Lorraine Dietrich CFO Bi-Places Sport de 1908

cette exceptionnelle Lorraine Dietrich 40 HP type CFO série 12A à carrosserie bi-places sport par Mühlbacher de 1908 était exposée lors de la rétrospective de la marque à Auto Moto Classic de Metz (2018).

C’est le châssis n°11585. Je ne suis pas certain mais il est possible qu’elle encore été fabriquée à Lunéville?

Il s’agit d’un Type CFO de 1908. Le “C” signifie châssis court et “FO” correspond au moteur. C’est un 4 cylindres (2 bi-blocs ) de 8 Litres environ pour 40/50 HP, licence Turcat-Méry (c’est d’ailleurs précisé sur la plaque moteur). Elle peut monter à 110 km/h!

La transmission est, comme on peut le voir sur les photos, par chaînes (je pense que c’était nécessaire pour transmettre le couple!).

Sa carrosserie “Bi-Places Sport” ou “deux baquets”est particulièrement sportive!

C’est l’oeuvre de Mühlbacher, un des plus anciens et des plus luxueux carrossiers de l’époque et qui excellait déjà dans les carrosses avant de se reconvertir à l’automobile.

Même si cette carrosserie est simplifiée au maximum, les moindres détails sont très sophistiqués…

 

 

 

 

Elle a appartenu, comme sa plaque signalétique l’indique, au Prince Igor Czarnowski. Il fallait au moins ça pour pouvoir se l’offrir! 🙂

La plaque châssis rappelle aussi qu’à cette époque, Lorraine Dietrich avait une usine en Angleterre (Birmingham) et qu’elle avait racheté Isotta Fraschini… Ça ne durera pas longtemps, la crise passant par là.

vidéo:

 

Lorraine Dietrich 16.5 Litres 1909

C’est lors du dernier VRM (Vintage Revival Montlhéry de 2019) que j’ai enfin pu découvrir cette énorme Lorraine Dietrich de 1909.

 

 

C’est sur la base d’un châssis et de pièces d’une auto de 1909 que Richard Scaldwell l’a reconstruite, en s’inspirant des modèles de compétition:

  • soit au modèle FR2 de 1908 avec son moteur culbuté mais que ne brillera pas en compétition cette année-là,

 

  • soit aux GP 1912 qui abandonneront aussi au Grand Prix de l’ACF mais dont celle Victor Hémery battra le record des 200 miles à Brooklands. Sa calandre et ses roues lui ressemblent plus, et j’ai le sentiment qu’elle s’en rapproche davantage…

(photos ci-dessus issues du site Gallica et du livre Lorraine Dietrich de Sébastien Faurès Fustel De Coulanges )

Son moteur est un 4 cylindres (bi-bloc), soupapes en tête de 16,5 Litres… Elle peut monter à 170 km/h tout en gardant un régime de 1500 trs/mn, c’est dire si son couple est énorme!

Le reste est tout aussi impressionnant avec son châssis minimaliste et sa calandre immense… Je suis complètement fan! 🙂

Elle impose le respect!

vidéo:

Lorraine Dietrich 12 cv SLF Berline par Alva

revoici une présentation de cette Lorraine Dietrich SLF berline par la carrosserie Alva de 1913. Elle était exposée à l’entrée du salon Auto-Moto Classic de Metz (2018) pour la rétrospective sur la marque à la croix de Lorraine.

 

 

Ici sa présentation complète: Lorraine Dietrich 12 cv SLF 1913 

L’avantage de revoir une auto, c’est que cela me permet de faire d’autres photos comme celle de ce profil que j’adore… 🙂

(à y regarder de près, il y aura du boulot lors de la restauration de cette carrosserie)

 

 

 

 

Lorraine Dietrich FRGF4 Torpédo 1911

cette Lorraine Dietrich FRGF4 Torpédo de 1911 a déjà été présentée sur ce blog (FRHF4) mais j’ai le plaisir de la retrouver lors du premier Auto-Moto Classic de Metz (2018) dans la superbe expo sur la marque…

La voici donc de nouveau 🙂

Il s’agit évidemment d’une licence Turcat Méry et son moteur est un 4 cylindres de 12 HP. Elle peut rouler à 60 km/h.

Lorraine Dietrich DIC Berline de Voyage 1906

cette imposante Lorraine Dietrich DIC (16 HP) série II “Berline de Voyage” n° 7243 de 1906 était exposée au salon Auto-Moto Classic de Metz (2018)

 

 

C’est en 1906 que le de Dietrich deviennent Lorraine Dietrich et, cette même année, tous les moteurs passent à la culasse en L.

Le modèle DI est un 4 cylindres de 4,1 Litres (104 x 120 mm), sa transmission est par chaîne et elle monter à 70 km/h. Elle encore fabriquée à Lunéville.

 

 

Sa carrosserie est “Berline de Voyage”, le chauffeur est à l’extérieur et les propriétaires peuvent s’installer dans un confortable “salon” fermé. Une galerie est prévue pour les bagages sur le dessus.

