Georges Irat 2 Litres Type 4A Coach

Voici une Georges Irat 2 Litres Type 4A de 1927 (je crois?) mais avec une carrosserie “Coach” un peu particulière! ;).

En fait, la caisse est plus récente que le châssis et semble issue d’une Rally r15 de 1931 environ. Il est probable que l’adaptation ait été faite juste après guerre… En effet, cela se faisait beaucoup, soit pour essayer de rajeunir une auto (faute de pouvoir s’en procurer une neuve) soit pour réparer des dégâts avec les moyens du bord!

En tout cas, celle-ci a su garder une belle patine qui sent bon le vécu…

Toujours est-il qu’il s’agit ici d’un des rares modèles de ces superbes 11 CV (type 4A)  survivants (au total, il n’en resterait que 12)… Et on lui pardonne bien cette modification qui fait, finalement, partie de l’histoire de cette voiture…

Ce type de modification faite à une époque où c’était “cohérent” n’a rien à voir avec une transformation (destruction) récente – quelque soit la marque – d’une berline en cabriolet/grand-sport pour faire monter son investissement, au détriment de l’histoire et de l’origine du modèle!

Pour revenir au modèle, il s’agit bien d’une Georges Irat, 11 Cv, Type 4A pour 4 cylindres, 2 Litres (1998 cc) qui développe entre 40 et 60 Cv selon les versions… La version la plus sportive pouvait monter à 140 km/h.

C’était probablement la meilleure  2 Litres/4 cylindres de sont époque et sa sportivité n’avait d’égal que sa qualité de finition digne de la gamme supérieure!

Son slogan “la Voiture de l’Elite” n’était pas usurpé…

Georges Irat Roadster Type MDU de 1937

Encore une belle Georges Irat sur le stand du club à Epoqu’Auto (2019).

Il s’agit ici d’un Roadster Type MDU de 1937.

 

 

 

Le modèle MDU est équipé d’un moteur Ruby type DU de 1078 cc. C’est une traction avant avec une boite 4 vitesse (+MA).

Un autre roadster MDU ici.

Il s’agit ici du châssis 1378.

Georges Irat Type MM 1936

voici un bien original roadster Georges Irat Type MM de 1936, présenté sur le stand de “La Voiture de l’Elite“.

 

 

 

 

Le type MM n’a été proposé qu’entre 1935 et 1937 et son moteur est un 5 CV de 954 cm3 (57 x 93,5 mm) qu développe 26 ch à 3300 tr/min.

Sa boite est à 3 vitesses (non synchronisées) et la transmission sur les roues avant!

Les freins sont à câbles sur les 4 roues (tambours) et ces dernières sont indépendantes.

Grâce à son poids plume, elle peut monter à 100 km/h!

 

 

Il s’agit ici du châssis n° 1248.

Sa carrosserie roadster a été modifiée juste après guerre (par Germain Lambert?) au niveau des ailes et de la calandre. Ceci en fait une voiture originale et unique (parmi des autos déjà rares puisqu’il resterait à peine 27 Georges Irat type MM à ce jour!)

Georges Irat MDU 1937

ce beau (et coloré) Roadster Georges Irat MDU de 1937 était présenté par le club de la marque à Reims (2019).

Le Club Georges Irat est systématiquement présent à ce Salon Champenois du Véhicule de Collection et c’est toujours un plaisir de rencontrer et d’échanger avec ses membres (et je remercie tout spécialement Georges G. pour le collecteur d’échappement 😉 )…

 

 

La voiture exposée était un Roadster MDU (ce modèle a aussi existé en cabriolet) de 1937 (n° 1413) et il est dans la même famille depuis 1957! (c’est qu’on s’attache à ces sympathiques petites voitures…).

Le modèle MDU succède au MDS, toujours avec un moteur RUBY mais type MDU (4 cylindres, borgne, 6 cv, 1078 cc et une puissance de 37 cv pour 650 kg).

Pour rappel, environ 600 GI de ce type ont été construits entre 1935 et 1939 et il en reste 138 à ce jour (dont 38 Roadsters).

