Delage D8-120 Pourtout de 1938

c’est toujours lors de la rétrospective de la marque Delage à Epqou’Auto en 2019 qu’était exposée cette D8-120 de 1938 carrossée en Coach Profilé par Marcel Pourtout.

La D8-120 a été construite entre 1936 et 1938.

 

 

Comme toutes les Delage depuis le rachat de la marque par son concurrent direct, la D8-120 est un savant mélange de pièces d’origine Delahaye et d’ingénierie Delage. 

Son châssis court (empattement 3,35 m) en fait une version sportive de la D8-100 et son moteur 8 cylindres en ligne de 4,302 litres développe 115 cv à 3 900 t/mn  et permet une vitesse maxi de 160 km/h. Il est accouplé à une boite semi-automatique Cotal à quatre rapports. 

Le moteur 8 cylindres reste une exclusivité de Delage (Delahaye n’en produira jamais).

Evidemment, ces châssis-moteurs son vendus nus, l’heureux acquéreur peut (ou doit) choisir son carrossier préféré pour l’habiller. L’équilibre et le dessin de ces châssis permettait alors les plus belles réalisations et c’est ce qui explique que ces autos gagnaient souvent des prix aux concours d’élégance!

C’est la carrosserie de Marcel Pourtout, sur un dessin de Georges Paulin qui se charge de la robe de cette auto. (Les 2 associés son surtout connus pour leur réalisations sur Peugeot avec les coupé-cabriolets “Eclipse” et les fameuses “Darl’Mat”).

Il exposera ce “Coach Profilé” au Salon de l’Automobile à Paris en 1938.

 

 

voici une autre Delage D8-120 de 1936 carrossée en cabriolet par Villars ou celle-ci par Vanvooren.

Delage D6-70 Cabriolet Chapron 1937

cette Delage D6-70 de 1937 a été carrossée en cabriolet par Chapron. Elle était exposée à la très belle rétrospective de la marque à Epoqu’Auto 2019.

En 1937, Delage a déjà été repris par Delahaye et bien que le modèle D6-70 soit conçu à partir éléments provenant de cette dernière, elle garde sa propre personnalité. C’est bien une Delage!

En effet, Louis Delâge a gardé son autonomie et son bureau d’étude (et surtout son ingénieur Arthur Michelat ).

Le moteur est issu de celui de la Delahaye 135 ( 6 cylindres en ligne de 3227 cc) mais sa cylindrée est revue à la baisse (2729 cc). Grâce à une course plus courte et une culasse modifiée, il semble plus dynamique… Il développe 68 ch à 4000 tr/min et peut recevoir en option une boîte électromagnétique Cotal.

Aussi, la D6-70 ne reprend pas le châssis de la “135” mais celui de sa petite soeur, la 134 (4 cylindres). Il a l’avantage d’être plus léger tout est restant aussi rigide. De plus, sur la Delage, il est préparé pour recevoir des amortisseurs plus moderne “Houdaille”. (à la place des amortisseurs à frictions dépassés) et des freins hydrauliques.

Enfin, la finition haut de gamme qui a fait la réputation de la marque est bien au rendez-vous. Il s’agit bien d’une voiture de luxe sportive.

 Les carrosseries sont, bien sûr, sous-traitées aux meilleurs carrossiers et ce cabriolet est l’oeuvre de Chapron. Comme le veut la tradition chez Chapron (surtout avant-guerre), elle est très bien équilibrée et élégante, tout en restant sobre… 

Il n’est pas étonnant que ces D6-70 aient été un grand succès à leur époque!

 

 

 

(Je suis désolé de la qualité des photos qui ne sont pas à la hauteur de la voiture…)

Panhard-Levassor 10 Cv Type X19 de 1913

ce joli Torpédo Panhard-Levassor 10 cv X19 de 1913 était exposé à Epoqu’Auto de 2018.

Si, dès 1910, Panhard et Levassor propose des moteurs “sans soupapes” (qui deviendront sa marque de fabrique jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale) pour ses voitures “haut de gamme”, le doyen des constructeurs automobiles n’en délaisse pas moins les modèles plus accessibles, mais sans transiger sur la qualité de fabrication!

C’est ainsi que P-et-L lance, en 1912, une auto 10 Cv à soupapes latérales. Son originalité vient que ce moteur est un 4 cylindres monobloc de 2154 cc (70×140), d’un nouveau carburateur propre à la marque à deux gicleurs, d’un graissage par barbotage… Tout n’est qu’innovation sur ce modèle!

