Delage DI (série 4) de 1925

Delage DI 1925 (2) vu à Reims, ce beau torpédo Delage de 1925 était exposé sur les stand des Amis de Delage.

La DI est une 11 CV à 4 cylindres (75*120), 5 paliers pour 2121 cc, soupapes en tête, et d’une puissance réelle de 36 CV à 3000 trs/mn (boite 4 vitesses + MA).

Elle peut ainsi monter à 95 km/h. Ce type a été produit entre 1923 et 1927 à environ 10000 exemplaires (c’est beaucoup!). Ce châssis a été conçu à une époque où Louis Delâge ne rêvait que de montée en gamme, de luxe et de 6 cylindres… La qualité est bien là ce qui justifie le succès de ce modèle!

La carrosserie de ce Torpédo a été réalisée par Marcel CHAVET (Neuilly). J’avoue ne pas savoir grand chose sur cet atelier… mais c’est une belle auto, classique, sobre, bien finie et qui confirme: « Delage, la belle voiture française« .  🙂

                         

Delage Type M de 1909

c’est encore à Reims que j’ai découvert ce double Phaeton Delage Type M de 1909.

Il sortait de restauration…

Cette Delage permet de se replonger dans l’histoire de la marque et de se rappeler que la marque, bien que Louis Delâge ait toujours été très exigeant sur la qualité de construction, n’a pas toujours fabriqué ses châssis et ses moteurs…

Avant la première guerre, bien qu’à vocation populaire pour les premiers modèles, les Delage brillaient par le soin apporté à leur construction et leur qualité.

Ceci les rendait, en plus de leur fiabilité, particulièrement silencieuses, ce qui finira par donner le slogan:« Silencieuse, elle passe : c’est une Delage ».

Elle utilisait alors des châssis Malicet et Blin, des moteurs Chapuis-Dormier ou De Dion-Bouton ou Ballot…

La Type M (1909-1910) symbolise la volonté de monter en gamme

et marque un tournant puisque, si les séries 1 ont des moteurs 8 CV Chapuis-Dormier (4 cylindres de 1328 ou 1436 cc pour une puissance de 12,5 ou 14 Cv), les séries 2 ont des moteurs 8 CV De Dion-Bouton (4 cylindres de 1365 cc pour 13.5 cv réels); la série 3, quant à elle, inaugure un moteur 100% Delage de 9 Cv (4 cylindres, 1590 cc pour 16.5 cv réels)…!

Il y aura même une série 3b  de 11 Cv (4 cylindres, 1843 cc, 21 cv réels) toujours Delage.

Delage D8-120 cabriolet de Villars de 1936

vue sur le stand qui présentait la prochaine vente aux enchère d’Osenat, cette fabuleuse Delage D8 (châssis 51597, dite 100 mais qui serait, en définitive, une 120) était digne du slogan de la marque: « Delage, la belle voiture française ».

On ne peut pas nier qu’elle « en impose »…! 🙂

La D8 (pour 8 cylindres), représente le haut de gamme de la marque depuis 1933 (D8-15 de 1933 à 1934 suivies par les D8-85 et 105 de 1934 à 35 et, après le rachat par Delahaye, les D8-100 et D8-120, les moteurs étant extrapolés des 6 cylindres Delahaye) et toute la lignée a été carrossée par les plus grands (Letourneur et Marchand, Pourtout, Figoni Falschi, Saoutchik, etc…).

 

La 120 est la version sportive de la 100 en ce sens où le châssis est plus court (3,35 m au lieu de 3,63 m) et son moteur de 25 Cv avec son 8 cylindres en ligne de 4300 cc passe à 120 CV à 4500 tr/mn. (il passera même à 27 Cv et 4743 cc en 1938 avec la D8-120 S).

Elle pouvait monter à 155 km/h.

Pour des raisons administratives, deux D8-100 ont été nommée D8-100C, dont celle-ci. Les deux ont été carrossées par de Villars.

 

 

 

Pour la petite histoire, ce carrossier, De Villars, a été créé en 1925 (par Frank Jay Gould, un milliardaire américain, pour ses amis en France, et a peu de réalisations à son actif, quasiment que des pièces uniques et uniquement sur des châssis prestigieux…

Après la guerre, les locaux ont été repris par un certain Jean Daninos…)

Pour ma part, au delà des qualités intrinsèques à cette sublime auto, j’adore sa patine! 🙂

 

  

Estimée entre 200 et 250000€, elle sera en vente le 20 mars 2016. (D’ailleurs, même si Osenat fait moins de bruit que d’autres à Rétromobile (!), ce sera une belle vente, en tout cas avec des voitures très intéressantes et des estimations raisonnables plutôt cohérantes, j’y reviendrai… 🙂

Résultat: 318000€.

 

Delage V12 1936 par Labourdette avec pare-brise « Vutotal »

Cet article va commencer par présenter une voiture mythique, la Delage V12 de 1936 carrossée par Labourdette et va finir par présenter une particularité stylistique que l’on retrouve sur cette même voiture, le brevet « Vutotal ».

 

Voici donc cette fameuse Delage V12, créée en 1936 par l’association entre Delage et Delahaye pour participer aux GP de l’ACF (Grands Prix de l’Automobile Club de France), le règlement permettant de participer avec ce type de carrosserie (fermée).

