Lorraine Dietrich B3/6 Coach de 1923

voici une belle Lorraine Dietrich B 3/6 avec une carrosserie originale, un coach 4 places ou, plutôt, un “faux-cabriolet” sur un châssis court.

Malheureusement, je ne sais pas qui est le carrossier…

(n° de châssis: 122467)

Elle est de 1923 et son actuel propriétaire l’a complètement restaurée (c’était une “sortie de grange”) dans les années ’80. Je le remercie d’avoir accepté de m’envoyer ses photos 😉

Voici d’ailleurs à quoi elle ressemblait quand il l’a trouvée (ce qui permet de se rendre compte du travail accompli):

1923 est évidemment l’année de la première course des 24 heures du Mans à laquelle Lorraine Dietrich participa avec 3 voitures sorties, au hasard, de la chaîne de fabrication (mais des modèles “Sport”).

La première finit 8°, la seconde 19°, la dernière ayant dû abandonner.

Enfin, on peut remarquer que sa mascotte de radiateur n’est pas le fameux lévrier de C. Brau mais un oiseau.

 

ici les détails techniques concernant les 15 CV (B 3/6) de 1923 et son 6 cylindres de 3445 cc.

Pour info, elle est à vendre son nouveau propriétaire a des liens étroits avec la marque, l’usine d’Argenteuil et est passionné par sa ses productions… 😉

On l’a retrouve ici lors d’un rallye.

Rosalie 10 AL de 1933 “sortie de grange”

La Citroën “Rosalie” a été fabriquée entre 1932 et 1938 à environ 38840 exemplaires.

Elle succède aux C4 et C6 et les modèles se nommaient initialement 8 (4 cylindres, 1452 cc, 8 cv pour 30/32 cv réels et 90 km/h), 10 (4 cylindres, 1767 cc, 10 cv pour 36 cv réels et 100 km/h) et 15 (6 cylindres, 2650 cc, 15 cv pour 56 cv réels et 100 km/h).

Elle prirent le surnom de “Rosalie” après les succès de la “Petite Rosalie” qui, en 1933, a parcouru 300.000km à la vitesse moyenne de 93km/h sur l’anneau de Montlhéry en 134 jours avec César Marchand (Chef de la publicité chez Yacco).

En 1934, elles suivent la mode “aérodynamique” en devenant des “NH” (nouvel habillage, avec une calandre inclinée et des ailes plus enveloppantes, des phares “obus”, un pare-choc différent, dessinées par Flamino Bertoni) mais l’arrivée de la révolutionnaire “Traction Avant” freinera sa carrière, même si elle en reprend les mécaniques (Rosalie 7UA et 1UA).

Elle poursuivra néanmoins sa carrière jusqu’en 1938 afin de suppléer aux ventes des “Tractions” (trop modernes pour certains mais, surtout, les premières étaient loin d’être au point…) et se vendra très bien aussi en utilitaire…

 

Aboutissement des propulsions Citroën, elle adopte, pour le confort, des “moteurs flottants” (licence achetée à Chrysler et qui consiste surtout à fixer le moteur sur des sortes de “silentblocs” pour éviter les vibrations), signalés par un cygne sur la calandre et des fauteuils “pullman”.

De plus, sont châssis “tubulaire” et sa caisse “monopièce” (en 4 parties quand même!) la rende particulièrement rigide, voire indestructible…

Même si la Rosalie est une voiture “d’entre deux”, elle est bien aboutie, facile à vivre mais est plutôt rare (la C4 a été fabriquée à plus de 120000 exemplaires et la traction à 759000 exemplaires!)

   

La “sortie de grange” proposée ici est une 10AL, c’est à dire une berline “légère” avec le moteur 10 CV. C’est probablement le meilleur compromis entre un moteur efficace (toutes proportions gardées) et une caisse plutôt légère… Elle est à restaurer mais est complète et présente plutôt bien (elle n’est pas si malade que ça…)

Elle a été repeinte dans les années ’70, ce qui l’a préservée de la rouille.

     

Prix: vendue. (elle reverra la route dans… quelque temps…! 🙂 )

… et partie!

Petites annonces

 

elles font envie ces petites annonces anglaises (mais que d’anglaises…) datant de… 1938 🙂

Entre les Riley 6/12 MPH (du genre qui a fini 2° et 3° aux 24h du Mans de 1934), Aston Martin 1L1/2 (type Le Mans) et Frazer-Nash d’une part et l’ Alfa-Roméo 8C 2300l “Monza” (ouaouhhh!!!), Mercedes-Benz (SSK…) d’autre part, il n’y a que du bon…

Pas de photo mais il y a même une Delage V12 SuperCharged  dans la liste…!