A cela s’ajoute une vingtaine de modèles OLC à moteur 11 cv Citroën.

 

 

Georges Irat MDU4 Cabriolet 1938

C’est à Reims, au Salon Champenois du Véhicule de Collection (2018) que le Club Georges Irat exposait ce cabriolet MDU de 1938 (n°1494).

Pour rappel, le moteur RUBY DU fait 6 CV pour 1078 cm3 (le DS fait 1097 cc), 61 x 92 mm, 37 ch (le DS fait 33 CV) à 3300 tr/min.

Comme sur tous les Ruby, le bloc est en fonte et il est borgne (distribution par en dessous, commandée par culbuteurs et poussoirs), soupapes en tête.

C’est, bien sûr, une traction avant et la boite est à 4 vitesses sur ce modèle.

Le cabriolet est mieux fini que le roadster, il a 2 portes (au lieu d’une côté passager sur le roadster) et des vitres descendantes mais il pèse un peu plus lourd et sa ligne est un peu moins fine à mon goût. Celui-ci arbore un “capot long” (apparu en 1937) avec des baguettes de finition chromées (apanage des cabriolets).

Elle présente une belle patine (mais je ne suis fan des pare-chocs ajoutés en accessoires…).

Pour info, elle est vendre sur le site du club.

😉

Georges Irat MDU 1937

La marque Georges Irat était bien présente lors du Retromobile de 2018 avec 3 voitures pour la vente d’Artcurial, même si, sur les 3, je n’en ai vu que 2 (le cabriolet OLC3 de 1939, à moteur de traction Citroën 11 Cv était déjà parti le dimanche…).

Néanmoins, voici déjà le roadster Georges Irat MDU 6 CV de 1937  (châssis n° 1405, moteur n° 3480 DU)

(Estimée entre 12 et 18000€, elle est partie à 15496€)

Son moteur est évidemment un Ruby DU, 1100cc à soupapes en tête pour 37ch, puisque Georges Irat est associé avec Godefroy et Lévêque qui est le fabricant de ces moteurs Ruby (c’est ce qui a permis au premier de sauver sa marque automobile malgré la crise et au second de continuer à fournir ses moteurs un peu dépassés dans les années ’30!).

Il est précisé que sur l’auvent, au-dessus de la plaque du constructeur, le numéro 271 est frappé et qu’il pourrait ainsi s’agir du 271ème roadster, d’après le vendeur.

Même si elle possède toujours le capot court et la calandre plate, on constate les premières évolutions esthétiques par rapports aux premiers modèles, à savoir les ailes qui sont profilées pour suivre la mode. Par ailleurs, on peut regretter que le pare-brise ne soit plus celui d’origine car celui-ci ne lui va pas du tout…

Comme elle n’a pas d’habillage intérieur, on peut découvrir la structure “tout acier” de sa caisse: la légère carrosserie est soudée sur une armature en tubes métalliques, ce qui participe à la rigidité (relative) de la voiture. C’est d’ailleurs aussi pour rigidifier l’ensemble qu’elle n’a qu’une porte côté passager, galanterie oblige…!

Elle est issue de la collection Broual de l’ex-musée de Briare et elle à restaurer complètement..!

Il faudra donc lui retrouver une Dynastart, la sienne étant manquante, lui remettre des ressorts d’origine à l’arrière pour qu’elle retrouve sa hauteur normale, changer son pare-brise, son tableau de bord et ses sièges qui sont modifiés.

(mais là, je suis mal placé pour critiquer puisque la mienne n’a pas son tableau de bord et ses sièges d’origine non plus…).

J’imagine que la mécanique est à reprendre complètement aussi. Tous ces points justifient probablement son prix de vente relativement faible compte tenu de la rareté et de l’intérêt du modèle. 😉

Bon courage et plein de plaisir à son nouveau propriétaire!

