installer à Pontarlier (25) pour contourner les droits de douane en 1905. Néanmoins, E. Zürcher avait été écarté de l’entreprise avant la première guerre et la société rachetée par Jérôme Donnet en 1919.

C’est en 1922 que sort le modèle CI 6 et elle sera fabriquée jusqu’en 1928 (sous le nom Zedel puis Donnet-Zedel).

Bien construite, fiable, elle s’adresse à une clientèle plutôt aisée. Son moteur 11 CV est un 4 cylindres de 2120 cc qui délivre 34 CV à 2400 trs/mn.

Il est bien aidé par une boite 4 vitesses (+MA) dont l’étagement est bien utile en montagne…

Celle-ci est carrossée en élégant Torpédo avec un coupe vent arrière, accessoire très prisé à l’époque.

Messier MS-31 Coupé “sans ressorts” 1927

Cette rare (unique?) Messier MS-31 à suspensions “sans ressorts” pneumatiques et moteur 8 cylindres Lycoming de 1927 était exposée sur le stand de la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Epoque) lors du dernier Rétromobile (2019).

Voici un petit rappel sur l’histoire des automobiles Messier:

Après avoir testé ses suspensions “oléopneumatiques sans ressorts” sur une Peugeot 201 en 1920, Georges Messier lance ses propres automobiles à partir de 1925 avec des moteurs 4 cylindres (CIME) puis des 6 et 8 cylindres (Lycoming) en 1928. L’usine était à Montrouge (Seine).

Après avoir vendu environ 150 modèles (dont beaucoup d’ambulances), il arrête cette production automobile en 1931 pour se concentrer sur l’aéronautique avec notamment des trains d’atterrissage pour avions. (La société existe toujours, intégrée au groupe Safran avec Bugatti et Hispano Suiza). Il meurt prématurément en 1933 d’un accident de cheval.

Les automobiles Messier auront participé à de nombreuses compétitions pour faire valoir les qualités de ses suspensions entre 1925 et 1928 et la marque finira souvent première (avec Soreau, Sandford, Raimond… en tant que pilotes et en 1500 cc), surtout lors d’épreuves difficiles sur de mauvaises routes! (plus d’infos ici)

 

 

 

 

 

Voici le descriptif de cette auto:

Le Coupé-Spider Messier MS 31 présenté ici date de 1927, toutefois, des photographies publiées dans la revue “L’Industrie Automobile et Aéronautique» en août 1925 (n°74) montrent un châssis équipé d’un moteur de 10 CV 4 cylindres en ligne, portant la même immatriculation, 2870-U4, que celle de la voiture exposée ici.

Il semble donc qu’en 1927, George Messier ait décidé d’équiper ce châssis d’une carrosserie coupé-spider (fabriquée par un carrossier parisien) et de l’équiper d’un moteur américain Lycoming de 8 cylindres en ligne (4850 cm3 de cylindrée) développant 30 CV.

La voiture ainsi constituée était, semble-t-il, destinée à son épouse, au sein du groupe SAFRAN elle est appelée «voiture de Madame Lucien», veuve de George Messier.

En 1978, elle fut cédée au « Centre de l’automobile Française», collection Charbonneaux à Reims, pour restauration et exposition. Rachetée par SAFRAN en 2008, elle arriva au musée de Melun Villaroche pour la poursuite de sa restauration et exposition.

 

Gladiator 9,4 litres de Course 1904

C’est sur le stand du Circuit des Remparts (Angoulème) qu’était exposée cette impressionnante Gladiator de course de 1904 lors de Rétromobile 2019.

 

La marque Gladiator a surtout brillé avant la première Guerre Mondiale et a connu son apogée quand elle était dirigée par Adolphe Clément (ce dernier quitte Gladiator pour créer sa marque indépendante Bayard-Clément).

Néanmoins, c’est fort d’une image plutôt sportive que Gladiator construit cette unique voiture de course pour défendre la marque en compétition.

Pour répondre aux normes qui limitaient le poids à 1000 kg, la voiture se résume à un énorme moteur sur un châssis très simple, le reste est réduit au minimum (2 fauteuils et un réservoir)!

Le moteur 4 cylindres bi-blocs fait 9,4 Litres de cylindrée, mes soupapes sont latérales et il développe 100 cv…! Ce moteur est particulièrement beau et on ressent bien l’approche artisanale.

L’auto peut monter à 150 km/h (!) mais n’est ralentie freinée que par des freins à câble sur les roues arrières (ben ouais, c’est du sport!).

Compte tenu de la hauteur de la voiture et la largeur des roues, la tenue de route devait être toute relative, voilà pourquoi on parle de période “héroique” pour les pilotes.