Elle a été pensée par l’ingénieur maison, Albert Lory, basée sur un châssis de Delahaye 135 (Delage avait été racheté par Delahaye) avec un moteur V12 (prototype) de 4.5L (basé sur 2 culasses de Delahaye 135, ce moteur se montrera fragile au niveau des bielles). La transmission est confiée à une boite « Cotal » et elle pouvait atteindre plus de 200 km/h.

Comme elle n’était pas prête en 1936, elle a été exposée au salon de Paris en 1937. Pour 1938, sa carrosserie a été transformée (elle se découvre et devient bi-place) pour respecter le règlement de Brookland mais elle est détruite dans un accident. Elle aurait été reconstruite une troisième fois pour courir après guerre, sans succès, et son châssis aurait servi à des essais avec un moteur Diesel. Quant à son moteur, il aurait fini sa carrière sur un canot automobile… 

Pour revenir à sa carrosserie, elle fut dessinée par Jean Andréau (1890-1953) qui était un ingénieur spécialiste en aérodynamisme (il a notamment dessiné l’Hispano Suiza H6C par Saoutchik pour Dubonnet et la Peugeot 402 N4X en 1936 ) et réalisée chez Labourdette.

On ne peut que constater (et apprécier) son aérodynamisme particulièrement abouti avec sa ligne d’une fluidité incroyable, sa grande dérive très travaillée mais on voit moins que son châssis est entièrement caréné pour gagner encore du Cx.

   

Jean Henry Labourdette, quant à lui, était un carrossier très inventif.

On lui doit, entre autre, l’invention des « Skiff » dès 1912 (qui s’inspire des coques de bateaux), le concept de « faux cabriolet 4 en 2 », vu notamment sur une Lorraine Dietrich B3/6, et, comme sur la Delage V12, le pare-brise « Vutotal »… Le brevet « Vutotal » apporte une meilleure visibilité au conducteur et allège la ligne de l’automobile car le pare-brise se retrouve sans aucun montant.

Ainsi, on lui doit donc, avec ce brevet « Vutotal »,

cette La Licorne (1937)

ces Bugatti type 57

ces Delahaye (148L de 1936 et, en blanc, cabriolet 148 de 1937, ne serait-il pas celui de cette photo?)
 

cette Rolls-Royce Phantom III de 1947

cette Delage D6

cette Georges Irat de 1949
 

et même cette Renault 4cv de 1950
 

 

Delage DR70 de 1929

c’est à Epoqu’Auto qu’on a pu découvrir, pour la première fois, cette belle Delage DR70 de 1929.

Bien que restaurée et en parfait état, son propriétaire a eu la bonne idée de préserver sa patine qui lui va à ravir et rappel que ces autos étaient faites pour rouler et qu’elles ont toutes une histoire à raconter 🙂 (celle de celle-ci est d’ailleurs parfaitement limpide…)

Pour rappel, Delage a été crée par Louis Delâge en 1905, a été racheté par Delahaye en 1935 et a produit des voitures jusqu’en 1953.

La marque représente, comme d’autres marques, le luxe automobile « à la française ».

La DR70 (1927-1930) était une voiture « milieu de gamme » de chez Delage et la plupart, à l’instar de cette berline, ont été proposées carrossées par l’usine (même s’il était évidemment possible de commander un châssis nu pour aller chez son carrossier préféré…)

La DR succède à la DM et existe en deux versions, les deux en 6 cylindres, la petite (DR65 de 11 cv) de 2170 cc et la DR70 (14 cv) de 2516 cc (70 mm d’alésage et 109 de course) pour une puissance de 45 Cv à 3600 tr/mn et une vitesse de 100 km/h.

Le 6 cylindres est à soupapes latérales, culasses plates, système Ricardo, le carburateur est fabriqué par Delage (sous licence) et elle possède un beau cache culasse (qui pourrait laisser croire que c’est un moteur à soupapes en tête mais il n’en est rien…) qui recouvre les bougies.

La boite est à 4 vitesses (+ MA) et elle possède 4 freins à cable. Son empattement est de 3225 cc, les voies étant d’1420 mm. C’est grâce à la légèreté de ce châssis qu’elle est aussi performante…

Moteur d’une autre Delage qui devrait ressembler (photo Osenat d’une autre DR70 en Faux-Cabriolet)

vidéo de cette auto:

Delage DISS 1925

Et non, il n’y a pas que des D6 ou D8 chez Delage… 😀

Il y a même des 4 cylindres qui méritent le détour comme ce Coupé/Cabriolet DISS de 1925, vue sur le « parking » du VRM 2015.

Celle-ci est issue de la gamme DI (11 cv, 4 cylindres de 2120 cc pour une puissance de 30 Cv ayant éxisté entre 1923 et 1928), mais en version SS (Super Sport), donc avec le moteur gonflé à 50 Cv et pouvant atteindre 90 km/h.

Les Delage brillaient aussi pour leur qualité de fabrication et celle-ci ne déroge pas à cette règle… et elle est aussi belle en Coupé qu’en Cabriolet! 😉

Le carrossier est Victor Broom (Camdem Town, Londres).

Quant au pare-brise « coupe-vent », je suis complètement fan…!

ce carrossier en fait au moins une autre, en conduite intérieur limousine, toujours avec une pare-brise « coupe-vent » qui lui donne une allure bien sportive…

 

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