Alfa Romeo 6C Cabriolet 1928

Cette Alfa Romeo 6C-1500 Cabriolet James Young  (n°0111524) de 1928 participait au VRM (Vintage Revival Montlhéry) de 2019.

Il faut dire que la marque était à l’honneur cette année-là, au VRM.

Pour rappel, la 6C 1500 cc est sortie en 1926 et a été fabriquée jusqu’en 1929 où elle laissera la place à la 6C 1750 cc. (… qui donnera naissance à la 6C 1900 en 1933 puis la 6C 2300 apparaitra en 1934, etc…). Elle représente donc le début d’une très belle et grande histoire, tant commerciale que sportive pour Alfa Roméo!

C’est l’ingénieur maison, Vittorio Jano qui crée ce moteur à six cylindres en ligne de 1 500 cm3 (1487 cc), un arbre à cames en tête qui développe 54 ch à 4500 tr/min, ce qui est un très haut régime pour l’époque… La boîte est à 4 rapports. Avec un poids de de 960 kg, elle peut monter à 125 km!

La 6C 1500 remplace en fait les lourdes routières RL apparues en 1920.

Rapidement, Jano la fera évoluer avec une version à deux arbres à cames en tête, les 1500 Sport (60 cv) et Super Sport (76 cv avec un compresseur).

L’ALFA ROMEO 6C 1500 présentée ici date de 1928.

Il s’agit d’un cabriolet carrossé par l’anglais James Young. La marque était très appréciée en Grande-Bretagne ce qui explique que celle-ci y a été initialement vendue. 

Voici la présentation du châssis 6C 1500 parue dans le magasine Omnia de 1926 (source: Gallica, BNF)

Alfa Roméo RL TF 1924

voici une incroyable Alfa Roméo RL TF de 1923 qui a participé au VRM (Vintage Revival Montlhéry) de 2019. Il faut rappeler que la marque était à l’honneur…

L’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (ALFA créée en reprenant l’usine italienne de Darracq en 1909) a été sauvée de la liquidation en étant reprise par Nicola Roméo en 1915. 

C’est sous la direction de l’ingénieur Giuseppe Merosi qu’est créé le modèle sportif RL (Romeo Lungo?) à partir de 1922. Elle sera produite jusqu’en 1927.

Voici la présentation du nouveau modèle Alfa Roméo Type RL en 1923 dans le magasine Omnia.

(merci au site Gallica de la BNF)

 

 

 

 

 

 

 

De la version “Super Sport” est dérivée une version course qui permettra à des pilotes de briller, notamment sur la course Targa Florio dès 1923. Ce sera donc la RL-TF! Les fameux pilotes ne sont autres que Ugo Sivocci, Antonio Ascari, Giulio Masetti et un certain… Enzo Ferrari. 

Autre extrait de Omnia (1924)

 

La RLTF, est équipée d’un moteur 6 cylindres en ligne plutôt simple mais très bien construit et très fiable. Sa cylindrée est comprise, selon les modèles, entre 3 L et 3,6 Litres. La boite est à 4 vitesses et elle se distingue des RL-SS (châssis court) par un allègement et une rabaissement sévères! 

Le modèle 3,6 L développe 125 ch à 3 800 tr/min. 

(cette photo, trouvée sur le web provient d’une autre auto, l’ALFA ROMEO RLTF 1924 immatriculée XX 5060)

 

 

 

 

La RLTF 1923 se distingue des suivantes par son radiateur et sa calandre plus petits et son absence de freins à l’avant.

Le modèle présenté ici reçoit une belle calandre en V.

Au Royaume-Uni, le modèle RL était connu sous le nom de 22/90. 

Et voici un extrait d’un carnet d’entretien d’une Alfa Roméo RL, VII° série de 1927:

Alfa Romeo 6 C 1750 de 1930 par Touring

je crois bien que je suis complètement fan de cette Alfa Roméo 6 C 1750 de 1930 carrossée en “Berlina Aerodinamica” par la Carrozzeria Touring (vue à Rétromobile 2019).

(Je vous en avais déjà présentée une autre l’année dernière, ici)

En fait, ce type de carrosserie serait apparu suite à la réglementation des Mille Miglia de 1930 qui voit apparaître pour la première fois la classe “Turismo” (voitures fermées, avec châssis standard).

Touring s’est ainsi mis à créer des berlines semi-rigides (qui ont gagné dans leur catégorie en 1931 avec Carlo Gazzabini et Angelo Guatta sur l’Alfa Romeo 6C 1750 GT et en 1932 avec Ferdinando Minoia et Gaetano Balestreri sur l’Alfa Romeo 6C 1750 GTC).

 

 

La carrosserie seule ne dépasserait pas les 135 kg, c’est dire si c’est léger! Elle est de conception type “Weymann”.

