Delage D8S Coupé Freestone et Webb 1932

voici la Delage D8S carrossée en coupé par Freestone et Webb de 1932, elle était exposée à la rétrospective de la marque à Epoqu’Auto 2019.

Elle a déjà été présentée sur ce site, ici mais voici quelques photos supplémentaires.. 

 

La fiche qui la présentait précisait que quelques D8S importées en Angleterre auront un moteur préparé et plus puissant, ce seront les D8 « 100 » (car capables de monter à 100 miles/h, c’est à dire environ 160 km/h). Pour ce faire, le carburateur d’origine était remplacé par 4 « SU » et le taux de compression était augmenté.

Je ne sais pas si celle-ci (avec une carrosserie anglaise) a reçu cette modification?

Delage DS 14 Cv Cabriolet « usine » 1931

après avoir présenté un Coach Delage 14 Cv de 1931, voici un cabriolet DS par le carrossier « maison », Autobineau.

L’élégance et l’équilibre sont toujours au rendez-vous…

On peut dire que les dessinateurs de chez Letourneur et Marchand étaient particulièrement bien inspirés en ce début des années ’30, on ne peut pas faire plus chic!

Les proportions du châssis et la belle calandre haute et droite aident beaucoup…

Le moteur de la version DS est un 6 cylindres en ligne de 2516 cc, culbuté, pour 14 Cv, développe 60 cv réels. 

Delage DS 14 Cv « Berline 2 portes » Autobineau 1931

ce très beau coach Delage 14 Cv DS de 1931 était exposé à la rétrospective de la marque à Epoqu’Auto 2019.

 

La gamme Delage propose, en ce tout début des années ’30, 3 modèles, deux 6 cylindres, la DS (14 Cv) et la D6 (17 Cv) ainsi que le 8 cylindres, la D8 (23 Cv) mais elles arrivent en pleine crise économique et la société a du mal à vendre ses autos…

 

On peut considérer la Delage DS comme la petite sœur de la D6 puisqu’elle utilise le même châssis, pour le « normal ».

Le modèle DS succède à la DR-70 dont il reprend la cylindrée et la puissance fiscale (14 Cv) mais en développant 60 Cv au lieu de 45… (Sa grande sœur  D6 succède, quant à elle, à la DM). Sa cylindrée est donc de 2516 cc (70 mm x 109 mm).

1070 seront produits.

Une bonne partie sera livrée avec une carrosserie dite « usine » (ou « catalogue ») mais qui, en fait, sort de chez Autobineau.

Autobineau est une filiale de Letourneur et Marchand et de Delage…

Ainsi, les dessins sont de Letourneur et Marchand et les réalisations, en « série » (mais avec un niveau de qualité digne du carrossier et de Delage) chez Autobineau (qui travaillera aussi pour d’autres marques).

 

Pour ma part, je trouve ces carrosseries (et surtout les coachs ou « berlines 2 portes) particulièrement réussies, chics et équilibrées! La mode de l’aérodynamisme n’est pas encore arrivée… 🙂 

Delage DM Torpédo Labourdette 1928

Voici une belle Delage à 6 cylindres, une 17 Cv DM de 1928 carrossée en Torpédo par Labourdette.

Elle faisait partie de l’expo rétrospective à Epoqu’Auto (2019)

Le modèle DM a été présenté au Salon de Paris en 1926.  Avec son moteur 6 cylindres 17cv, elle faisait le lien entre la DI (11CV, 4 cylindres) et la grosse GL (30CV, 6 cylindres).

Sortie en 1926, elle sera proposée jusqu’en 1930. Environ 1330 châssis seront fabriqués (châssis nus car chez Delage, la tradition était de laisser le client choisir son carrossier)

La DM sera donc un réel succès, à la hauteur de sa réputation! En effet, son châssis robuste (notamment grâce à une traverse en « X » en son milieu), bien fini et surtout parfaitement équilibré permet les plus belles carrosseries. 

