Bayard Clément 1903

Clement-Bayard 3vue au VRM de 2015, cette Bayard RC4R de 1903.

Adolphe Clément mériterait d’être plus connu, tant son parcours est impressionnant!

Parti de rien, sans argent, il deviendra un des plus gros industriels français grâce, entre autre, à ses talents d’investisseur… Il commence en fabriquant des bicyclettes avec “Clément et Cie”, s’associe avec le groupe financier “Humber-Gladiator” (et, ainsi, avec Alexandre Darracq qui en représente la branche française!) pour prendre le contrôle de ce qui devient Clément-Gladiator, le plus gros fabriquant de vélos (et met son gendre, Fernand Charron à la tête de l’établissement).

Il devient l’importateur français des pneus Dunlop dès 1895 (dont la croissance fulgurante le rend rapidement millionnaire en or!).

Dès 1897, il se lance dans l’automobile avec les brevets de Panhard et Levassor (dont il prendra le contrôle en 1899 en rachetant la majorité des parts de la société!)sous les marques Clément et Gladiator.

Clement-Bayard 6En 1901, il embauche Marius Barbarou (jusqu’en 1903, date à laquelle il part chez Benz avant d’aller chez Delaunay-Belleville et finir sa carrière en apothéose chez Lorraine Dietrich) pour créer les nouvelles gammes qui seront un succès, en 1903, il s’associe avec Le comte de Shrewsbury and Talbot pour créer la marque Clément-Talbot pour l’Angleterre, la même année, ses associés de Clément-Gladiator (qui fabriquent aussi des automobiles) lui interdisent d’utiliser son nom et c’est pourquoi il choisi le nom de Bayard qui deviendra Bayard-Clément et, enfin, en 1909, de nouveau Clément-Bayard!

Il brillera en compétition mais finira par s’en désintéresser après la mort de son fils en 1907 dans une de ses voitures.

A partir de 1908, il se lance dans la fabrication de dirigeables dont il deviendra encore une fois un des plus importants faiseurs, pendant la guerre, il fabrique des moteurs d’avion sous licence Lorraine Dietrich mais aura du mal à se relancer après la guerre et, en 1922, il revend ses usines à un certain André Citroën (qu’il apprécie pour ses idées nouvelles) pour qui les outillages et brevets seront un excellent tremplin pour démarrer son aventure automobile…!

Il meurt d’une crise cardiaque en 1928…. Ouf! (difficile pourtant de faire plus court!)

Mais voici donc cette rare et sportive Bayard de 1903:

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