La boite de vitesse est à 4 rapports avec arbre de transmission par flector. La X19 possède de nombreuses qualités pour son époque faisant d’elle une vraie référence.

Tout ça pour dire que cet “entrée de gamme” n’a rien d’une voiture au rabais et ce ne sont pas sa qualité de fabrication et son équipement complet (dynamo-démarreur et éclairage électrique) qui contrediront ce fait. 

Voici, pour compléter cette présentation, un article de L. Baudry de Saunier paru dans Omnia de 1912 (merci Gallica) et que ne fait que des éloges de cette nouvelle “petite” Panhard-Levassor:

Les autres Panhard-Levassor présentée sur ce blog sont ici… 😉 

Peugeot Type 161 Quadrilette

voici une amusante et avant-gardiste Peugeot Type 161.

Elle était en vente sur la bourse du Salon de Reims (2019), annoncée comme une sortie de grange.

Présentée pour la première fois au salon de Bruxelles en 1920, la nouvelle petite Peugeot “Quadrilette” sera fabriquée jusqu’en 1924.

 

Toute petite, elle mesure 2,95 mètres de long et 1,17 mètres de large (voies de 92 cm à l’avant et  75 cm à l’arrière!), et toute légère (environ 300 kg), elle peut emporter 2 personnes… l’une derrière l’autre, en tandem!

(Peugeot se serait-il inspiré des cyclecars Bédélia?)

Son moteur est à la même échelle puisqu’il s’agit d’un 4 cylindres de 667 cc qui développe à peine plus de 9 cv à 2000 trs/mn. Cette 4 cv (fiscaux) peut monter à 60 km/h, ce qui est suffisant pour permettre aux moins riches de prendre la route en cette période juste après Première Guerre.

L’étroitesse de la voie arrière permet à la boite 3 vitesses de se passer de différentiel (la rendant économique et fiable).

Pas de freins à l’avant mais uniquement à l’arrière et sur la transmission et ses suspensions sont originales avec un seul ressort transversal à l’avant (et deux à l’arrière).

Elle sera dans la catégorie “cyclecar” et pourrai ainsi bénéficier d’une fiscalité réduite ( fiscalité avantageuse qui s’arrêtera en 1925)

La position en tandem ne plaira pas vraiment et, dès l’année suivante apparaitra la 161 E “élargie” avec deux places presque côtes à côtes sur le même châssis mais avec une caisse un peu plus large…

Viendra ensuite la 172 avec des voies plus larges et dont le moteur sera plus puissant (5 cv) et deux places nettement plus classiques…

 

 

 

un peu de lecture:

 

 

Comment réaliser un traitement céramique ?

Un traitement céramique sans bavure… on veut bien, mais comment faire ? Sans prétendre transformer sa voiture en un bolide à la James Bond ou en produit de l’industrie aérospatiale, on aimerait quand même bien voir le résultat du traitement céramique sur sa propre carrosserie. Cet article précise comment appliquer la protection céramique pour embellir son véhicule.

Une petite histoire pour commencer

Initialement, ce fut l’aérospatial qui développait et utilisait le traitement céramique pour protéger les produits industriels. Aujourd’hui, la méthode s’est répandue dans le secteur automobile. Un bon nombre de marques en font usage pour protéger leurs carrosseries.

Découvrez votre automobile sous un meilleur jour

Cette nanotechnologie traite l’intérieur et extérieur de l’automobile sur toute sa surface. Elle garantit la rénovation des plastiques et des vitres. Elle enlève la saleté des moquettes. Un autre but : le traitement céramique consiste également à limiter les effets de la haute pression interne et externe.

Aussi appelé ceramic coating ou glass coating, le revêtement céramique est difficile à effectuer. Mais en voyant le résultat, il y a de quoi vous remonter le moral. Si vous avez une volonté de fer et l’habileté artistique d’un bricoleur, vous pouvez vous livrer vous-même au travail. Sinon, vous pouvez confier la mission à un spécialiste tel que l’expert du detailing Auto-detailing-reims.com qui maîtrise à la perfection le quartz coating.

Suivez les étapes du revêtement céramique !

Si vous souhaitez faire vous-même le travail, voici comment procéder. Prenez avant tout une photo de votre bolide avant opération. Quand le traitement sera terminé, vous en prendrez une autre afin de voir clairement la différence. Maintenant, au travail !

Tout d’abord, pour traiter les rayures auto de votre voiture, utilisez de la Cire Brillance Polish. Cette formule va simplifier le nettoyage. Procédez en profondeur, sans oublier la décontamination de la carrosserie de votre voiture de collection. Vous devez ensuite tout sécher. Vérifiez qu’il n’y a aucune trace d’humidité.