Malheureusement, aujourd’hui, il faudrait faire x 1000 ou x 5000 pour arriver à la cote en €…

 

Bon, quand est-ce qu’on invente la machine à remonter dans le temps…? 😀

Voisin à vendre

voici des annonces pour des automobiles Avions Voisin à vendre: 🙂

On trouve à la Maison Voisin des voitures de seconde main en parfait état de marche vendues avec la garantie de l’usine, exactement appliquée comme nous l’appliquons aux voitures neuves. Ces voitures sont vendues à des prix exceptionnellement avantageux et sont visibles tous les jours à Issy-Les-Moulineaux, 36 boulevard Gambetta. Le Service technique Voisin a terminé l’étude de la transformation des suspensions à jumelles en suspensions à glissières. Il est possible dès maintenant de faire exécuter cette transformation, qui réalise l’un des progrès les plus appréciés dans la suspension des voitures automobiles. 

CHARTREUSE 4 portes 4-5 places sur châssis 13 Cv. Prix 19.000 fr.
CHARTRE 2 portes 4 places sur châssis 13 Cv. Prix 20.000 fr.
CHARTRIL 4 portes 6/7 places sur châssis 17 Cv C23. Prix 27.000 fr.
CHAVANT 4 portes 5 places sur châssis 17 Cv surb. Prix 36.000 fr.
CHATELAIN 4 portes 6/7 places sur châssis 17 Cv surbaissé. Prix 35.000 fr.
CARENE 2 portes 4 places sur châssis 17 Cv C24 surbaissé. Prix 38.000 fr.
CARAVELLE 2 portes 4 places sur châssis 17 Cv C24 surbaissé. Prix 43.000 fr.
CHARMEUSE 4 portes 5 places sur châssis 17 Cv C24 surbaissé. Prix 44.000 fr.
AERODYNE à toit ouvrable sur châssis 3 Litres C25. Prix 50.000 fr.

Visitez notre exposition de voitures de reprise ISSY-LES-MOULINEAUX – 36. Boulevard Gambetta – Téléphone : Michelet 36-30 ”

Bon, désolé pour la fausse joie, vous avez tous bien compris que c’est juste un document d’époque et qu’il est inutile d’essayer d’appeler à Michelet 36-30, personne ne répondra…. 🙂 (mais peut-être ai-je permis à quelques-uns de rêver un court instant, ce qui n’est déjà pas si mal….)

Par ailleurs, on retrouve bien l’esprit “Voisin” avec cette volonté d’améliorer ses modèles en matière d’équilibre et de tenue de route en proposant une transformation des suspensions, y compris sur les véhicules d’occasion!

De Dietrich Torpédo (FRHF4) de 1911 à vendre

c’est avec émotion que je présente cette sublime De Dietrich Torpédo de 1911 à la vente.

C’est un Type “FRHF4” , c’est à dire Moteur 2,2 L  de 12HP  sous Licence  TURCAT-MERY. 4

vitesses+marche arrière, elle est donnée pour 85 km/h et son poids est de 1100 Kg. Cette voiture de passionné roule régulièrement, son propriétaire prenant beaucoup de plaisir à participer à des sorties ou rallyes à son bord. Elle est dans un parfait état et est entretenue avec amour….

Sa carrosserie Torpédo a été réalisée par « Les Grandes Carrosseries Nouvelles à Paris », elle est très luxueuse avec ses matériaux de qualité (cuivre, laiton, acier, bois…) et ses accessoires d’époque (montre, klaxon “serpent”)

Moteur 4 cylindres de 2,2 L, 12HP   (Licence  TURCAT-MERY)

 

prix: 92250€

Facel III Cabriolet de 1964

Facel-Véga (Forges et Ateliers de Constructions d’Eure-et-Loir) était une marque sportive et de prestige française créée par Jean Daninos.

Elle exista de 1954 à 1964 avec des modèles cultes comme les coupés HK 500, Facel II ou la berline Excellence… avec des V8 surpuissants (de chez Chrysler).

La Facellia se voulait la “petite” Facel dans la gamme de Facel Vega. Lancées avec un moteur Pont-à-Mousson (fragile), les dernières Facellia (les Facel III) étaient équipées du moteur des Volvo P1800, plus solide.

Cette Facel III de 1963 a été entièrement restaurée (carrosserie totalement démontées, et les tôles remplacées par de nouvelles dans les règles de l’art), la capote, l’intérieur, la mécanique… tout a été refait à neuf!

