La Caravane Citroën passe chez Closse à Nancy

Dans les années 1924/1925, Citroën organise les “Caravanes Citroën” qui sillonnent la France pour faire découvrir les 5 et 10 CV au grand public…

 

 

Ce cortège passe chez les revendeurs de la marque, agents et concessionnaires (il y en déjà environ 5000 sur la France) et leur permet de présenter toute la gamme à leurs clients. C’est une véritable innovation en terme de “marketing” et de communication…

Annoncée par voie de presse et d’ affichage , prétexte à diverses animations, spectacle à part entière où les voitures défilent en paradant dans les rues, la caravane constitue pour les concessionnaires et les agents, un formidable outil de promotion et de vente.

A Nancy (par chez moi!) c’est chez les “Anciens Etablissements Closse” (138 rue Saint-Dizier), agent Citroën que cette caravane passe…

Elle a même dû y passer au moins deux fois puisque les publicités d’époque parlent du 27 juin et du 19 décembre pour l’itinéraire Meurthe-et-mosellan…

 

 

 

 

 

   

 

  et voici une très belle photo envoyée par Mr Thierry Barbey (que je remercie) où l’on voit cette “Caravane Citroën” devant le garage de son grand-père à Toul  (2 Bd de Pinteville à Toul) en 1925.

Son grand-père maternel était Mr Louis ERB, né en 1900 et concessionnaire jusqu’en 1963.

On distingue bien l’affiche dans la vitrine… 😉

“Petite Rosalie” des records 1933

c’est encore au VRM (Vintage revival Montlhéry) de 2017 que cette “Petite Rosalie” (reconstruction puisque Citroën a détruit toutes les originales en son temps…) est venue rendre hommage aux records de 1933…!

 

 

Après avoir battu toute une série de records en partenariat avec les huiles Yacco (qui est passé de Voisin à Citroën comme partenaire) et avec les Rosalie C6 15 CV en 1931 et 1932 (de I à III) ,
 

 

c’est une 4 cylindres 8 CV qui est choisie en 1933 pour battre de nouveaux records. Elle sera donc surnommée “Petite Rosalie” par les pilotes, comme ils avaient surnommé “Rosalie” les 15 CV (et non, ce n’était pas nom officiel chez Citroën!).

A part la carrosserie, sa mécanique est d’origine.

 

C’est sous la direction de César Marchand (de chez Yacco) que se succéderont les pilotes Louis Le Roy de Présalé, Alphonse Vaillant, Robert Bodecot, Raphaël Fortin, Marcel Combettes, Edmond Bertaux et Lucien Marchand du 15 mars et le 17 juillet 1933 presque sans interruption.

Ils battront ainsi (vu la durée, tout était record…):

  • 132 records internationaux de durée (de 2 à 133 jours)
  • 59 records internationaux de distance (de 4000 à 300000 km)
  • 78 records mondiaux de durée ( 55 à 133 jours)
  • 27 records mondiaux de distance (40000 à 300000 km)
  • 93 km/h de moyenne (arrêts compris)

Evidemment, elle servira de support publicitaire par la suite mais elle sera détruite par Citroën (comme toutes les autres)

Il s’agit d’une reconstruction, présentée comme telle qui rappelle bien l’histoire, et de Citroën, et du circuit de Montlhéry… 🙂

et voici une vidéo:

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Rosalie 10 AL de 1933 “sortie de grange”

La Citroën “Rosalie” a été fabriquée entre 1932 et 1938 à environ 38840 exemplaires.

Elle succède aux C4 et C6 et les modèles se nommaient initialement 8 (4 cylindres, 1452 cc, 8 cv pour 30/32 cv réels et 90 km/h), 10 (4 cylindres, 1767 cc, 10 cv pour 36 cv réels et 100 km/h) et 15 (6 cylindres, 2650 cc, 15 cv pour 56 cv réels et 100 km/h).

Elle prirent le surnom de “Rosalie” après les succès de la “Petite Rosalie” qui, en 1933, a parcouru 300.000km à la vitesse moyenne de 93km/h sur l’anneau de Montlhéry en 134 jours avec César Marchand (Chef de la publicité chez Yacco).