Et, par ailleurs, la version berline 4 portes n’est pas mal non plus…

La 6 C 1750, sortie en 1929 descend de la 6 C 1500 et est équipée d’une moteur 6 cylindres de… 1752 cc. Elles sera construite entre 1929 et 1931, brilleront en compétition et est une véritable icône de l’automobile sportive de cette période!

 

Alfa Romeo 6C 1750 GTC 1931 par Touring

c’est encore à Rétromobile (2018) que j’ai découvert cette Alfa Roméo 6C 1750 GTC (Gran Tourismo Compressore) de 1931 carrossée en conduite intérieure “Berlina Aerodinamica” par Touring.

Côté moteur, c’est une véritable voiture de course puisque cette 6C 1750 est équipée d’un compresseur (même si ce n’est pas la puissante de toutes, ce privilège revenant à la Super Sport Compressor) et permet, avec son empattement long (316 cm), de recevoir de belle carrosseries. C’est ainsi une vraie GT au sens moderne du terme!

Si les 6C 1750 (SS, GS) ont remporté les Mille Miglia de 1929 à 1930, Minoia finira quatrième (derrière deux 8C2300 et une 6C 1750 GS…!) dans un même modèle (et même carrosserie) en 1932 avec le n°46 (et Marinoni/Cortese abandonneront avec le n°47 dans la même course et avec la même voiture).

– Moteur 6C 1750 GTC : 6 cylindres en ligne de 1752 cc; compresseur; 80 cv à 4400 Trs/mn pour 135 km/h.

En tout, seuls 159 châssis sont sortis entre 1931 et 1932, toutes carrosseries confondues.

Pour ce qui est de la carrosserie, la “Carrozzeria Touring” fut un des premiers à proposer des conduites intérieures sportives (c’était plutôt l’apanage des Torpédos ou Roadsters à cette époque). Pour ce faire, Touring avait une grand expérience des carrosseries légères puisqu’il utilisait la licence Weymann (carrosseries “souples” en cuir ou simili sur structure en bois légère qui accepte les déformations plutôt que d’essayer de les empêcher).

Cette “conduite intérieur” peut être considérée comme “semi-rigide” puisqu’elle utilise des panneaux métalliques “classiques” sous la ligne de ceinture et un pavillon “souple” type Weymann.

Son poids est ainsi contenu! (Je crois que celles qui ont couru aux Mille Miglia étaient 100% “Weymann”)

Enfin, pour cette «Berlinetta Guida Interna Aerodinamica Mille Miglia», Touring lui avait donné le doux nom de “Fugientem Incurro Diem”…

La finition est somptueuse (admirez le tableau de bord en faux marbre!) et sa ligne, surprenante, est particulièrement dynamique… Impossible  de rester indifférent!

J’adore la ligne de caisse qui passe au dessus des vitres latérales et le baguette de porte qui semble dessinée “à la volée”…! 🙂

Je ne sais si cela vient de sa couleur bleue mais je lui trouve un côté presque aquatique…

Alfa Romeo 6C 1750 GS par Figoni 1933

C’était lors du Rétromobile (2016) que l’on pouvait découvrir cette Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport, châssis court (numéro moteur et châssis 10814377), carrossée en cabriolet par Figoni.

 

 

Voici l’ Alfa Romeo 6C 1750 Compresseur de Giuseppe Campari (en 1931) sous l’oeil d’un certain Enzo Ferrari (et Achille Varzi):

Son moteur est un 6 cylindres en ligne de 1752 cc, double arbre à cames en tête avec un compresseur (Roots) qui lui permet de développer 85 Cv à 4400 trs/mn qui lui permet d’atteindre les 145 km/h! Avec son châssis court, c’est une vraie sportive…

Voici à quoi peuvent ressembler son châssis et son moteur:

Sa carrosserie cabriolet par Figoni est particulièrement élégante, tout en sobriété et équilibre…

(Figoni a aussi crée des coupés sur la même base dont celui en photo ci-dessus en cours de restauration et qui laisse apparaître son moteur)

quelques détails qui sentent bon la personnalisation, on imagine bien les discussions entre le commanditaire et les techniciens de chez Figoni pour le choix de chacun des accessoires…:

 

 

Alfa Roméo 8C 2300 Figoni 1934

Avec cette Alfa Roméo 8c 2300, vue lors du Salon Rétromobile de 2016, je ne sais pas si je présente une “bête de course” ou une “candidate aux concours d’élégance” d’un luxe absolu…

La réponse est pourtant simple: les deux mon capitaine! 🙂

En effet, l’Alfa Roméo 8C 2300, avec son moteur 8 cylindres en ligne de 2336 cc, ses doubles arbres à cames en tête et son compresseur donne 142 CV et peut dépasser les 200 km/h!

188 châssis 8 c 2300 ont été construits entre 1931 et 1934.

