Georges Irat 2 Litres Type 4A Coach

Voici une Georges Irat 2 Litres Type 4A de 1927 (je crois?) mais avec une carrosserie « Coach » un peu particulière! ;).

En fait, la caisse est plus récente que le châssis et semble issue d’une Rally r15 de 1931 environ. Il est probable que l’adaptation ait été faite juste après guerre… En effet, cela se faisait beaucoup, soit pour essayer de rajeunir une auto (faute de pouvoir s’en procurer une neuve) soit pour réparer des dégâts avec les moyens du bord!

En tout cas, celle-ci a su garder une belle patine qui sent bon le vécu…

Toujours est-il qu’il s’agit ici d’un des rares modèles de ces superbes 11 CV (type 4A)  survivants (au total, il n’en resterait que 12)… Et on lui pardonne bien cette modification qui fait, finalement, partie de l’histoire de cette voiture…

Ce type de modification faite à une époque où c’était « cohérent » n’a rien à voir avec une transformation (destruction) récente – quelque soit la marque – d’une berline en cabriolet/grand-sport pour faire monter son investissement, au détriment de l’histoire et de l’origine du modèle!

Pour revenir au modèle, il s’agit bien d’une Georges Irat, 11 Cv, Type 4A pour 4 cylindres, 2 Litres (1998 cc) qui développe entre 40 et 60 Cv selon les versions… La version la plus sportive pouvait monter à 140 km/h.

C’était probablement la meilleure  2 Litres/4 cylindres de sont époque et sa sportivité n’avait d’égal que sa qualité de finition digne de la gamme supérieure!

Son slogan « la Voiture de l’Elite » n’était pas usurpé…

Georges Irat 15 cv, 6 cylindres dans Omnia 1927

pour faire suite à sa très réussie 4-A (1921-1928), Georges Irat décide de monter en gamme en présentant une 15 Cv, 6 cylindres, la 6-A. Son moteur de 3 Litres développe 80 cv à 3750 trs/mn.

(la photo récente ci-contre n’aurait plus de GI 6-A que l’allure car équipée d’un moteur/boite/direction de… Toyota!)

Cette auto sera un échec commercial… (même si, en 1928, la cylindrée passe à 3,6 litres). Elle sera vite arrêtée pour laisser la place à une auto encore plus haut de gamme de 8 cylindres (d’origine Lycoming, Georges Irat ne fabriquera plus ses propres moteurs!)

Je ne sais combien de A-6 ont été construits mais je crois qu’il n’en reste, aujourd’hui, que 2.

Voici la présentation ce beau châssis 15 cv dans des magasines OMNIA (merci Gallica) de 1927:

LA 15 CV, 6 CYLINDRES, GEORGES IRAT

Présentée au Salon de l’an dernier, la 15 CV, six cylindres, Georges Irat est maintenant parfaitement au point.

Le moteur a 69 mm 8 d’alésage et 130 mm de course, sa cylindrée est donc de 3 litres.

Les caractéristiques de la culasse, de l’emplacement et de la commande des soupapes sont semblables a celles du type 2 litres qui a connu une si belle saison sportive.

Le vilebrequin a plateaux, et parfaitement équilibré repose sur 7 paliers.

Les pistons sont en alliage léger, de construction spéciale, a 4 segments et les bielles sont complètement usinées.

Le refroidissement est assuré par une pompe à grand débit et radiateur à grande surface sans ventilateur.

Le graissage sous pression dessert tous les organes en mouvement.

L’allumage se fait par Delco afin d’avoir meilleur rendement et souplesse.

Le carburateur est un Zenith à double corps.

Embrayage à disques multiples et ressorts périphériques, boite a quatre vitesses, avec pignons soigneusement rectifiés, font bloc avec le moteur.

La transmission, comme dans la 2 litres, comporte deux joints souples Hardy rigoureusement centrés.

Le pont est du type banjo avec attache par rotule universelle. Les engrenages d’angle sont a taille Gleason. Trois modes de réglage des plus précis permettent d’obtenir un parfait silence.

Le freinage sur les quatre roues est confié à des servo-freins Perrot-Bendix montés dans chaque tambour.

La suspension est à ressorts droits, ceux avant désaxes et ceux arrière passant sous le pont. Ils sont complétés par des amortisseurs.

Le châssis est très sérieusement entretoisé et la traverse médiane est disposée pour ne pas gêner le surbaissement des planchers de carrosseries.

Marquons d’une croix ce détail, il a son importance. Certains types de carrosseries surbaissées prennent ainsi tous leurs avantages. La maison Georges Irat fut d’ailleurs des premieres à prévoir le sur-baissement des planchers, notamment dans sa 2 litres « competition ».

Les roues sont des Rudge-Whitworth avec jantes a base creuse et pneuma-tiques 33 x 6.

Voici quelques dimensions du chassis type 6 A : la voie est de 1 m. 4o ; l’empattement de 3 m. 45 ; l’emplacement de carrosserie de 2 m. 7o et l’encombrement total de 4 m. 6o.

La direction est placée à gauche et elle est à inclinaison variable pour la bien accommoder e. la conformation du conducteur. Elle est du type semi-irréversible à vis et secteur montes sur roulements et butée à gorges profondes.

L’essieu avant est à chapes fermées. La voiture vire dans un cercle de 14 mètres.

Le châssis a son centre de gravité très près du sol. Vaste, il peut recevoir des carrosseries de grand confort et ses proportions d’ensemble permettent une très belle présentation.

Georges Irat, voiture de l’élite

Georges Irat crée sa marque automobile en 1921 en rachetant Majola (qui continuera d’exister jusqu’en 1928) et en faisant appel à un ancien ingénieur de chez Delage (Maurice Gaultier).

C’est ainsi que sort une 2 Litres (11 Cv, 4 cylindres pour 40 Cv), la 4A. Cette voiture, très aboutie, se positionne d’emblée sur le créneau du luxe et de la sportivité!

 

 

 

Voici une très belle 4A de 1926 dont le propriétaire a eu l’excellente idée de sauvegarder la sublime patine (vue au VRM 2015):

Cette image a été justifiée par les participations à de nombreuses compétitions… (que ce soit les 24 heures du Mans dès la première édition en 1923, les 24 heures de Belgique, la Coupe Casablanca-Tunis, Grand Prix San Sebastian, Grand Prix Guipuzcoa, Grand Prix du Maroc, Bol d’Or, Routes Pavées du Nord, Toul-Nancy… principalement avec son pilote attitré, Maurice Rost) et particulièrement bien relayée par les (sublimes) affiches publicitaires de  René Vincent.

 

A partir de 1927, la marque continue sa montée en gamme avec un 6 cylindres et même un 8 en ligne (Lycoming) mais la crise passe par là, les voitures haut de gamme ne se vendent plus et Georges Irat arrive à sauver son entreprise en s’associant avec Godefroy et Lévêque (moteurs RUBY) et lance un tout nouveau Roadster à traction avant (et, bien sûr, un moteur Ruby) en 1935 (et jusqu’en 1939 avec ses différentes évolutions 5 et 6 cv, types MM, MDS, MDU, ODU et la dernière OLC avec l’adoption du 11Cv Citroën). Bien que sous-motorisées, ces jolies autos connaissent un certain succès (environ 600 voitures construites en tout).

Un cabriolet en attente de restauration:

Vue au VRM 2015, en pleine action: 🙂

et encore une pub (j’adore les « GI » à la place des points…!):

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