Ballot 3/8 LC Grand Prix 1920

cette exceptionnelle Ballot 3 Litres de 1920 (n°1006) était exposée à Rétromobile (2019) et elle fête cette année (2020) son centième anniversaire! 🙂

Sur les les 4 Ballot 3/8 LC Grand Prix construites, seules 3 ont survécu dont cette n°1006. Elle ont déjà été  déjà été présentées ici (celle-ci portait le n°8 du Grand Prix de France en 1921 avec Jean Chassagne à son volant mais qui dût abandonner)

La Ballot 3/8 LC est née de la collaboration entre le célèbre ingénieur Ernest Henry et Maurice Ballot, ayant pour but de créer une voiture capable de gagner les 500 miles d’Indianapolis. Premier modèle de la marque, cette voiture (châssis #1006) aurait bel et bien participé à plusieurs épreuves de 1920 à 1922, dont les 500 miles d’Indianapolis et le Grand Prix d’Italie.

Son moteur est un 8 cylindres en ligne de 2970 cc qui développe environ 150 CV et l’auto peut atteindre les 200 km/h.

Pour l’occasion (de ses 100 ans!), elle a retrouvé le N°11 avec lequel Jules Goux remporta la Coppa Florio (Italie) en 1921… C’est sa seule victoire bien qu’elle en aurait mérité d’autres si Ballot n’avait joué de malchance en course!

Et voici une présentation complète ci-dessous (à consulter sur issuu.com, en cliquant dessus):

BALLOT RH3 1929

c’est aussi à Epoqu’Auto (2019), pour la vente Osenat, qu’était présentée cette BALLOT RH3 (châssis n°6211) de 1929.

C’est fort de sa réputation de qualité et de sportivité que Ballot présente le type RH 8 cylindres au Salon de Paris en 1927.

Il faut dire que la marque “s’y connait” en 8 cylindres!

La RH regroupe tout se qui se fait de mieux à l’époque (freins sur les quatre roues assistés par un servo Ballot-Dewandre, 8 culindres en ligne à 1 ACT, etc…).

Néanmoins, la plupart du temps carrossées avec des caisses luxueuses et lourdes, la RH manque de dynamisme, surtout compte tenu de l’image de Ballot!

En 1929 sortira donc la RH3 avec son moteur qui passe à 3 litres (3050 cc pour une puissance de 100 CV à 3600 trs/mn). Trop chère, la RH3 ne sauvera pas Ballot de la crise qui sera heureusement repris par, excusez du peu, Hispano Suiza qui utilisera ces châssis avec des moteurs Hispano 6 cylindres espagnole pour créer l’Hispano Junior (qui deviendra la H26).

La voiture présentée est née RH en 1929 et fut carrossée à Marseille par les établissements Montel avec une carrosserie souple de type Weymann en berline. Elle sera transformée par son deuxième propriétaire en RH3 en 1932…

 

Photos Osenat:

fiches de présentation du modèle Ballot RH3:

BALLOT 2 LT bis

pour compléter l’article précédent sur la Ballot 2 LT de 1927 vendue par Osenat à Epoqu’Auto (2019), voici celle qui était présentée par un restaurateur de boiseries sur le même salon…

 

Même si elle est sublime à regarder à ce niveau d’avancement (le travail accompli est incroyable), je suis impatient de la voir terminée avec sa carrosserie type Skiff…

Et là, on peut admirer son moteur (2 litres à 1 ACT)

BALLOT 2LT 1927

C’est lors du salon Epoqu’Auto 2019 (vente Osenat) que cette belle Ballot 2LT (châssis n° 2049) de 1927 à carrosserie souple type Weymann était présentée.

Contrairement à ce que préconise les publicités de l’époque, je propose qu’on en discute… 🙂

Ballot se lance dans l’automobile après avoir brillé avec ses moteurs marins et acquiert très vite une image de voitures du luxe et surtout sportives grâce à ses participations en compétitions dès la fin de la première guerre, comme les 500 Miles d’Indianapolis avec des 8 cylindres à doubles arbres à cames en tête! En 1920 sort, toujours pour la compétition, un 4 cylindres de 2 Litres (toujours à 2 ACT) qui donnera le fabuleuse 2 LS (2 Litres Sport) de série.