Son moteur 6 cylindres de 3180 cc sur 7 paliers et à soupapes en tête développe 62 Cv à 3200 trs/mn, quasiment sans vibrations! 

La publicité de l’époque vantait son silence, sa souplesse et sa rapidité…

 

Voici sa présentation dans Omnia de 1926…

… et une autre présentation complète dans Omnia de 1927

(merci Gallica de la BNF)

 

Cette présentation est complète!

 

 

 

 

 

 

 

Et voici le modèle exposé, une Delage DM carrossée en Torpédo par Labourdette (ben oui, ce châssis a été « habillé » par les plus prestigieux carrossiers de l’époque!)

Delage DISS Torpédo 1926

exposée à la rétrospective Delage d’Epoqu’Auto (2019), voici une sportive Delage DISS de 1926 carrossée en Torpédo par « Pruneville Lejeune ».

 

 

 

Après le succès de la 11 Cv, DE (1921-1923) est apparu la DI (évolution de la DE avec un vilebrequin sur 5 palier au lieu de 3 et culbuté plutôt qu’avec des soupapes latérales) construite entre 1923 et 1928. 

La gamme DI a été renforcée par une évolution plus sportive, la DIS (« S » pour Sport) à partir de 1924 dont le moteur 11 Cv de 2120 cc a été « gonflé » pour atteindre une puissance de 50 CV à 3400 trs/mn (au lieu de 32 Cv à 2800 trs/mn) et dont l’empattement du châssis est plus court (2980 mm au lieu de 3180 pour la DI). 

(les 2 photos d’un châssis nu de Delage DISS, en cours de restauration, ci-dessus, ont été trouvées sur le site historicengineco.com)

Fort du succès de la DIS, Delage ira encore plus loin en proposant la DISS, le deuxième « S » signifiant « Surbaissée », en 1925.

Delage a fabriqué environ 400 modèles DISS.

 

 

 

Le modèle présenté ici est bien une sportive DISS de 1926 carrossée en Torpédo par Pruneville (je n’ai rien trouvé sur ce carrossier si ce n’est qu’il devait être de Lyon?).

Ce Torpédo ponté est plutôt classique mais j’apprécie ses deux double pare-brises coupe-vent, son phare additionnel et surtout ses ailes qui lui donnent une allure bien sportive… Les ouïes du capot semble aussi être l’oeuvre du carrossier.

 

Delage Type DI Torpédo Besset 1924

c’est encore lors de la rétrospective Delage à Epoqu’Auto (2019) qu’était exposée cette Delage DI Torpédo, carrossée par Besset, de 1924 (châssis 16678).

Construite entre 1923 et 1928, la DI succède à la DE. Sur un même châssis, son moteur est plus moderne puisqu’à soupapes en tête (culbutées) et le vilebrequin est sur 5 paliers (au lieu de 3 sur la DE).

 

Ce moteur a été initié par Charles Planchon mais il est sorti avec des défauts, c’est Louis Gaultier qui en fera un moteur fiable et performant. A partir de là, la DI sera un grand succès!

Son moteur est donc un 11 HP, 4 cylindres en ligne de 2120 cc qui délivre 32 CH à 2800 trs/mn. Sa boite est à 4 vitesses et les 4 roues son freinées.

Bien proportionné, son châssis permet aux carrossiers de bien s’exprimer…

 

Il s’agit ici d’un classique Torpédo, carrossé par Besset (à Annonay). Pour ma part, j’aime bien son double pare-brise qui lui donne un côté un peu plus sport et son phare additionnel…

 

 

Joseph Besset fonde son atelier de carrosserie en 1920 et « habille » les plus beaux châssis de l’époque.

En 1927, il comprend qu’il aura du mal à se battre contre les voitures de grandes séries (Citroën, etc…) et se reconverti dans la construction d’autocars.