Ces auto ont participé et remporté des courses comme la Targa Florio (1931, 1932 et 1933, en version « Monza »), les Mille Miglia (en 1932, 1933 et 1934), les 24 Heures du Mans (1931, 1932, 1933 et 1934), les 24 Heures de Spa (1932 et 1933), ainsi que le Grand Prix d’Italie (en 1931, version « Monza »), etc…

Par ailleurs, celle-ci (châssis n° 2311239 de 1934) a été carrossée en cabriolet par le célèbre carrossier Figoni, avec une ligne plutôt classique intemporelle et des finitions très luxueuses.

Elle a été livrée début 1935 au Comte Raoul de Calvayrac. Il l’a gardée jusqu’à la fin la guerre (qu’elle a passée cachée sous un tas de foin pour ne pas être perquisitionnée sous l’occupation!). Elle fut alors repeinte en jaune et marron et elle part pour New-York en 1950.

Elle a finalement été restaurée et retrouvé son aspect d’origine pour participer (et gagner) des concours d’élégance (Pebble beach en 2010, la Villa d’Este, etc…)

La boucle est bouclée…! (mais elle ne connaîtra jamais la compétition sportive)

 

 

Alfa Romeo 8C Monza de 1932, sang chaud dans les pays froids…

c’est toujours à Rétomobile (2017) que l’on pouvait découvrir cette magnifique Alfa Romeo 8C 2600 Monza (n°2211077) de 1932 aux couleurs originales…

En effet, si cette italienne arbore une robe suédoise (bleue avec des rayures blanches sur le capot), c’est qu’elle a été livrée en Suède au pilote Per Wiktor Widengren (1909-1976) en 1932, ce dernier ayant couru à son volant jusqu’en 1936.

(Elle remplace ainsi sa Mercedes SSK…!)

voici son palmarès (merci wikipedia 🙂 ):

-en grand prix

1932: Munksnäsloppet (Munkkiniemenajo), sur Alfa Romeo 8C 2300 “Monza” (à Helsinki)
1933: Grand Prix hivernal de Suède (glace), sur Alfa Romeo 8C 2300 (et meilleur tour en course, sur le circuit de Rämen)
1934: Grand Prix de Pologne, sur Alfa Romeo 8C 2600
1934: Grand Prix de Norvège (glace), sur Alfa Romeo 8C 2600 (circuit de Mjøsa, Lillehammer)
1935: Grand Prix de Norvège (glace), sur Alfa Romeo 8C 2600 (circuit de Bogstad, Oslo)
1935: Vallentunaloppet, sur Alfa Romeo 8C 2600 (circuit de Vallentnasjön)
1936: Långforssjöloppet, sur Alfa Romeo 8C 2600 (circuit de Långforssjön, Sala)
deuxième du Grand Prix de Lviv (Pologne) en 1933, sur Alfa Romeo 8C 2300
deuxième du Grand Prix de Finlande en 1936 sur Alfa Romeo 8C 2600

-en course de côtes

1934: Norlingsbergsbacken (Falun), sur Alfa Romeo 8C 2600
1935: KlevalidenNorra (Huskvarna), sur Alfa Romeo 8C 2600

Après avoir couru et souvent changé de mains, elle a été restaurée dans cette livrée en 1991.

Pour rappel, sur 190 “8C 2600” construites, il n’y eut que 10 “Monza”… autant dire qu’une telle auto est rare!!! 🙂

Alfa Roméo 6C 1900 “Gran Turismo” 1933

C’est à Rétromobile 2016, sur le stand d’un marchand, que j’ai photographié cette sublime Alfa Roméo 6C 1900 de 1933 (Châssis n °: 121315124 Moteur n °: 121315124).

La 6C 1900 découle des 6C 1500 puis 1750 et devance la 2300. Ces moteurs ont été conçus par l’ingénieur vedette de la marque, Vittorio Jano (1891-1965), débauché de chez FIAT par Enzo Ferrari en 1923, directeur sportif chez Alfa Roméo à cette époque. Il terminera d’ailleurs sa carrière chez Ferrari, après un passage chez Lancia, chez qui il participera à la conception de l’Aurelia).

Le moteur de la 6C 1900 est, bien sûr un 6 cylindres en ligne de 1971 cc (alésage 68 mm), double ACT et, première mondiale, une culasse en aluminium, boite 4 vitesses et 68 cv en version atmosphérique.

Ce modèle “intermédiaire” ne sera fabriqué qu’à 197 exemplaires avant l’arrivée, dès 1934, des 2300.

Le modèle présenté ici est une version suralimentée, donc encore plus sportive!

Initialement carrossée en berline (comma la plupart des “1900”), elle a été transformée en Roadster (style “Touring Le Mans”) lors de sa dernière restauration… (la caisse d’origine aurait été conservée).

Pan étonnant qu’Henry Ford ait dit: “”Quand je vois passer une Alfa Romeo, j’enlève mon chapeau”. 🙂