Georges Irat Roadster Type MDU de 1937

Encore une belle Georges Irat sur le stand du club à Epoqu’Auto (2019).

Il s’agit ici d’un Roadster Type MDU de 1937.

 

 

 

Le modèle MDU est équipé d’un moteur Ruby type DU de 1078 cc. C’est une traction avant avec une boite 4 vitesse (+MA).

Un autre roadster MDU ici.

Il s’agit ici du châssis 1378.

Georges Irat Type MM 1936

voici un bien original roadster Georges Irat Type MM de 1936, présenté sur le stand de “La Voiture de l’Elite“.

 

 

 

 

Le type MM n’a été proposé qu’entre 1935 et 1937 et son moteur est un 5 CV de 954 cm3 (57 x 93,5 mm) qu développe 26 ch à 3300 tr/min.

Sa boite est à 3 vitesses (non synchronisées) et la transmission sur les roues avant!

Les freins sont à câbles sur les 4 roues (tambours) et ces dernières sont indépendantes.

Grâce à son poids plume, elle peut monter à 100 km/h!

 

 

Il s’agit ici du châssis n° 1248.

Sa carrosserie roadster a été modifiée juste après guerre (par Germain Lambert?) au niveau des ailes et de la calandre. Ceci en fait une voiture originale et unique (parmi des autos déjà rares puisqu’il resterait à peine 27 Georges Irat type MM à ce jour!)

Georges Irat MDU 1937

ce beau (et coloré) Roadster Georges Irat MDU de 1937 était présenté par le club de la marque à Reims (2019).

Le Club Georges Irat est systématiquement présent à ce Salon Champenois du Véhicule de Collection et c’est toujours un plaisir de rencontrer et d’échanger avec ses membres (et je remercie tout spécialement Georges G. pour le collecteur d’échappement 😉 )…

 

 

La voiture exposée était un Roadster MDU (ce modèle a aussi existé en cabriolet) de 1937 (n° 1413) et il est dans la même famille depuis 1957! (c’est qu’on s’attache à ces sympathiques petites voitures…).

Le modèle MDU succède au MDS, toujours avec un moteur RUBY mais type MDU (4 cylindres, borgne, 6 cv, 1078 cc et une puissance de 37 cv pour 650 kg).

Pour rappel, environ 600 GI de ce type ont été construits entre 1935 et 1939 et il en reste 138 à ce jour (dont 38 Roadsters).

A cela s’ajoute une vingtaine de modèles OLC à moteur 11 cv Citroën.

 

 

Georges Irat MDU4 Cabriolet 1938

C’est à Reims, au Salon Champenois du Véhicule de Collection (2018) que le Club Georges Irat exposait ce cabriolet MDU de 1938 (n°1494).

Pour rappel, le moteur RUBY DU fait 6 CV pour 1078 cm3 (le DS fait 1097 cc), 61 x 92 mm, 37 ch (le DS fait 33 CV) à 3300 tr/min.

Comme sur tous les Ruby, le bloc est en fonte et il est borgne (distribution par en dessous, commandée par culbuteurs et poussoirs), soupapes en tête.

C’est, bien sûr, une traction avant et la boite est à 4 vitesses sur ce modèle.

Le cabriolet est mieux fini que le roadster, il a 2 portes (au lieu d’une côté passager sur le roadster) et des vitres descendantes mais il pèse un peu plus lourd et sa ligne est un peu moins fine à mon goût. Celui-ci arbore un “capot long” (apparu en 1937) avec des baguettes de finition chromées (apanage des cabriolets).

Elle présente une belle patine (mais je ne suis fan des pare-chocs ajoutés en accessoires…).

Pour info, elle est vendre sur le site du club.

😉

Georges Irat MDU 1937

La marque Georges Irat était bien présente lors du Retromobile de 2018 avec 3 voitures pour la vente d’Artcurial, même si, sur les 3, je n’en ai vu que 2 (le cabriolet OLC3 de 1939, à moteur de traction Citroën 11 Cv était déjà parti le dimanche…).