Toujours avant-gardiste, il passe à aux structures tubulaires en métal, plus légères, plus résistantes et moins chères que les classiques ossatures bois et, en 1937, il lance ses autocars ISOBLOC à structure autoportante (licence Gar Wood importée des Etats-Unis et issue de la Stout Scarab) et moteur en porte-à-faux à l’arrière. Grâce à leur légèreté, maniabilité et, plus encore, habitabilité, ce sera un franc succès!

Delage 11 HP Type DE à carrosserie transformable Baehr

voici le seconde Delage 11 HP type DE exposée lors de la rétrospective de la marque au dernier salon Epoqu’Auto (2020). Elle est de 1923 et ce qui en fait son originalité, c’est sa carrosserie « transformable » Baehr!

voici un rappel sur les modèles DE avec cette fiche. Il a été construit pendant deux ans entre 1921 et 1923. Son moteur est un 4 cylindre de 11 HP de 2116 cc qui développe 32 cv à 2800 Trs/mn. Bien construit, il a la réputation d’être fiable et endurant…

Sa carrosserie transformable est un concept à part entière, breveté par Gustave Baehr en 1912, qui permet d’avoir un torpédo et une caisse fermée en une seule voiture…

Gustave Baehr était, entre autre, le dirigeant du garage Saint-Didier et administrateur de la carrosserie Manessius… Son brevet de carrosserie transformable et été utilisé par de nombreux carrossiers comme D’Ieteren (cf. photo ci-dessus).

 

et maintenant, la voici:

 

Delage Type DE Torpedo Kelsch de 1922

c’est à Epqou’auto qu’était exposé ce beau Torpédo Delage type DE (N° de série 9690 et N° de moteur 1028) de 1922 carrossé par Kelsch.

3600 exemplaires furent fabriqués pendant sa courte carrière de 1921 à fin 1923 et il en survivrait seulement 63.

 

Même si Louis Delâge fabriquait des voitures légères avant la première guerre, l’orientation était prise de monter en gamme avec le modèle AI en 4 cylindres et même les AK à 6 cylindres dès 1913. C’est ainsi que Delage propose la grosse CO à 6 cylindres en 1919 mais la crise de 1920 met la marque en difficulté et c’est pourquoi est proposée, en 1921, la plus modeste et 4 cylindres DE! Son succès permettra de sauver Delage!

Plutôt que de paraphraser, voici, ci dessous, un extrait de l’annonce concernant cette auto lors d’une vente au enchère par Osenat:

En 1921, c’est l’ingénieur Charles Planchon, un Gad’zart d’Angers, qui étudiera la toute nouvelle 11HP Delage. C’est une voiture bien née, avec ses quatre roues freinées et sa boite de vitesses (accolée au moteur) à 4 rapports +MA. Elle est dans le ton des grandes voitures !

Pour la promotion de ce tout nouveau modèle, Louis et Pierre (le fils) Delage effectuent, du 7 au 24 septembre 1921, un raid de 8575 km à une moyenne oscillant entre 50 et 55 km/h sous contrôle de l’ACF : c’est remarquable !

La Delage 11HP (qui est fiscalement une 10cv), châssis n°8138, désignée par le type DE est réceptionnée par le service des mines le 3 octobre 1921 et lancée au Salon de Paris.

Autres témoignages de fiabilité : le Raid Paris-Madrid effectué dans la journée soit 1380 km en 20h30 par Mr Bequet ou le  » tour de France  » parcouru en 5 jours par Pierre Delage et M. Belben soit 4400 km en 78h et 9 mn?!

Après un essai de 240 km, publié dans la Vie Automobile du 25-9-22, le journaliste témoigne d’une consommation faible (environ 10l/100km), d’une moyenne élevée : 70 km/h avec une grande régularité dans la marche de la voiture. Il remarque que l’influence de la capote est très faible, et que la vitesse de pointe s’établit à 91?km/h. La puissance du freinage est excellente, la direction très douce. La conclusion de cet article signé par A. Contet est la suivante?:

« Rapide, économique, agréable à conduire, donnant aisément des belles moyennes, confortable, munie d’un système de freinage qui donne toute sécurité, la 11 HP Delage est l’une des réalisation les mieux réussies de la voiture de puissance moyenne pouvant convenir à tous les usages : tourisme ou utilitaire. C’est au total, une voiture de très grand ordre »?