Elle possède, bien sûr le moteur Volvo B18 et les phares Megalux…

Les photos parlent d’elles-mêmes…!

 

 

 Prix: Vendue

Hotchkiss AM2 1930 “sortie de grange”

C’est Benjamin Berkeley Hotchkiss qui crée la société éponyme en Amérique et qui débarque en France dès 1870 pour mettre en place une filiale de sa société d’armes à feu.

Dès 1902, Hotchkiss commence à sous-traiter des pièces pour l’automobile (Panhard et Levassor puis de Dietrich, de Dion-Bouton, C.G.V.). Fort de cette expérience, elle commence à construire ses propres automobiles à partir de 1904 avec les types A, C et D (70,18 et 35 HP) puis se concentre sur 2 modèles, une 6 cylindres (20/30HP) et une 4 cylindres (18/22HP) avant la 1ère guerre mondiale.

C’est en 1923 que sort l’AM (4 cylindres) qui deviendra l’AM2 en 1925 avec un moteur plus moderne et adoptera le slogan “la voiture du juste milieu”.

La qualité de fabrication fait qu’elle n’a de “juste milieu” que le prix et plaira beaucoup à une clientèle bourgeoise adepte de discrétion classique, de qualité et de performance. D’ailleurs, Hotchkiss se relance dans la compétition avec ces modèles (c’est la marque française ayant obtenu le plus de succès dans le rallye de Monte-Carlo avec les victoires de 1932, 1933, 1934, 1939, 1949, 1950).

En 1929 sort un modèle équipé d’un 6 cylindres de 3 litres, le type AM 80, il battra 46 records de vitesse sur l’anneau de Monlhéry et confirmera ainsi la réputation de performance et de fiabilité chère à la marque du “juste milieu”.

Après la guerre Hotchkiss ne peut fabriquer que des camions léger et quelques voitures particulières pour l’exportation. En 1948 les anciens châssis sont remis au goût du jour et Hotchkiss retrouve une partie de sa clientèle avec le modèle “Artois”. Une nouvelle voiture est conçue avec Jean-Albert Grégoire, c’est une traction avant 2l faisant largement appel dans sa construction à l’aluminium.

En 1951 apparait une nouvelle gamme avec les “Anjou”, toujours issue des mécaniques des AM 80 13 et 20 CV. La production des Hotchkiss-Grégoire est arrêtée en 1951 (trop chères pour bien se vendre) et celle des Anjou en 1953 (techniquement dépassées). La marque continue à fabriquer des utilitaires jusqu’en 1969 et fabriquera des “jeep” jusqu’en 1966.

Celle qui est présentée ici est une AM2 de 1930

 (vendue neuve en 1930 au Donjon dans l’Allier, cf. document de propriété d’origine).

C’est une très belle sortie de grange et son état est en rapport avec sa qualité de fabrication digne de la marque et de sa réputation.

 

 

 

Prix: vendue

BMW E9 3.0 CSI de 1972 -Vendue-

BMW (Bayerische Motoren Werke) a été créée en 1916 en fusionnant les sociétés de Gustav Otto (Otto-Werke) et de Karl Friedrich Rapp (Bayerische Flugzeugwerke). (pour faire simple…)

A l’origine, l’entreprise fabrique des moteurs d’avions mais après la première guerre mondiale, il lui fut interdit de continuer et elle se reconvertit dans les motocyclettes (dès 1920 avec, déjà, un bicylindre à plat et gagnera beaucoup de courses dans les années ’20 avec la R37) et les automobiles (en 1928 en rachetant Dixi, qui fabriquait des Austin Seven sous licence, mais montera très vite en gamme avec des modèles de luxe comme la 303 à 6 cylindres en 1933, la 315 à partir de 1934 et la fameuse 328 en 1936).

  

Le logo représente les couleurs de la Bavière mais, comme ça arrange la direction de BMW, ils laissent croire qu’il représente une hélice d’avion…

Dans les années ’30, BMW se remit à fabriquer des moteurs d’avions et équipa des avions allemands pendant la deuxième guerre.

Pendant cette même guerre, il ne faut pas oublier qu’un des principaux actionnaires de la société, Günther Quandt (et ses fils), était nazi et l’entreprise exploita des prisonniers issus des camps de concentration jusqu’à la mort.