 

Cette voiture n’aurait que peu servi avant 1907 quand les frères Molon la prirent en main pour lui gagner des course de côtes principalement (elle remporte la course de côtes du Gaillon et finit notamment 2° au Mont Ventoux de 1908).

Sigma Torpedo 1916 de Georges Guynemer

C’est sur le stand “Grand Prix Motul – Fondation du Patrimoine” (Rétromobile 2019) qu’était exposée cette Sigma de 1916 avec une carrosserie Torpédo spéciale et ayant appartenu à l’As des As, Georges Guynemer!

(elle présentée comme ayant une carrosserie Torpedo mais j’aurais plus dit “Carrosserie Sport 2 places”)

 

Plutôt que de la paraphraser, voici un extrait du dossier de presse la concernant:

Natif de Compiègne, l’aviateur Georges Guynemer (1894-1917) reçoit son baptême de l’air alors qu’il est âgé d’à peine 17 ans. Il intègre peu après la célèbre escadrille des Cigognes, où il s’illustre rapidement comme l’un des pilotes les plus renommés de la Première Guerre mondiale, affichant 54 victoires homologuées à son palmarès aérien.

En 1916, alors que les usines de France sont toutes employées à l’effort de guerre, ses succès militaires lui permettent d’obtenir du ministère de la Guerre une autorisation spéciale pour construire sa torpédo.

A la recherche d’une vitesse toujours plus grande, il se voit d’ailleurs infliger une contravention sur les Champs-Elysées alors qu’il roule à une allure jugée excessive par la maréchaussée parisienne. Le pilote meurt au combat en 1917, à l’âge de 22 ans.

Apparue au début des années 1910, une torpédo est une voiture décapotable dotée de portières à l’avant et d’un pare-brise sans vitrages latéraux. L’aérodynamisme créé par la partie fuselée du capot qui forme une ligne continue avec le corps de la caisse, sans d’autre brisure que celle du pare-brise, annonce les voitures de l’après-guerre.

La Torpédo Sigma de Georges Guynemer, petite voiture sportive, est dotée de deux places décalées et ne possède qu’une seule porte du côté passager.

Elle est fabriquée en 1916 par la société des Automobiles Sigma, située à Boulogne-Billancourt/Levallois-Perret (firme qui disparaîtra en 1928).

Elle est équipée d’un moteur à quatre cylindres (n°13.133) de la marque Ballot, fabricant de voitures mais aussi de moteurs pour avions (après avoir été rachetée par Hispano-Suiza en 1931, Ballot disparait en 1938).

La carrosserie, signée « Carrosserie universelle brevetée, P. Valéry, rue Chaveau, 7, Neuilly-sur-Seine », est réalisée par un avionneur pour lequel Guynemer travaillait comme consultant, ce qui lui donne un caractère encore plus exceptionnel.

Elle possède encore son immatriculation ancienne : 3423Y3. Elle est complète et en bon état.

Cette torpédo, d’une traçabilité parfaite, est représentative à la fois de l’organisation de la construction automobile en France à la fin des années 1910, encore proche de celle de l’hippomobile (carrossier, constructeur, fabricant de moteurs), et de l’évolution des formes de carrosserie vers une modernité et une recherche de vitesse toujours plus grande.

Ce véhicule est aussi symbolique de la modernité d’un homme, qui se passionnait pour l’aviation naissante et embrassait la nouveauté automobile.

ÉTAT ACTUEL DU VÉHICULE

Le véhicule a été dépoussiéré dans le cadre du chantier des collections en mars 2016. Il présente globalement un bon état de conservation, exposé sur socle et sur « chandelles ». Les cuirs des sièges présentent des plis, des déformations, des déchirures et une légère pulvérulence. Les pneus présentent une grande fragilité et de nombreuses altérations, en particulier les deux pneus arrière et le pneu avant gauche (désolidarisation du caoutchouc). La peinture est très encrassée, les tests de nettoyage sont convaincants pour permettre un nettoyage complet du véhicule.

RESTAURATION ENVISAGÉE

Le traitement de conservation-restauration concerne la structure, la carrosserie, le moteur, les transmissions, les garnitures de cuir, linoléum et caoutchouc, les éléments métalliques, les peintures et les pneumatiques.

PROJET DE VALORISATION

Le véhicule sera exposé auprès du grand public au Musée national de la Voiture à Compiègne.

et voici le dossier de presse complet: 5c5aa316c4205_dp-laureat-grand-prix-auto-2019-pdf

Mathis “modèle P” 1922 Torpédo

voici un jolie petite Mathis 6 HP type P de 1922 qui a tout d’une grande…

Elle était présentée au 1er Auto-Moto de Metz (2018)

En effet, voici comment le modèle a été présenté en 1921:

“Le Cyclecar Mathis n’a du cyclecar que le nom, le poids et le prix “…

 

 

En fait, elle a été présentée dans la catégorie Cyclecars pour profiter de sa fiscalité avantageuse.