Néanmoins, voici déjà le roadster Georges Irat MDU 6 CV de 1937  (châssis n° 1405, moteur n° 3480 DU)

(Estimée entre 12 et 18000€, elle est partie à 15496€)

Son moteur est évidemment un Ruby DU, 1100cc à soupapes en tête pour 37ch, puisque Georges Irat est associé avec Godefroy et Lévêque qui est le fabricant de ces moteurs Ruby (c’est ce qui a permis au premier de sauver sa marque automobile malgré la crise et au second de continuer à fournir ses moteurs un peu dépassés dans les années ’30!).

Il est précisé que sur l’auvent, au-dessus de la plaque du constructeur, le numéro 271 est frappé et qu’il pourrait ainsi s’agir du 271ème roadster, d’après le vendeur.

Même si elle possède toujours le capot court et la calandre plate, on constate les premières évolutions esthétiques par rapports aux premiers modèles, à savoir les ailes qui sont profilées pour suivre la mode. Par ailleurs, on peut regretter que le pare-brise ne soit plus celui d’origine car celui-ci ne lui va pas du tout…

Comme elle n’a pas d’habillage intérieur, on peut découvrir la structure “tout acier” de sa caisse: la légère carrosserie est soudée sur une armature en tubes métalliques, ce qui participe à la rigidité (relative) de la voiture. C’est d’ailleurs aussi pour rigidifier l’ensemble qu’elle n’a qu’une porte côté passager, galanterie oblige…!

Elle est issue de la collection Broual de l’ex-musée de Briare et elle à restaurer complètement..!

Il faudra donc lui retrouver une Dynastart, la sienne étant manquante, lui remettre des ressorts d’origine à l’arrière pour qu’elle retrouve sa hauteur normale, changer son pare-brise, son tableau de bord et ses sièges qui sont modifiés.

(mais là, je suis mal placé pour critiquer puisque la mienne n’a pas son tableau de bord et ses sièges d’origine non plus…).

J’imagine que la mécanique est à reprendre complètement aussi. Tous ces points justifient probablement son prix de vente relativement faible compte tenu de la rareté et de l’intérêt du modèle. 😉

Bon courage et plein de plaisir à son nouveau propriétaire!

Et voici, pour la récréation, 2 photos de Georges Irat de la même année trouvées dans “L’Automobile sur la Côte d’Azur” (Site Gallica de la BNF) d’avril 1937 et qui présente le Garage du Port à Nice (Mr Oliviéri) pour l’une, et de septembre  1937 lors d’un concours d’élégance (Concours d’Elégance Nocturne de Cannes) où elles obtinrent 1 Grand Prix et 3 Prix d’Honneur pour l’autre:

Georges Irat MDS 1936

C’était au salon Epoqu’Auto de 2015, sur le stand du Club, qu’était exposée cette belle Georges Irat MDS de 1936.

Cette année là, le club fêtait les 80 ans des Georges Irat à moteur Ruby et pour ce faire, deux roadsters MDS de 1936 étaient présentés.

Pour ma part, même si j’aimais déjà beaucoup ces p’tites autos, j’ai peut-être pris ma décision de “passer la cap” après avoir découvert celle-ci avec sa capote…!

En effet, il est rare qu’un roadster soit encore encore plus beau, voir agressif avec sa capote!

Quand à celui-ci, tout bleu avec son volant blanc, il était très chic!

la nouvelle Georges Irat dans Omnia de 1935

C’est dans un article du magasine OMNIA de décembre 1935, traitant des “Tendances et Progrès de la Construction pour 1936” (toujours trouvé sur le site Gallica) et principalement des voitures à traction avant (comme l’Adler-Junior, la “Superaction” de Rosengard ou la DKW), qu’est présentée la nouvelle “5 CV” de Georges Irat.