Il va de soi qu’on peut monter à l’arrière sans retirer son chapeau… 🙂

vidéo:

De Dietrich Type 5 (licence Bugatti) 1903

voici la reconstruction de la De Dietrich à licence Ettore Bugatti de 1903, vue lors du premier Auto-Moto Classic de Metz (2018).

Cette voiture a été construite à deux exemplaires, le premier devait participer à la course de Paris Madrid en 1902. Elle était très basse et le place du conducteur été repoussée tout à l’arrière, derrière l’essieu, pour baisser encore le centre de gravité. Cette position n’a pas plu aux organisateurs de la course qui l’ont refusée, la jugeant trop dangereuse à cause d’un champ de vision insuffisant et le manque de retenue du conducteur (et de son mécanicien) sur l’arrière… Ce sont Ettore Bugatti et Emile mathis qui auraient dû la piloter pour cette course.

 

Cette voiture évoluera donc pour devenir le “Type 5” en 1903 et il s’agit ici d’une reconstruction (replica).

(On parle toujours de “licence Bugatti” mais il ne faut pas oublier qu’Emile Mathis a aussi participé à la création de cette voiture!)

Son moteur est un 4 cylindres bi-bloc de 12,8 litres donnant une puissance de 50 cv, soupapes en têtes et transmission par chaîne… Le châssis est en tube et peut servir de réservoir d’eau pour le refroidissement!

Détails de l’auto ici. Elle pourrait monter à 120 km/h.

 

 

 

On la voit à la fin de cette vidéo:

De Dietrich HP Double Phaeton 1899

Toujours lors de l’expo Lorraine Dietrich du premier salon Auto-Moto de Metz (2018), et arrivant après la De Dietrich “Duc” de 1898, voici une autre De Dietrich 6 HP datant de 1899 avec une carrosserie double Phaeton.

 

 

Même un an plus récente, cette auto est quasiment la même, toujours en licence Amédée Bollée avec un moteur bi-cylindre horizontal de 6 HP et transmission par courroies et engrenages coniques. Elle se différencie pas sa carrosserie qui est ici un double Phaeton et toujours aussi luxueuse! L’affiliation avec les carrosserie hippiques est flagrante…

Elle possède aussi un grand radiateur à l’avant et la hauteur de l’auto, vue de l’arrière, est impressionnante…

vidéo:

De Dietrich 6 HP Type I Duc 1898

voici la plus ancienne des De Dietrich exposée (et existante) lors du premier Salon Auto-Moto de Metz (2018)…

Il s’agit de la De Dietrich Type I 6 HP de 1898 à carrosserie “Duc”.

En effet, c’est en novembre 1896 que Adrien de Turckheim signe un accord avec Amédée Bollée (fils) pour construire des voitures sous licence à Lunéville…

L’aventure automobile commence…! 🙂

 

La conception est simple, un cadre pour le châssis, un moteur bicylindre horizontal à l’avant positionné sous le châssis (6HP, allumage par incandescence d’un barreau de platine chauffé par un brûleur à alcool) qui transmet son mouvement par une courroie à ce qu’on peut déjà appeler une boite de vitesses qui est en porte-à-faux arrière. L’ensemble peut faire une pointe à 30 km/h.

Evidemment, tous ces engrenages n’aiment pas la poussière des chemins routes de l’époque mais la qualité de construction est bien au rendez-vous!

(photo du livre “Lorraine Dietrich”)

La carrosserie “Duc” reste très inspirée par les carrosseries hippomobiles avec 2 places à l’arrière pour… les domestiques!

Merci au club Lorraine Dietrich de nous avoir permis de la découvrir. Elle appartiendrait encore à la famille De Dietrich.

De Dietrich Type CO 40 CV Double Phaeton 1905

merci à l’heureux propriétaire de cette énorme De Dietrich Type CO de 1905 (n° 9606, moteur n° 9224) de m’avoir envoyé les photos de son auto. 

Cette “De Dietrich” marque la volonté de monter en gamme et peut être considérée comme une voiture “charnière” du constructeur de Lunéville…

En effet, 1905 est la dernière année où elles s’appelleront “De Dietrich” puisque ce sera “Lorraine dietrich” dès l’année suivante (suite à la brouille entre Adrien De Turkheim et le Baron De Dietrich).

 

 

Aussi, elle inaugure la nouvelle calandre caractéristique de la marque (en remplacement du radiateur “serpentin”) qui permettra de reconnaître à coup sûr toutes les Lorraine Dietrich jusqu’à l’après première guerre (elle évoluera ensuite mais en gardera néanmoins l’esprit, notamment sur les fameuses B3-6).

Son moteur 4 cylindres (2×2) de 8 litres de cylindrées (140 x 130 mm) a la distribution semi-culbutée.

   

L’orientation haut de gamme du châssis se retrouve aussi dans la carrosserie avec cet impressionnant double Phaeton avec 3 strapontins au milieu…

et quelques photos d’époque…

Est-ce avec le même modèle que Sorel remporta la coupe des Pyrénées en 1905?