Et voici, pour la récréation, 2 photos de Georges Irat de la même année trouvées dans “L’Automobile sur la Côte d’Azur” (Site Gallica de la BNF) d’avril 1937 et qui présente le Garage du Port à Nice (Mr Oliviéri) pour l’une, et de septembre  1937 lors d’un concours d’élégance (Concours d’Elégance Nocturne de Cannes) où elles obtinrent 1 Grand Prix et 3 Prix d’Honneur pour l’autre:

Georges Irat MDS 1936

C’était au salon Epoqu’Auto de 2015, sur le stand du Club, qu’était exposée cette belle Georges Irat MDS de 1936.

Cette année là, le club fêtait les 80 ans des Georges Irat à moteur Ruby et pour ce faire, deux roadsters MDS de 1936 étaient présentés.

Pour ma part, même si j’aimais déjà beaucoup ces p’tites autos, j’ai peut-être pris ma décision de “passer la cap” après avoir découvert celle-ci avec sa capote…!

En effet, il est rare qu’un roadster soit encore encore plus beau, voir agressif avec sa capote!

Quand à celui-ci, tout bleu avec son volant blanc, il était très chic!

la nouvelle Georges Irat dans Omnia de 1935

C’est dans un article du magasine OMNIA de décembre 1935, traitant des “Tendances et Progrès de la Construction pour 1936” (toujours trouvé sur le site Gallica) et principalement des voitures à traction avant (comme l’Adler-Junior, la “Superaction” de Rosengard ou la DKW), qu’est présentée la nouvelle “5 CV” de Georges Irat.

Voici l’extrait la concernant:

Faisons un crochet vers une nouvelle voiture française à traction avant Georges Irat.

Georges Irat, qui eut sérieuse réputation avec ses voitures de sport très nerveuses et soignées, reprend contact avec une 5 CV étudiée, elle aussi, pour les amateurs de vitesse et de belles reprises.

Le moteur est un 4 cylindres Ruby de 95o cm3 de cylindrée d’une puissance effective de 26 ch.

Les préoccupations du constructeur ont été de réaliser, pour satisfaire à son programme : légèreté et tenue de route très sûre. C’est pourquoi, en particulier, il a choisi la traction avant. Pour la voiture légère de sport, la solution est tout indiquée. Les roues avant son naturellement indépendantes, avec suspension sur ressorts à boudins et amortisseurs à huile. A l’arrière, c’est un montage à leviers avec demi-cantilevers.

La voie est de 1 m 300, Y empattement de 2 M 500, la voiture tourne dans un rayon de 4 m 300. Elle soutient le 110 à l’heure. Trois jeunes sportives peuvent s’installer côte à côte sur la banquette.

Un modèle super-sport, avec moteur Ruby de 1100 cm3, donne le 140 à l’heure.

Pour ma part, j’aime bien l’idée d’installer “3 jeunes sportives côte à côte sur la banquette”… 🙂

Et je suis heureux d’apprendre que mon auto est une “Super-Sport”, même s’il est peu probable qu’elle puisse réellement atteindre les 140 km/h annoncés!  🙂

Quant à ses roues à rayon optionnelles, elles lui vont bien!

Par ailleurs, dans un autre numéro du même magasine et de la même année, on retrouve la grille tarifaire des Georges Irat et des autres marques françaises (un peu ainsi faire un comparatif):

Le roadster 5 cv était vendu 14800 F et le cabriolet 17500 F, le 1100 cc, 6 Cv, coûtait 2000 F de plus,

pour les positionner, la Salmson S4D cabriolet coûtait 35500 F, soit +/- le double et une Traction Citroën “7” (9 CV) cabriolet valait 20500 F soit 1000 F de plus qu’un cabriolet GI 6 CV…

Dans les haut-de-gamme, et pour le fun (les comparaisons étant ridicules), on découvre que le coupé Voisin “Aérosport” coûtait 92000 F (presque 5 x plus); un cabriolet Bugatti T57, 85000 F (plus de 4 fois le prix); l’Amilcar Pégase Spéciale (G36) était proposée à 190000 F et l’énorme Hispano Suiza 54CV (J12) 200000 F en châssis nu (plus de 10 fois plus, prix auquel il faut encore ajouter une jolie carrosserie…)! 🙂

Georges Irat 15 cv, 6 cylindres dans Omnia 1927

pour faire suite à sa très réussie 4-A (1921-1928), Georges Irat décide de monter en gamme en présentant une 15 Cv, 6 cylindres, la 6-A. Son moteur de 3 Litres développe 80 cv à 3750 trs/mn.