Une fois ce nettoyage effectué, un lustrage complet se fera en trois passages. L’objectif est d’éliminer les microrayures, les taches et autres défauts visibles. C’est alors que vous pourrez redonner de la brillance à votre véhicule. Ne croyez surtout pas qu’une voiture neuve n’ait pas besoin de traitement céramique. Les petits défauts existent toujours. Passez maintenant à la deuxième phase de décontamination de votre carrosserie.

Ensuite, il est temps d’appliquer la céramique sur chaque pièce de la carrosserie. Vous procédez ainsi à un lustrage complet, avec application de couches supplémentaires, si le besoin se fait ressentir.

À noter : il vous est recommandé d’utiliser un chiffon en microfibre Wax pour l’essuyage des vitres et optiques pour ne pas créer de rayures. Prenez de nouveau un temps de pause pour un second séchage.

Voici quelques conseils pour terminer :

  • Ne traitez pas votre automobile n’importe où. Choisissez un endroit sec, propre, frais et bien éclairé pour stationner votre bolide avant de vous lancer dans l’opération.
  • Le polissage doit être fin et non grossier. N’exécutez surtout pas de mouvements de rotation en polissant la surface.
  • Le traitement céramique effectué par un simple automobiliste durera sûrement entre 1 et 2 ans. S’il est fait par un professionnel, le résultat peut durer jusqu’à 3 ans.

Vous savez maintenant comment redonner de sa superbe à votre voiture de collection !

Rochet Schneider 2500 Limousine Candelaresi de 1925

C’est au salon Epoqu’Auto (2019) que l’Amicale Rochet-Schneider présentait cette grosse Limousine, modèle 25000, carrossée par Candelaresi de 1925.

Sous son aspect très classique se cache une belle innovation!

Son moteur est un 4 cylindres en ligne de 2600 cc, 14 Cv fiscaux. La boite est à 4 vitesses et le freinage se fait aux 4 roues.

L’ensemble est bien construit et la publicité Rochet-Schneider: “La Voiture de Qualité” n’était pas usurpée!

Ce qui fait l’originalité de cette auto, c’est son histoire et le fait qu’elle ait appartenu à un Mr Paul Aubarède, ingénieur diplômé de l’Ecole Centrale de Lyon… Il s’en servit pour installer un prototype de son invention de “moteur flottant”, mis au point avec Pierre Lemaire. 

Le principe consiste à “isoler” le moteur du châssis avec des silent-blocs.

Comme Rochet Schneider (son employeur de l’époque) refuse son invention, il l’a présente à André Citroën qui l’embaucha et adapta le système à ses voitures.

Pour ce qui est de la caisse, c’est une limousine avec séparation chauffeur. Elle vient de chez Candelaresi, carrossier Lyonnais qui a exercé entre 1921 et 1928. (Il y avait d’autres carrossiers automobiles à Lyon comme Achard et Fontanel, Billeter et Cartier, Faurax et Chaussende ou Ottin… pour les principaux.)

 

Delage D6-70 “Berlinette Le Mans Replica” 1936

Cette Delage D6-70 (châssis n° 54411) de 1936 était exposée à Epoqu’Auto (2019) pour la rétrospective de la marque.

 

Bien que la carrosserie soit ici une réplique, elle évoque une auto à la riche histoire mais dont la caisse d’origine a disparu.

 

En effet, tout commence avec la Delage D6-70, châssis n° 50688 de 1936.

Louis Delâge vient de se faire racheter par Delahaye mais reste à la tête de la marque (pour faire simple). 

Pour garder l’ADN de sa marque, il souhaite reprendre la compétition et choisit cette D6-70 (de 3 Litres qui développe 130 Cv à 5100 Trs/mn) qu’il fait carrosser par Figoni-Falschi en coupé aérodynamique (berlinette) pour participer aux 24 Heures du Mans de 1936. Son châssis n’est ni plus ni moins qu’un châssis court de Delahaye 135 S d’un empattement de 2,7 m et surbaissé.

La caisse est entièrement en alu pour gagner du poids et elle est peinte dans un rouge “flashy”. 

(sur le dessin de Rob Roy ci-contre, la Bugatti T57G Tank n°2 de JP Wimille et R Benoist remporte les 24 H du Mans 1937)

Suite aux fameuse grèves de 1936, l’épreuve des 24 heures du Mans de cette même année est annulée et l’auto, dont l’esthétique est particulièrement réussie, se retrouve à participer à de nombreux concours d’élégance!

Mme Richer-Delavau remporte le “Grand Prix des Voitures Aérodynamiques” du Bois de Boulogne en 1936…

Elle finit par être mise en vente dans le garage Autex  (appartenant à Walter Watney), avenue Victor Emmanuel III, le principal concessionnaire Delage parisien.

C’est là qu’arrive Louis Gérard, entrainé par par son fils et qui tombe amoureux de la voiture. Importateur sur Paris de machines à sous américaines, il a les moyens de l’acheter (la légende veut qu’il la paie en pièces de monnaie…).

Il décide aussi de participer à l’édition des 24 heures du Mans de 1937, il a 38 ans.

Pour sa toute première course, avec son co-équipier Jacques de Valence, il finit à une belle 4ième place! La voiture porte le n°29.

Il se prend au jeu et décide de participer aussi à l’édition de 1938! Pour ce faire, il fait transformer son auto chez Figoni-Falschi qui lui construit une caisse biplace de course ouverte.

Elle gagne ainsi environ 150 kg sur la balance.

La voiture porte le n°22 et abandonne suite à un problème de joint de culasse.

Elle remportera néanmoins le Tourist Trophy 1938 et finira 2ème aux 24 Heures de Spa (1ère de catégorie).

La carrière de Louis Gérard durera jusqu’au début des années ’50.

L’auto existerait toujours.

Quand elle a changé de carrosserie, la caisse de berlinette a été “recyclée” sur une Delahaye 1935 (châssis n°48192).

Avec cette Delahaye, Germaine Rouault participe à quelques courses en 1938 et 1939.

Qu’est-elle devenue?

 

 

Et voici maintenant cette Delage D6-70 Réplica qui était exposée à Epoqu’Auto.

Elle a été reconstruite par les Ateliers Auto Classique de Touraine au début des années 2000 et présentée comme telle.

(Je crois qu’il existe une autre reconstruction)

 

 

 

 

Delage D8 “Coupé-Landaulet” 1934

cette grosse Delage D8, châssis long (n° 39254) à carrosserie Coupé-Landaulet de 1934 était présentée lors de la rétrospective de la marque à Epoqu’Auto 2019.

Sa carrosserie de Coupé-Landaulet est l’oeuvre de Letourneur et Marchand. Il faut dire que ce carrossier et Delage étaient très liés, notamment avec Autobineau qui concevait les carrosseries “usines”… 

Le Coupé-Landaulet est une carrosserie de “voiture de maître” puisque que le chauffeur reste à l’extérieur alors que le propriétaire se faisait conduire dans une caisse particulièrement cossue et confortable! La partie arrière s’ouvre, soit pour s’aérer, soit pour se montrer… Le coffre à l’arrière sert pour les bagages.

Ce type de carrosserie était plutôt passé de mode en 1934 mais j’imagine qu’il restait des propriétaires aux goût très classique et “vieille France”. 🙂

Cette D8 serait équipée d’un moteur D8S (8 cylindres, 4060 cc, 23 Cv fiscaux et 120 CV réels), ce qui est suffisamment puissant et coupleux pour tirer confortablement ce type de caisse!

Pour l’anecdote, cette auto a servi de taxi dans Paris dans les années ’50.

La mascotte (probablement en cristal Lalique) est sublime!

DELAGE D8 “S” Berline 2 Portes de 1934

voici une des plus belles automobiles de tous les temps, la Delage D8 S “Berline 2 Portes” (pour ne pas dire Coach ou Coupé), à carrosserie “usine” (pour ne par dire Letourneur et Marchand par Autobineau) de 1934.

Il faut se rappeler que la D8 était un modèle particulièrement haut de gamme avec son moteur de 23 Cv à 8 cylindres pour 4060 cc et une puissance de 120 cv environ à 3800 trs/mn). Les proportions idéales de son châssis ont permis aux meilleurs carrossiers de s’exprimer mais je trouve que ce sont encore les carrosseries “usines” les plus réussies! 

En effet, elle sont élégantes, sobres et la ligne est particulièrement bien équilibrée! La caisse et le capot abaissés de la version “S” lui donne ce côté sportif-chic!

On est là à l’apogée de ces carrosseries (juste avant la mode de l’aérodynamisme et de ces caisses qui deviennent, à mon goût, trop extravagantes et dont le luxe cache un certain manque d’inspiration…)

Par rapport à sa “petite” soeur D6, ont est impressionné par longueur de son capot…! 🙂