Chenard et Walcker T2 1914

Voici une sympathique petite Chenard et Walcker type T2 de 1914.

La Chenard et Walcker type T-2 est une 9 CV avec un moteur 4 cylindres de 1.590 cc. Cette petite voiture était néanmoins très bien finie et fiable.

Le slogan de la marque était: “La Voiture de Grande Marque au Meilleur Prix”.

 

 

On peut apprécier sa carrosserie Torpedo qui garde encore quelque légères traces du passé des anciens “double Phaeton” (l’arrondi derrière les sièges avant et la ligne de caisse qui remonte encore sur l’arrière…)

Chenard et Walcker T3, 2 Litres Sport de 1924

cette année à Epoqu’Auto(2017), le club Chenard et Walcker présentait une belle 11 Cv Sport de 1924.

Il s’agit du modèle T3, c’est à dire une 4 cylindres 69,5 x 100 de 1972 cm3, 1 ACT. Ce modèle a été présentée aux mines le 28 février 1923.

 

Elle arbore ici une sympathique carrosserie Sport 2 places avec une pointe “bordino” et capot ajouré mais je ne n’en connais pas l’origine…

Ce qui est sûr, c’est que le côté sportif de la marque n’est plus à prouver depuis, notamment, sa victoire aux 24h du Mans en 1923 (avec un modèle 3 Litres).

La pub ici montre qu’ils sont encore très actifs en 1925… 🙂

 

 

 

 

 

Chenard et Walcker Type 11P de 1933

vue au Salon de Reims 2016, ce beau coach Chenard et Walcker.

Il s’agit d’un Type 11P ou “Aigle” 4S et son moteur 12 CV est un 4 cylindres vieillissant de 2,2 litres à soupapes latérales.

Je ne sais pas si elle a déjà les suspensions à roues indépendantes à l’avant qui apparaissent courant de l’année 1933. Elle se positionne entre les “Aiglon” (8 et 10 CV) et les “Aigle 6” (14 CV).

Sa carrosserie “Coach” est une carrosserie usine (caisse bois) et elle respire la qualité de construction. 🙂

Autant dans les années ’20 Chenard et Walcker a brillé en compétition (Le Mans 1923)

et a prouvé ses capacités d’innovation (Tank), autant pendant les années ’30, avec la crise qui est passée par là et la concurrence des “grands” constructeurs très industrialisés (Citroën, par exemple qui sort sa Traction Avant en 1934), les temps sont durs et ces Aigles, bien que bien construits, sont trop chers pour bien se vendre…

Pourtant, la vieille marque (elle construit des automobile depuis 1901) se bat et propose des solutions nouvelles (comme la “Mistral” à carrosserie aérodynamique en 1933 ou la “Super-Aigle”

 

à traction avant en 1934) mais, malgré tout, elle ne passera pas le cap de la seconde guerre (à l’exception d’un camion).

Heureusement, elle ne tombe pas dans l’oubli grâce à des passionnés qui les restaurent et nous les font découvrir comme ici! 🙂

Chenard et Walcker Tank 1925

Le Monument Historique qu’est ce Tank z1 Spécial de Chenard et Walcker était exposé à Rétromobile 2016. C’est un des 3 prototypes course de l’usine pour les 24h du Mans de 1925. (2 participeront.)

Son moteur est un 4 cylindres culbuté de  1100 cc (1095 cm3) qui développe 55 Cv pour une voiture qui pèse à peine 600 kg. Elle peut donc monter à plus de 150 km/h.

Cette auto, la n°50 a donc participé aux 24h du Mans de 1925 et finit 10° au volant de Raymond Glaszmann et de Manso de Zuniga, en parcourant 106 tours, soit 1882,2 km à la vitesse moyenne de 78,4 km/h. (La numéro N°49, conduite par Robert Sénéchal et Loqueheux finit 13° avec 105 tours.)

Aussi, ces “Tank” permettent à Chenard et Walcker de remporter, pour la N°49 la coupe triennale et pour la N°50 la coupe biennale de Rudge-Whitworth puisque la marque avait déjà terminé aux 1e, 2e et 7e places en 1923, aux 4e et 5e rangs en 1924.

Enfin, leur carrosserie avait crée une polémique car elle était assez révolutionnaire et surtout éloignée des modèle de série…

Pour finir, et pour démontrer l’avant-gardisme de cette auto, le même type de Tank participera aux 24h du Mans de 1937 (2 autos,la n°41 de Yves Giraud-Cabantous et Charles Rigoulot et la n° 40 de Charles Roux et G. Contet. Elles abandonneront au 151° tour pour la première (classée 19°) et au 32° pour la seconde (classée 38°).)

Chenard et Walcker Type P de 1908

Si Chenard et Walcker existe depuis 1888 (pour fabriquer des bicyclette, ce nouveau moyen de transport étant très en vogue), après avoir fabriqué des tricycles à moteur c’est en 1901 que sort la première automobile de la marque, la Type B à transmission par cardan.

En 1911, elle invente et monte en série des pistons en aluminium. Jusqu’à la première guerre, l’entreprise continue sa  montée en puissance (déménage à Gennevilliers pour pouvoir assumer la demande et produire plus), participe à de nombreuses courses…

Après avoir fabriqué des obus et des moteurs d’avion Hispano Suiza pendant la guerre, Chenard et Walcker revient avec la 3L 15Cv (entre autre), absorbe Sénéchal en 1923, année de tous les succès puisque la marque remporte la première édition des 24h du Mans

Les retombées économiques de ces victoires sont énormes et la marque vit son apogée.

C’est une des marques les plus importantes de l’hexagone à cette époque! 🙂

 

Malheureusement, la concurrence des gros industriels comme Citroën fait rage et la marque a du mal à suivre…

Ni a type Y (1500 cc) et les victoires de la  “Tank” en course, ni l’avant-gardiste traction avant “Super Aigle”, sortie en 1934 (!) ne pourront faire remonter les ventes…

Pour compenser sa faible productivité, il y a une un tentative de rapprochement avec d’autres marques, notamment Delahaye mais cela n’a pas fonctionné.

Chenard et Walcker résiste pourtant autant que possible tout en restant innovante (notamment avec la “Mistral” V8 en 1936 mais qui ne se vendra pas…) et la Super Aigle évoluera jusqu’à la guerre avec “les moyens du bord” (en gros, la marque devient presque un assembleur et se fournit chez Chausson pour les caisses, chez Citroën puis chez Peugeot pour les moteurs). Après guerre, elle fabrique des camionnettes Peugeot (pour faire simple) et s’éteint définitivement en 1950, dans l’indifférence générale…. 🙁  Elle avait pourtant marqué l’histoire automobile et sportive!

Mais revenons à la belle Type P de 1910 vue à Epoqu’Auto.

Son moteur est un 4 cylindres bi-bloc de 2L100 et d’une puissance fiscale de 12 HP.

J’aurais tendance à qualifier sa carrosserie de double Phaeton et elle est superbe…

Elle représente bien la standing que Chenard et Walcker mérite 😉

  

à bientôt 😉