(la photo récente ci-contre n’aurait plus de GI 6-A que l’allure car équipée d’un moteur/boite/direction de… Toyota!)

Cette auto sera un échec commercial… (même si, en 1928, la cylindrée passe à 3,6 litres). Elle sera vite arrêtée pour laisser la place à une auto encore plus haut de gamme de 8 cylindres (d’origine Lycoming, Georges Irat ne fabriquera plus ses propres moteurs!)

Je ne sais combien de A-6 ont été construits mais je crois qu’il n’en reste, aujourd’hui, que 2.

Voici la présentation ce beau châssis 15 cv dans des magasines OMNIA (merci Gallica) de 1927:

LA 15 CV, 6 CYLINDRES, GEORGES IRAT

Présentée au Salon de l’an dernier, la 15 CV, six cylindres, Georges Irat est maintenant parfaitement au point.

Le moteur a 69 mm 8 d’alésage et 130 mm de course, sa cylindrée est donc de 3 litres.

Les caractéristiques de la culasse, de l’emplacement et de la commande des soupapes sont semblables a celles du type 2 litres qui a connu une si belle saison sportive.

Le vilebrequin a plateaux, et parfaitement équilibré repose sur 7 paliers.

Les pistons sont en alliage léger, de construction spéciale, a 4 segments et les bielles sont complètement usinées.

Le refroidissement est assuré par une pompe à grand débit et radiateur à grande surface sans ventilateur.

Le graissage sous pression dessert tous les organes en mouvement.

L’allumage se fait par Delco afin d’avoir meilleur rendement et souplesse.

Le carburateur est un Zenith à double corps.

Embrayage à disques multiples et ressorts périphériques, boite a quatre vitesses, avec pignons soigneusement rectifiés, font bloc avec le moteur.

La transmission, comme dans la 2 litres, comporte deux joints souples Hardy rigoureusement centrés.

Le pont est du type banjo avec attache par rotule universelle. Les engrenages d’angle sont a taille Gleason. Trois modes de réglage des plus précis permettent d’obtenir un parfait silence.

Le freinage sur les quatre roues est confié à des servo-freins Perrot-Bendix montés dans chaque tambour.

La suspension est à ressorts droits, ceux avant désaxes et ceux arrière passant sous le pont. Ils sont complétés par des amortisseurs.

Le châssis est très sérieusement entretoisé et la traverse médiane est disposée pour ne pas gêner le surbaissement des planchers de carrosseries.

Marquons d’une croix ce détail, il a son importance. Certains types de carrosseries surbaissées prennent ainsi tous leurs avantages. La maison Georges Irat fut d’ailleurs des premieres à prévoir le sur-baissement des planchers, notamment dans sa 2 litres « competition ».

Les roues sont des Rudge-Whitworth avec jantes a base creuse et pneuma-tiques 33 x 6.

Voici quelques dimensions du chassis type 6 A : la voie est de 1 m. 4o ; l’empattement de 3 m. 45 ; l’emplacement de carrosserie de 2 m. 7o et l’encombrement total de 4 m. 6o.

La direction est placée à gauche et elle est à inclinaison variable pour la bien accommoder e. la conformation du conducteur. Elle est du type semi-irréversible à vis et secteur montes sur roulements et butée à gorges profondes.

L’essieu avant est à chapes fermées. La voiture vire dans un cercle de 14 mètres.

Le châssis a son centre de gravité très près du sol. Vaste, il peut recevoir des carrosseries de grand confort et ses proportions d’ensemble permettent une très belle présentation.