Voici l’extrait la concernant:

Faisons un crochet vers une nouvelle voiture française à traction avant Georges Irat.

Georges Irat, qui eut sérieuse réputation avec ses voitures de sport très nerveuses et soignées, reprend contact avec une 5 CV étudiée, elle aussi, pour les amateurs de vitesse et de belles reprises.

Le moteur est un 4 cylindres Ruby de 95o cm3 de cylindrée d’une puissance effective de 26 ch.

Les préoccupations du constructeur ont été de réaliser, pour satisfaire à son programme : légèreté et tenue de route très sûre. C’est pourquoi, en particulier, il a choisi la traction avant. Pour la voiture légère de sport, la solution est tout indiquée. Les roues avant son naturellement indépendantes, avec suspension sur ressorts à boudins et amortisseurs à huile. A l’arrière, c’est un montage à leviers avec demi-cantilevers.

La voie est de 1 m 300, Y empattement de 2 M 500, la voiture tourne dans un rayon de 4 m 300. Elle soutient le 110 à l’heure. Trois jeunes sportives peuvent s’installer côte à côte sur la banquette.

Un modèle super-sport, avec moteur Ruby de 1100 cm3, donne le 140 à l’heure.

Pour ma part, j’aime bien l’idée d’installer “3 jeunes sportives côte à côte sur la banquette”… 🙂

Et je suis heureux d’apprendre que mon auto est une “Super-Sport”, même s’il est peu probable qu’elle puisse réellement atteindre les 140 km/h annoncés!  🙂

Quant à ses roues à rayon optionnelles, elles lui vont bien!

Par ailleurs, dans un autre numéro du même magasine et de la même année, on retrouve la grille tarifaire des Georges Irat et des autres marques françaises (un peu ainsi faire un comparatif):

Le roadster 5 cv était vendu 14800 F et le cabriolet 17500 F, le 1100 cc, 6 Cv, coûtait 2000 F de plus,

pour les positionner, la Salmson S4D cabriolet coûtait 35500 F, soit +/- le double et une Traction Citroën “7” (9 CV) cabriolet valait 20500 F soit 1000 F de plus qu’un cabriolet GI 6 CV…

Dans les haut-de-gamme, et pour le fun (les comparaisons étant ridicules), on découvre que le coupé Voisin “Aérosport” coûtait 92000 F (presque 5 x plus); un cabriolet Bugatti T57, 85000 F (plus de 4 fois le prix); l’Amilcar Pégase Spéciale (G36) était proposée à 190000 F et l’énorme Hispano Suiza 54CV (J12) 200000 F en châssis nu (plus de 10 fois plus, prix auquel il faut encore ajouter une jolie carrosserie…)! 🙂

Démontage boite Georges Irat

sur ce blog, j’ai l’habitude de présenter les voitures des autres mais pas encore la mienne.

Il est donc normal, non pas pour frimer mais pour rétablir l’équilibre 😉 , que je vous présente ma Georges Irat MDS de 1935.

(Châssis n° 1025,  Moteur n° DS 3097)

J’ai hésité avant de la faire car, pour l’instant, elle n’est pas opérationnelle… En effet, j’ai bêtement cassé la boite de vitesse… 🙁

Evidemment, sur ce genre de rareté, en retrouver une est, pour ainsi dire, impossible! Quant à moi, je n’ai pas les compétences pour essayer de la refaire.

 

 

 

J’ai donc choisi de la confier à un spécialiste. Ce sera donc ATP qui va s’en occuper et j’espère qu’il va réussir à la sauver… (son dirigeant possède la même auto ce qui est rassurant. 😉

   

Vous découvrez donc mon “roadster Georges Irat” bien malade mais les soins sont en cours en vue d’un prompt rétablissement pour reprendre la route…!

La boite a été démontée pour l’envoyer dans sa “clinique”:

… à suivre…

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