Trop chère, elle a du mal à se vendre et c’est pourquoi la marque proposera la 2 LT (2 Litres Tourisme) à simple ACT mais toujours très bien finie et plutôt sportive…

Cette 2 LT a donc un moteur 4 cylindres en ligne de 1995 cm3, 1 ACT et développe environ 40 cv à 2800 trs/mn pour une vitesse de 100 km/h. Sa boite est à 4 vitesses.

 

 

 

 

 

 

Photos Osenat:

Une autre Ballot 2LT en cours de restauration était aussi exposée sur ce même salon, en version Skiff…

et voici des descriptions de ce modèle:

 

Ballot 3 litres 1920

C’est après la Première Guerre Mondiale (et suite à l’annonce de la participation de Peugeot en 1919 aux 500 miles d’Indianapolis), que Ballot se lance totalement dans l’ automobile (il vendait des moteurs pour d’autres constructeurs auparavant), en commençant par la compétition!

Pour ce, il conçoit ses premières automobiles Ballot, de superbes voitures de course avec un bloc 8 cylindres en ligne de presque 5 litres pour 110 cv, conçue par le sorcier de l’époque, Ernest Henry, père des Peugeot L 76 d’avant guerre.

En 1920, pour répondre à la nouvelle réglementation des moins de 4,9 litres de l’AAA, il doit passer la cylindrée à 3 litres.

C’est ainsi que sortent les Ballot 3 litres. La Ballot 3 litres était rapide, endurante et d’une grande qualité de construction. Elles ont été produites à 4 exemplaires.

Cylindrée 3000 cm3, 8 cylindres en ligne, double arbre à cames en tête 150 cv, 180 km/h. La carrosserie dessinée par Henry est particulièrement effilée.

 

En 1920, à Indianapolis, les voitures terminent 2e, 5e et 7e, puis termine 2e et 3e au Grand Prix de France du Mans 1921. En septembre 1921, Jules Goux remporte le Grand Prix d’Italie à Brescia sur la Ballot 3 litres, tandis que Jean Chassagne signe la seconde place.

Sur les 4 Ballot 3 Litres construites, 3 ont survécu! (elles ont été vendues par l’usine lors du passage à 2 litres de la Formule Internationale.

Parmi les 3 survivantes, le châssis N°3 (celui qui a été piloté par René Thomas à Indianapolis) se trouve au Musée Schlumpf à Mulhouse.

           

La voiture N°2, châssis 1006, est celle qui a été pilotée par Jean Chassagne au Mans en 1921.

Elle a ensuite été achetée par Sir Malcolm Campbell en 1923. Repeinte en bleue, il participa à son volalnt à de nombreuses courses à Brooklands ce qui lui a valu le surnom de «Bluebird». En 1926, il céda la voiture à Jack Dunfee avec laquelle il continua à courir avec beaucoup de succès à Brooklands jusqu‘en 1933 date à laquelle elle est achetée par Joan Richmond. La voiture passe dans les mains du Capitaine Denis Shipwright qui en 1936 la revend à Cecil Clutton qui achète la voiture en copropriété avec Watkins-Pitchford. Micheal Crowley Milling la récupère en 1940 et en fait don ultérieurement à son frère Humphrey. Au décès d’Humphrey Milling, la voiture revendue restera dans la même famille pendant plus de 70 ans.

Elle a la particularité d’avoir toujours son moteur et sa carrosserie d’origine (à l’exception de la pointe arrière).

(Merci à son propriétaire qui m’a offert son livre la concernant 🙂 )

La dernière est la propriété de l’américain George Wingard. Cette dernière est équipée d’un moteur et d’une carrosserie neuve.