Mais, malgré sa faible motorisation (4 cylindres de 760 cc de 55×80 mm sur 3 paliers pour une puissance de 10 cv), elle atteint une vitesse de 60 km/h pour une consommation en dessous des 5L/100 et se comporte comme une grande grâce à son poids plume (“le poids, voilà l’ennemi!”, principe cher à Emile Mathis), son châssis fermé, ses 4 ressorts elliptiques, sa boite à 4 vitesses, son équipement électrique complet, sa robustesse et… son exceptionnelle qualité de fabrication!

(la publicité ci-contre est plus récente que la voiture présentée puisqu’elle date de 1932)

Pour rappel, le 28 mai 1922, l’A.C.O. organise le 3ème Grand Prix de consommation sur le circuit du Mans. En classe 1100, c’est le cyclecar Mathis qui emporte la victoire avec 2,378 litres/100km !

Pour arriver à une telle qualité de fabrication, il faut rappeler que les usines Mathis (90000 m² à Strasbourg) fabriquaient tout depuis les pièces de fonderie jusqu’à la carrosserie.

Ce sera le quatrième constructeur français à cette époque (derrière Citroën, Renault et Peugeot)!

 

 

 

Ce Torpédo 4 places est amusant avec ses 2 portes (une à l’avant côté passager et une à l’arrière de l’autre côté, rigidité et faible poids obligent…) et sent bon le sérieux… 🙂

(photo trouvée sur: http://www.mathis-auto.com/)

Le Zèbre type A 1911

Cette petite auto Le Zèbre type A de 1911 était exposée à la Madine (55) 2018.

Elle représente une automobile réduite à sa plus simple expression et avait pour ambition de démocratiser l’automobile, les autres constructeurs ayant tendance à monter en gamme et en sophistication…

Son créateur, Jules Salomon (financé par Jacques Bizet, le fils du musicien) deviendra par ailleurs le “père” d’une autre Type A simple, économique et vouée à une grande distribution, celle de Citroën à partir de 1919…!

Aussi, Joseph Lamy (directeur commercial) et Emile Akar (actionnaire), quitteront Le Zèbre pour créer Amilcar avec l’ingénieur Edmond Moyet et le pilote André Morel

 

Voici, en synthèse, une fiche sur la Le Zèbre Type A:

Dans le marché encombré de la voiturette économique en France, La Le Zèbre apportait en 1911 une note nouvelle: elle ramenait la formule à ses origines. Depuis le début du siècle, en effet, les voiturettes n’avaient cessé de devenir plus lourdes, plus longues, plus compliquées et plus chères, avec des moteur à 4 cylindres, des carrosseries à quatre places, des boîtes de vitesses à 3 ou 4 rapports.

Un cylindre, une pièce

La Le Zèbre quant à elle offrait un seul cylindre, deux places et deux vitesses, ni plus ni moins qu’une De Dion Bouton “populaire” de 1901. Son constructeur allait même plus loin. Selon lui, c’était une automobile “monoplace”. Et il est vrai que, si la banquette pouvait à la rigueur accueillir un second occupant, elle se prêtait bien mieux à recevoir la trousse du vétérinaire ou du médecin… D’ailleurs la portière côté conducteur était rendue à peu près impraticable par la présence des leviers de vitesse et de frein.

Deux ingénieurs de grand avenir

La Le Zèbre était en tout cas simple, robuste et compacte, avec un prix d’achat modique 2 750 francs de l’époque. Elle obtint aussitôt un
grand succès, mais bientôt elle succomba à la même tendance qui avait emportée ses aînées, une version quatre cylindres fut présentée en 1913. La Le Zèbre était la création de deux ingénieurs qui n’avaient pas fini de faire parler d’eux. L’un, M. Lamy, serait l’un des créateurs de l’Amilcar, l’autre, M. Salomon, dessinerait la première Citroën.

CARACTÉRISTIQUES
Moteur : monocylindre; cylindrée, 0,65 litre; soupapes latérales; puissance, 6 ch à 1 600 tr/mn.
Transmission : aux roues arrière motrices; boîte de vitesses à 2 rapports.
Dimensions: empattement, 1,85 m ; voies avant et arrière, 1 m ; poids, 500 kg.
Performance : vitesse de pointe, 50 km/h.

La Le Zèbre Type A était vendue avec ce slogan: “trois fois plus vite et deux fois et demie plus économique que le cheval.

Elle est toute mignonne avec son allure de jouet… 🙂

Par ailleurs, cet article paru dans Omnia la présente parfaitement bien, et sous toutes les coutures… 🙂