En 1934, elles suivent la mode “aérodynamique” en devenant des “NH” (nouvel habillage, avec une calandre inclinée et des ailes plus enveloppantes, des phares “obus”, un pare-choc différent, dessinées par Flamino Bertoni) mais l’arrivée de la révolutionnaire “Traction Avant” freinera sa carrière, même si elle en reprend les mécaniques (Rosalie 7UA et 1UA).

Elle poursuivra néanmoins sa carrière jusqu’en 1938 afin de suppléer aux ventes des “Tractions” (trop modernes pour certains mais, surtout, les premières étaient loin d’être au point…) et se vendra très bien aussi en utilitaire…

 

Aboutissement des propulsions Citroën, elle adopte, pour le confort, des “moteurs flottants” (licence achetée à Chrysler et qui consiste surtout à fixer le moteur sur des sortes de “silentblocs” pour éviter les vibrations), signalés par un cygne sur la calandre et des fauteuils “pullman”.

De plus, sont châssis “tubulaire” et sa caisse “monopièce” (en 4 parties quand même!) la rende particulièrement rigide, voire indestructible…

Même si la Rosalie est une voiture “d’entre deux”, elle est bien aboutie, facile à vivre mais est plutôt rare (la C4 a été fabriquée à plus de 120000 exemplaires et la traction à 759000 exemplaires!)

   

La “sortie de grange” proposée ici est une 10AL, c’est à dire une berline “légère” avec le moteur 10 CV. C’est probablement le meilleur compromis entre un moteur efficace (toutes proportions gardées) et une caisse plutôt légère… Elle est à restaurer mais est complète et présente plutôt bien (elle n’est pas si malade que ça…)

Elle a été repeinte dans les années ’70, ce qui l’a préservée de la rouille.

     

Prix: vendue. (elle reverra la route dans… quelque temps…! 🙂 )

… et partie!

Citroën C6 vendue par le garage St Didier

c’est chez les marchands, au dernier salon champenois de véhicules de collections à Reims (2016) que cette C6 (Citroën) était proposée à la vente.

Pour rappel, la C6 a été construite entre 1929 et 1932, comme son nom l’indique, son moteur est un 6 cylindres (en ligne, 14 Cv, 2442 cc) et se veut le haut de gamme de la marque.

 

Celle-ci est une berline à restaurer mais j’adore la patine de sa carrosserie…

 

🙂

 

 

 

Le détail amusant, est le sigle sur sa calandre qui renvoie au garage Saint-Didier (2-14 rue des Sablons, Paris 16°).

Ce garage était un des plus gros concessionnaires de la marque Citroën (entre autres) et était tenu par Gustave Baehr, celui-là même qui a crée la carrosserie Manessius

 

 

Et voilà comment comment un bête détail peut nous rappeler tout un pan de l’histoire automobile et de ceux qui l’ont faite… 🙂

Par ailleurs, il y avais, lors du même salon, une autre C6 à vendre:

Citroën B2 Caddy Sport

bien qu’il y ait eu beaucoup de B2 (1921-1926) fabriquées chez Citroën (presque 90000), il y a une version particulièrement rare puisque seulement 300 ont été fabriquées.

C’est la B2 Caddy Sport.

La B2 a un moteur 4 cylindres de 1452 cm3 qui développe 20 cv.

La version Caddy voit son moteur “gonflé” à 22 cv (10% de puissance supplémentaire quand même… 🙂 , grâce à un taux de compression plus élevé, un arbre à cames spécial et une admission travaillée.) et une très belle carrosserie en pointe de “Torpédo ponté”(dessinée par Labourdette?) et si les ailes se relèvent, ce n’est que pour l’élégance mais aussi pour offrir moins de résistance au vent… La suspension diffère aussi, comme l’arbre de transmission et l’échappement.

Certaines ont même reçu une culasse “Crespelle” (à soupapes en tête) ou “Ricardo” (à soupapes latérales). Ces “Caddy” spéciales pouvaient atteindre 30 Cv!

Je ne sais combien il en reste aujourd’hui mais je sais que j’ai eu la chance d’en découvrir deux dans l’atelier de restauration de Dominique Tessier (une presque finie d’être restaurée et une en attente, ce qui permet presque de faire un “avant/après”, bien que, sur les photos, ce sont bien 2 voitures différentes)

Avant:

Après: