Panhard Levassor 6CS Spécial Torpédo Sport par Dubost 1935

C’est bien sûr au Salon Epoqu’Auto (2021) qu’était présentée cette belle Panhard Levassor Type X73,  Torpédo Sport par Dubost de 1935 dans son jus! 

 

 

 

La Panhard X73, (ou 6CS Spéciale) à carrosserie Cabriolet (ou Torpédo Sport) serait unique et porterait le n° de châssis 98200 (d’après le registre des doyennes Panhard Levassor, si je ne confonds pas)

C’est une voiture haut de gamme à l’époque et son moteur est bien évidement un moteur sans soupapes (distribution par chemises louvoyantes). C’est un 6 cylindres de  2861 cc de Type SK6C7 (16 CV) qui développe environ 80 CV à 3500 Trs/mn. La boite est à 4  vitesses. 

La X73 a été fabriquée de  1934 à  1938 et, avec plus 1500 voitures construites, elle fut un réel succès pour la marque.

 

 

La X73 est aussi connue sous le nom de « Panoramique » avec ses vitres petites fenêtres latérales bombées de chaque côté du pare-brise, dues au designer maison, Louis Bionier . Sur celle-ci, le carrossier Dubost ne les a pas mises (ça n’aurait pas été beau sur un cabriolet et… ça ne nuit pas la visibilité!)

Elle est à restaurer et arbore une belle patine! Admirez son tableau de bord!

Voici de ce qui est précisé sur le registre des doyennes Panhard Levassor:

« commande 26.209 Marseille », la plaque de carrossier indique DUBOST, Marseille. La date semble être 13 mars 1935 mais le véhicule aurait été construit le 28 septembre 1936… M. GODIVIER à Fontaine les Luxeuil (Haute Saône) achète la voiture d’occasion aux établissements Panhard en septembre 1937. Cette voiture a été la propriété de Gabriel BOMPY, épicier en gros à DIJON, ex coureur cycliste Terrot. BOMPY fait son armée entre 1930 et 1935 à la Base aérienne 102 à Dijon avec un membre de la famille PANHARD, ensembles, ils auraient participé au Rallye de MONTE CARLO avec la voiture. La voiture est équipée ensuite d’un gazogène à charbon de bois avant d’être arrêtée en 1956.« 

Delahaye 135 Coach Chapron 1937

cette Delahaye 135 « Coupe des Alpes » carrossée en Coach par Chapron de 1937 en cours de restauration était exposée par le Club Delahaye au dernier Salon de Reims (2021)

Pour rappel, la Delahaye 135 est apparue en 1934 (année modèle 1935) et remplacera la « Super Luxe »138.

Sur un nouveau châssis plus moderne, surbaissé et un peu rallongé (en 1936), elle est équipée du même moteur 18 CV, 6 cylindres en ligne de 3227 cc qui développe 95 CV. Fort de ses succès en compétition, Delahaye présente en parallèle un modèle « Coupe des Alpes » équipé notamment de 3 carburateurs Solex et qui développe 110 CV! La boite est manuelle à 4 vitesses (et peut être semi-automatique avec la boite Cotal en option).

(Il y aura aussi très vites des modèle 20 Cv de 3,5 litres dits « Compétition » puis « M » et « MS » puis des modèle pour la compétition dits « Spécial » avec un châssis allégé et raccourci, pour faire simple.)

Sa carrière sera longue puisqu’on retrouve ses évolutions jusqu’en 1952 avec le modèle 175.

Pour ma part, j’ai une préférence pour les modèles d’avant le printemps 1937 car j’adore le « combo » calandre concave et phares plats! (et j’aime moins les calandres horizontales dessinées par Philippe Charbonneaux après guerre)

(On voit bien sur ces 2 photos la différence entre les calandres concaves et les bombées apparue à partir du printemps ’37)

Je préfère aussi les carrosseries sobres comme celle-ci carrossée en Coach par Chapron… 

Delahaye n’ayant fabriqué de carrosserie, tous les plus grands carrossiers ont habillé des châssis 135 et Henri Chapron sera un des principaux.

On voit bien le travail déjà accompli (et celui qui reste à faire) mais j’adore voir de autos en cours de restauration et en train de reprendre vie! Merci à son propriétaire de participer à la sauvegarde de notre patrimoine automobile et industriel! 🙂

Rochet-Schneider Racer Type 6000 de 1906

C’est au salon de Reims (2021) que j’ai pu découvrir ce « Racer » Rochet-Schneider type 6000 de 1906.

Il était présenté par « Les Ateliers de Restauration du Périgord » dont l’accueil a été particulièrement chaleureux!

(on s’est même trouvé des goûts communs pour Georges Irat et autres Remi Danvignes… 😉 )

La Rochet Schneider présentée arborait une carrosserie de « racer » reconstruite en hommage à la courte période sportive de la marque… (carrosserie reconstruite sur une auto retrouvée en châssis/moteur nu et entièrement restaurée)

En effet, la marque est plus connue pour sa qualité de fabrication que pour sa sportivité néanmoins, voici le palmarès que j’ai pu trouver pour cette année 1906:

– Coupe d’Auvergne en 1906, elles ont fini 2° et 3° dans leur catégorie (derrière une Brouhot)
– course de côte du Mont Ventoux 1906, 1er Rocher Schneider

– Meeting de Provence 1906, Taddeoli fait 35,5 s au kilomètre lancé à 116 km/h de moyenne

(photos ci-dessous de l’Agence Rol, trouvées sur Gallica)

La Rochet-Schneider Type 6000 a un gros moteur 4 cylindres de 4000 cc, la transmission se faisant par chaines aux roues arrières. 

Elle peut monter à 130 km/h sans freins à l’avant! 

Admirez les détails…

 

 

 

Et voici à quoi ressemblait un châssis de Rochet-Schneider en 1906 (merci au site Gallica):

Delahaye 134 Berline de 1935

Vue au Salon de Reims (2021), cette jolie Delahaye 1934 berline (Sical?) de 1935 était en vente.

Oui, dans les années ’30, Delahaye n’a pas proposé que des « 135 » ou 6 cylindres mais dans la gamme, il y avait aussi l’intéressante « 134 » à moteur 4 cylindres!

Le type 134 est sorti en 1933 en parallèle à la grosse 138 à 6 cylindres.

C’est une 12 Cv fiscaux, son moteur est un 4 cylindres en ligne (2,15 litres issu du 6 cylindres de 3,2 L) et soupapes en tête. Sa puissance est de 50 CV à 3800 trs/mn, ses roues avant indépendantes et l’essieu arrière est rigide.

Elle devient 134N (châssis long) en 1936 mais la concurrence ne devait pas être simple face aux « Traction Avant » 11 Cv de chez Citroën…

Elle suivra sa carrière dans l’ombre des « 135 » et sera fabriquée à 340 exemplaires (dont une centaine après-guerre).

Il n’en demeure pas moins que c’est une auto digne d’intérêt qui, grâce à un châssis similaire à celui de la 138, reçoit de belles carrosseries, bien dessinées et équilibrées! (Delahaye ne fabrique pas de carrosseries et ne propose que des châssis nus).

Il s’agit ici d’une sobre berline que je pense carrossée par Sical (elle ressemble beaucoup à une autre 134 présentée comme habillée par le même carrossier).

Son intérieur semble très luxueux et elle arbore des roues à rayons (Robergel?).

 

 

 

Tout ça pour dire que je suis heureux de présenter cette « petite » Delahaye…:)

 

Delage D8-120 Pourtout de 1938

c’est toujours lors de la rétrospective de la marque Delage à Epqou’Auto en 2019 qu’était exposée cette D8-120 de 1938 carrossée en Coach Profilé par Marcel Pourtout.

La D8-120 a été construite entre 1936 et 1938.

 

 

Comme toutes les Delage depuis le rachat de la marque par son concurrent direct, la D8-120 est un savant mélange de pièces d’origine Delahaye et d’ingénierie Delage. 

Son châssis court (empattement 3,35 m) en fait une version sportive de la D8-100 et son moteur 8 cylindres en ligne de 4,302 litres développe 115 cv à 3 900 t/mn  et permet une vitesse maxi de 160 km/h. Il est accouplé à une boite semi-automatique Cotal à quatre rapports. 

Le moteur 8 cylindres reste une exclusivité de Delage (Delahaye n’en produira jamais).

Evidemment, ces châssis-moteurs son vendus nus, l’heureux acquéreur peut (ou doit) choisir son carrossier préféré pour l’habiller. L’équilibre et le dessin de ces châssis permettait alors les plus belles réalisations et c’est ce qui explique que ces autos gagnaient souvent des prix aux concours d’élégance!

C’est la carrosserie de Marcel Pourtout, sur un dessin de Georges Paulin qui se charge de la robe de cette auto. (Les 2 associés son surtout connus pour leur réalisations sur Peugeot avec les coupé-cabriolets « Eclipse » et les fameuses « Darl’Mat »).

Il exposera ce « Coach Profilé » au Salon de l’Automobile à Paris en 1938.

 

 

voici une autre Delage D8-120 de 1936 carrossée en cabriolet par Villars ou celle-ci par Vanvooren.

Delage D6-70 Cabriolet Chapron 1937

cette Delage D6-70 de 1937 a été carrossée en cabriolet par Chapron. Elle était exposée à la très belle rétrospective de la marque à Epoqu’Auto 2019.

En 1937, Delage a déjà été repris par Delahaye et bien que le modèle D6-70 soit conçu à partir éléments provenant de cette dernière, elle garde sa propre personnalité. C’est bien une Delage!

En effet, Louis Delâge a gardé son autonomie et son bureau d’étude (et surtout son ingénieur Arthur Michelat ).

Le moteur est issu de celui de la Delahaye 135 ( 6 cylindres en ligne de 3227 cc) mais sa cylindrée est revue à la baisse (2729 cc). Grâce à une course plus courte et une culasse modifiée, il semble plus dynamique… Il développe 68 ch à 4000 tr/min et peut recevoir en option une boîte électromagnétique Cotal.

Aussi, la D6-70 ne reprend pas le châssis de la « 135 » mais celui de sa petite soeur, la 134 (4 cylindres). Il a l’avantage d’être plus léger tout est restant aussi rigide. De plus, sur la Delage, il est préparé pour recevoir des amortisseurs plus moderne « Houdaille ». (à la place des amortisseurs à frictions dépassés) et des freins hydrauliques.

Enfin, la finition haut de gamme qui a fait la réputation de la marque est bien au rendez-vous. Il s’agit bien d’une voiture de luxe sportive.

 Les carrosseries sont, bien sûr, sous-traitées aux meilleurs carrossiers et ce cabriolet est l’oeuvre de Chapron. Comme le veut la tradition chez Chapron (surtout avant-guerre), elle est très bien équilibrée et élégante, tout en restant sobre… 

Il n’est pas étonnant que ces D6-70 aient été un grand succès à leur époque!

 

 

 

(Je suis désolé de la qualité des photos qui ne sont pas à la hauteur de la voiture…)

Panhard-Levassor 10 Cv Type X19 de 1913

ce joli Torpédo Panhard-Levassor 10 cv X19 de 1913 était exposé à Epoqu’Auto de 2018.

Si, dès 1910, Panhard et Levassor propose des moteurs « sans soupapes » (qui deviendront sa marque de fabrique jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale) pour ses voitures « haut de gamme », le doyen des constructeurs automobiles n’en délaisse pas moins les modèles plus accessibles, mais sans transiger sur la qualité de fabrication!

C’est ainsi que P-et-L lance, en 1912, une auto 10 Cv à soupapes latérales. Son originalité vient que ce moteur est un 4 cylindres monobloc de 2154 cc (70×140), d’un nouveau carburateur propre à la marque à deux gicleurs, d’un graissage par barbotage… Tout n’est qu’innovation sur ce modèle!

La boite de vitesse est à 4 rapports avec arbre de transmission par flector. La X19 possède de nombreuses qualités pour son époque faisant d’elle une vraie référence.

Tout ça pour dire que cet « entrée de gamme » n’a rien d’une voiture au rabais et ce ne sont pas sa qualité de fabrication et son équipement complet (dynamo-démarreur et éclairage électrique) qui contrediront ce fait. 

Voici, pour compléter cette présentation, un article de L. Baudry de Saunier paru dans Omnia de 1912 (merci Gallica) et que ne fait que des éloges de cette nouvelle « petite » Panhard-Levassor:

Les autres Panhard-Levassor présentée sur ce blog sont ici… 😉 

Peugeot Type 161 Quadrilette

voici une amusante et avant-gardiste Peugeot Type 161.

Elle était en vente sur la bourse du Salon de Reims (2019), annoncée comme une sortie de grange.

Présentée pour la première fois au salon de Bruxelles en 1920, la nouvelle petite Peugeot « Quadrilette » sera fabriquée jusqu’en 1924.

 

Toute petite, elle mesure 2,95 mètres de long et 1,17 mètres de large (voies de 92 cm à l’avant et  75 cm à l’arrière!), et toute légère (environ 300 kg), elle peut emporter 2 personnes… l’une derrière l’autre, en tandem!

(Peugeot se serait-il inspiré des cyclecars Bédélia?)

Son moteur est à la même échelle puisqu’il s’agit d’un 4 cylindres de 667 cc qui développe à peine plus de 9 cv à 2000 trs/mn. Cette 4 cv (fiscaux) peut monter à 60 km/h, ce qui est suffisant pour permettre aux moins riches de prendre la route en cette période juste après Première Guerre.

L’étroitesse de la voie arrière permet à la boite 3 vitesses de se passer de différentiel (la rendant économique et fiable).

Pas de freins à l’avant mais uniquement à l’arrière et sur la transmission et ses suspensions sont originales avec un seul ressort transversal à l’avant (et deux à l’arrière).

Elle sera dans la catégorie « cyclecar » et pourrai ainsi bénéficier d’une fiscalité réduite ( fiscalité avantageuse qui s’arrêtera en 1925)

La position en tandem ne plaira pas vraiment et, dès l’année suivante apparaitra la 161 E « élargie » avec deux places presque côtes à côtes sur le même châssis mais avec une caisse un peu plus large…

Viendra ensuite la 172 avec des voies plus larges et dont le moteur sera plus puissant (5 cv) et deux places nettement plus classiques…

 

 

 

un peu de lecture:

 

 

Comment réaliser un traitement céramique ?

Un traitement céramique sans bavure… on veut bien, mais comment faire ? Sans prétendre transformer sa voiture en un bolide à la James Bond ou en produit de l’industrie aérospatiale, on aimerait quand même bien voir le résultat du traitement céramique sur sa propre carrosserie. Cet article précise comment appliquer la protection céramique pour embellir son véhicule.

Une petite histoire pour commencer

Initialement, ce fut l’aérospatial qui développait et utilisait le traitement céramique pour protéger les produits industriels. Aujourd’hui, la méthode s’est répandue dans le secteur automobile. Un bon nombre de marques en font usage pour protéger leurs carrosseries.

Découvrez votre automobile sous un meilleur jour

Cette nanotechnologie traite l’intérieur et extérieur de l’automobile sur toute sa surface. Elle garantit la rénovation des plastiques et des vitres. Elle enlève la saleté des moquettes. Un autre but : le traitement céramique consiste également à limiter les effets de la haute pression interne et externe.

Aussi appelé ceramic coating ou glass coating, le revêtement céramique est difficile à effectuer. Mais en voyant le résultat, il y a de quoi vous remonter le moral. Si vous avez une volonté de fer et l’habileté artistique d’un bricoleur, vous pouvez vous livrer vous-même au travail. Sinon, vous pouvez confier la mission à un spécialiste tel que l’expert du detailing Auto-detailing-reims.com qui maîtrise à la perfection le quartz coating.

Suivez les étapes du revêtement céramique !

Si vous souhaitez faire vous-même le travail, voici comment procéder. Prenez avant tout une photo de votre bolide avant opération. Quand le traitement sera terminé, vous en prendrez une autre afin de voir clairement la différence. Maintenant, au travail !

Tout d’abord, pour traiter les rayures auto de votre voiture, utilisez de la Cire Brillance Polish. Cette formule va simplifier le nettoyage. Procédez en profondeur, sans oublier la décontamination de la carrosserie de votre voiture de collection. Vous devez ensuite tout sécher. Vérifiez qu’il n’y a aucune trace d’humidité.

Une fois ce nettoyage effectué, un lustrage complet se fera en trois passages. L’objectif est d’éliminer les microrayures, les taches et autres défauts visibles. C’est alors que vous pourrez redonner de la brillance à votre véhicule. Ne croyez surtout pas qu’une voiture neuve n’ait pas besoin de traitement céramique. Les petits défauts existent toujours. Passez maintenant à la deuxième phase de décontamination de votre carrosserie.

Ensuite, il est temps d’appliquer la céramique sur chaque pièce de la carrosserie. Vous procédez ainsi à un lustrage complet, avec application de couches supplémentaires, si le besoin se fait ressentir.

À noter : il vous est recommandé d’utiliser un chiffon en microfibre Wax pour l’essuyage des vitres et optiques pour ne pas créer de rayures. Prenez de nouveau un temps de pause pour un second séchage.

Voici quelques conseils pour terminer :

  • Ne traitez pas votre automobile n’importe où. Choisissez un endroit sec, propre, frais et bien éclairé pour stationner votre bolide avant de vous lancer dans l’opération.
  • Le polissage doit être fin et non grossier. N’exécutez surtout pas de mouvements de rotation en polissant la surface.
  • Le traitement céramique effectué par un simple automobiliste durera sûrement entre 1 et 2 ans. S’il est fait par un professionnel, le résultat peut durer jusqu’à 3 ans.

Vous savez maintenant comment redonner de sa superbe à votre voiture de collection !