Après guerre, l’usine d’Eisenach (qui fabriquait les automobiles) se retrouve du côté russe et devient Autowelo (elle sera en RDA) et celle de Munich (dans la future RFA) est quasiment détruite… Elle redémarre doucement son activité avec les motos en 1948. Elle sera nationalisée en 1952 et sort les grosses 502 à moteur V8 (qui se vendent mal car trop chères). Ce sont les motos qui assurent la survie de BWM.

En 1957, BMW sort la fabuleuse 507. Parfaite, fabriquée à la main, luxueuse et sportive, elle est malheureusement beaucoup trop chère et sera un échec cuisant qui faillit emporter la société (seuls 252 exemplaires seront vendus).

Heureusement, BMW avait sorti une petite voiture, complètement à l’opposé des sa production habituelle, l’Isetta (sous licence Iso Rivolta) en 1956. C’est cette voiture qui “renfloue les caisses” de l’entreprise et lui évite la faillite….

 En 1958 sort une voiture à succès, la 700 mais elle vieillira vite et BMW se retrouve de nouveau en difficulté. En 1960, Mercedes est prêt à racheter l’entreprise mais c’est un héritier Quandt (!) qui rachète et sauve la société.

A partir de là, BMW renoue durablement avec le succès en sortant les NK en 1961 (Neue Klasse), la 2000 cs en ’64. En 1968, c’est le retour des 6 cylindres en ligne (bmw a toujours été un excellent motoriste) avec les 2002 et la E9 (d’abord en 2800 cs, puis 3.0 cs et enfin csi quand elle aura l’injection), un des plus beaux coupés de cette époque! La CSL en sera une version allégée pour la compétition.

Le succès et l’image de voitures sportives et de qualité ne se démentira plus avec les “série 5” en 1972, la 2002 Turbo en 1973, les série 3 (qui remplacent les “02”) en 1975, etc… La M1 inaugure les versions M  (ultra sportives) à partir de 1978….

Celle qui est présentée ici est un coupé E9, 3.0 csi de 1972.

 La E9 est une des  dernières voitures de carrossier et sort des usines Karmann. Elle descend des 2000 cs (dites à “yeux de chat” en 4 cylindres) et renoue avec les coupés sportifs à 6 cylindres de luxe.  Le “graal” reste la CSL.

Celle-ci, bien qu’ayant déjà été restaurée, mériterait de revoir un carrossier car la rouille réapparaît aux endroits sensibles, et la sellerie en velours est “cuite” par le soleil. Sa mécanique et ses 200 cv d’origine procurent un vrai plaisir de conduite…..

“Cette voiture s’achète pour sa ligne et se garde pour son moteur….” 🙂

Ces sublimes voitures sont de plus en plus souvent restaurées et leur cote est donc en hausse après avoir longtemps stagné. C’est justifié…. 🙂

Prix: VENDUE

[themoneytizer id=”4805-10″]

 

Cadillac LaSalle 303 Torpédo de 1928

LaSalle a été créée en 1927 pour être la “petite soeur” des très élitistes Cadillac.

En effet, GM (General Motors) estime qu’il y a une place à prendre entre Buick et Cadillac. Le nom de LaSalle rend une fois de plus hommage à un français (René-Robert Cavelier de La Salle, qui prit possession de la Louisiane au nom du roi de France en 1682).

La gamme est dessinée en interne (par l’ “Art and Colour Section”) par Harley J. Earl (qui s’inspire des Hispano-Suiza pour le style) et se veut une Cadillac plus petite, plus maniable et moins chère tout en maintenant un très haut niveau de qualités routières et de finitions. Elle commence sa carrière avec la série 303 (pour le V8 de 4 965 cm3, soit 303 cubic inch). Pour prouver leurs qualités, 12 LaSalle d’essai parcourront 500000 km en 4 mois sans incident!

Le succès sera au rendez-vous… jusqu’à le crise de ’29. La “gamme” LaSalle sera sauvée chez GM en 1934 grâce au nouveau dessin très élégant (calandre très fine qui devient le signe distinctif de la marque jusqu’à sa fin en 1940).

 

Celle qui est en vente ici est une LaSalle 303 de 1928

en Torpédo double pare-brise. Son historique est connu (elle a été livrée neuve à Los Angeles le 21/05/1929 et elle possède même son manuel d’entretien) et elle a été totalement restaurée.

Elle possède de nombreux accessoires (pare-pierres, “phare de travail”….) et est très agréable à conduire grâce à son puissant et coupleux V8 et elle est très chic dans sa livrée “rouge deux tons” et avec son bel intérieur. Elle possède toujours sa mascotte d’origine (une femme avec ses longs cheveux dans le vent).

 

 

N’hésitez à me contacter pour plus d’infos. 112500€