…/…

Sa formidable carrosserie torpédo sport pontée est signée Kelsch de Levallois. Elle présente des particularités intéressantes : petite pointe à l’arrière formant coffre, ailes avec pincements  » sport « , roues de secours positionnées dans les ailes avant, coffre sur marchepied, pare-brise avant et arrière très incliné, avec phare-fouilleur, lanternes aérodynamiques, cantine et rangements dédiés aux places arrière, capote démontable type  » parapluie « , recouvrement en bois du réservoir d’essence, marchepieds très travaillés. La qualité d’exécution est remarquable, c’est une belle carrosserie au dessin pur et racé.

Sous le capot, se trouve le robuste et fiable moteur à soupapes latérales. Celui-ci présente des carters en aluminium travaillés au grattoir, tout comme le carter de boite, le boîtier de direction ainsi que le tableau de bord. C’est un travail de finition de grande qualité qui n’existe pas sur ce modèle dans la plupart dans les voitures de série.

Comme le montre la photo du stand Delage prise lors du Salon de Paris 1922, se trouvait dans l’angle une très belle Delage DE en torpédo Sport ponté par Kelsch. Tous les détails de notre voiture sont présents y compris la direction positionnée à gauche, ce qui est plutôt rare puisque la plupart des Delage avaient la direction à droite (c’était au choix du client et sans supplément). Il manque simplement quelques accessoires tels que les lanternes, le coffre de marchepied et le second pare-brise. Tout comme beaucoup d’autres marques, Delage devait présenter des mécaniques bouchonnées sur les modèles exposés au Salon. Il n’est donc pas aberrant de supposer que l’on est peut-être en présence de la Delage DE du Salon de Paris 1922.

Il faut aussi se souvenir qu’un exemplaire de la 11 HP portant le numéro 16, termina les 24 heures du Mans 1923 à une très honorable 13ème place pilotée par Belben et Torchy. Ils réalisèrent une moyenne de 70,49 km/h parcourant la belle distance de 1691,676 km.

Cette voiture était habillée par Kelsch en torpédo sport pontée identique, elle aussi, à celle de la vente !

Nous tenons à remercier particulièrement le Club  » Les Amis de Delage  » pour leur sympathique et amicale aide. Site Internet : www.delage.org.

Ici un article dithyrambique, issu de la revue Omnia de 1922 (Gallica, BNF),

 

et enfin, je vous recommande la lecture du magazine Rétroviseur du mois de janvier 2020

Delage AI « torpédo 2 places »

très jolie carrosserie – plutôt sport – pour cette Delage Type AI exposée lors de la rétrospective de la marque à Epoqu’Auto (2019)

Le type AI illustre bien la montée en gamme de Delage ainsi que sa volonté de s’émanciper de ses fournisseurs et de maîtriser la qualité de fabrication de ses moteurs…

Aussi, ce 4 cylindres de 2,3 Litres (2292 cc) a été étudié en interne par Arthur Michelat, ingénieur maison.

Positionné haut de gamme, il s’agit d’un 12 HP qui développe une puissance de 23 CV à 1600 trs/mn et peut monter à 65 km/h.

Il est proposé sur des châssis de 2 empattements (court et long), bien robustes (qui peut d’ailleurs aussi recevoir le nouveau moteur 6 cylindres Delage de 14 HP, le type AK)

(photo du moteur ci-contre ici d’une vente Bonhams d’un autre modèle AI)

 

Le modèle AI sera fabriqué entre 1913 et 1917 à environ 1000 exemplaires. Compte tenu de sa robustesse, il sera même commandé par l’armée dans une version surbaissée (les types BI et BK pour le 6 cylindres)

Pour ma part, j’aime beaucoup sa carrosserie 2 places qui lui donne une allure sport et légère!

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