Ballot à Rétromobile 2016

cela faisait quelque temps que j’attendais une occasion de présenter cette belle marque sportive qu’est Ballot…

Merci donc à la FFVE de l’avoir choisie et mise à l’honneur sur son stand à Rétromobile 2016 🙂

 

Donc, voici..

 

Les frères Ballot, Edouard et Maurice, ont construit des automobiles entre 1919 et 1932 mais la société a été créée dès 1905 et s’est faite connaitre grâce à ses moteurs, d’abord industriels et marins, puis automobiles et motos à partir de 1910, en devenant les “Etablissements Ballot SA” (moteurs utilisés par d’autres marques comme Barré, Corre-La Licorne, Delage, Delaugère-et-Clayette…).

L’ancre du logo serait surtout un hommage à l’ancien métier d’Edouard qui était officier marin.

 

 

 

   

Après avoir participé à l’effort de guerre en construisant ses moteurs et même des moteurs d’avions dans l’usine du Bd Brune à Paris, les frères attrapent le virus de la compétition et commencent cette carrière aux EU à Indianapolis (500 miles) en 1919 avec leurs toutes premières autos (de course uniquement).

Ce sont des 8 cylindres de 4,8 litres et à double ACT (créées avec l’ex ingénieur Peugeot, Ernest Henry) et deux terminent, 8 et 11ièmes (c’est une Peugeot qui gagne cette course).

En 1919, René Thomas finit 2° à la Targa Florio. L’année suivante, avec un moteur 3 litres qu’elles arrivent 2°, 5° et 7°…

En 1921, la marque participe au Grand prix de l’ACF au Mans avec ses 3 litres qui terminent 2° (Ralf De Palma), 3° (Jean Chassagne) et 7° (Jules Goux alors que Louis Wagner doit abandonner). Cette même année, Ballot remporte enfin une victoire au Grand Prix d’Italie à Brescia (Jules Goux suivi de Jean Chassagne).

Si, en 1922, pour le GP de l’ACF à Strasbourg, cette Ballot a une drôle de calandre, c’est parce qu’elle cache la roue de secours …

 

 

Ces participations et résultats ne sont évidemment pas exhaustifs… 🙂

 

Fort de ses succès, et face à la demande, Ballot sort sa première voiture de série, en 1921, la 2LS, directement issue des 2 litres (1944 cc, 4 cylindres) de course avec leur double ACT et 4 soupapes par cylindre pour 88 CV.

Livrées sur châssis court, ce sont des voitures hyper sportives qui s’adressent surtout aux pilotes…

Compte tenu de leur prix prohibitif, moins d’une centaine d’exemplaires seront fabriqués entre ’22 et ’24.

En parallèle sort une auto plus accessible mais aussi plus simple (simple ACT, 2 soupapes/cylindres, toujours en 2 litres mais moins puissante) sur des châssis plus longs.

C’est la 2LT (pour “Tourisme”) mais avec ses 40Cv et ses carrosseries plus lourdes, elle déçoit et sera remplacée par un modèle intermédiaire, la 2LTS.

 

En 1927, Ballot sort une 8 cylindres (2874 cc) suivie, entre 1929 et 1932 de la RH3 (3049 cc).

(celle de la vente “Baillon” en 2015)

Avec cette montée en gamme et la crise économique, Ballot ne résiste pas et est rachetée par Hispano-Suiza qui associe son moteur 6 cylindres T64 au châssis de la RH3 pour créer la HS26 qui deviendra (en perdant définitivement le nom Ballot) l’Hispano Junior en 1932.

 

 

 

 

Revenons maintenant à cette expo “Ballot” à Rétromobile 😉

-la Ballot 2LS de 1921:

la Ballot 2LT 1924 “Lagache et Glaszmann”:

 

 

– la Ballot 2LT 1924 “camionette”:

 

et, sur le stand d’un marchand, celle-ci (2LT aussi, je pense) :

 

 

Voilà, encore une belle marque française avec une vraie personnalité qui a malheureusement disparu…