A vendre

1928-06-09

voici quelques petites annonces alléchantes…. Malheureusement, pour en profiter, il faut remonter en 1928…. (ces annonces proviennent du journal « L’Impérial » qui date de juin 1928)

Quel dommage,car on y trouve 11 Lorraines Dietrich à vendre! (3 Voisin et une Pic-Pic – licence Hispano-Suiza – qui se souvient de cette marque?)

Quel plaisir cependant de relire ces annonces et leur description:

-« 5 roues garnies », c’était important de le préciser, tout comme les « freins sur les 4 roues »

-il y a des « conduites intérieures », des « torpédos », une « conduite intérieures souple Labourdette » et, enfin, un « coupé limousine »…..qui conviendarit pour un taxi.

-des 15 et des 12cv mais on n’en saura pas plus…. il sera donc difficile des les identifier.

-combien en reste -t-il aujourd’hui de ces voitures ? Que sont-elles devenues?

Que ceux qui ont la réponse laissent un commenaire 🙂

Historique Lorraine Dietrich (le déclic ou la rencontre avec Amédée Bolée)

Voici un documet particulièrement intéressant qui décrit la génèse de l’aventure automobile des Lorraine-Dietrich. (extrait de Adrien de Turckheim – Souvenirs de ma vie (1942) )

Adrien de Turckheim

On y découvre un Baron Adrien de Turkheim qui « tourne en rond » dans ses fonctions à l’usine familiale de Lunéville mais qui déborde d’énergie et  de curiosité.

« Pendant mes premières années à l’usine de Lunéville, chargé spécialement de la correspondance, des marchés et aussi des bois, je m’y ennuyais consciencieusement. Tandis que mon frère Eugène qui y était entré un an après moi, paraissait prendre plus goût que moi à la fabrication des wagons. Aussi en 1895, je commençai à me rendre compte que je n’étais guère fait pour ce métier de rond de cuir. » ….

Après quelques entreprises infructueuses, le déclic se produit:

« …quand un événement d’où devait dépendre toute ma vie, surgit: la naissance de l’industrie automobile qui aussitôt me passionna: belles années de lutte qui comptent parmi les meilleures de mon existence. »

Il était déjà sensible aux nouveaux moyens de locomotion qui se développaient à cette époque et avait tenté une éxpériene qui fut encore un échec:

« L’année d’avant je m’étais intéressé, pour 20.000 francs, avec mes amis Monnier à une affaire de bicyclettes menée par un nommé Médinger qui au bout de quelques mois s’était enfui avec la caisse »

le Clos St-Pierre à Blâmont (54)

Et, c’est par un heureux concours de circonstance qu’il rencontre les frères Bollée car ces derniers lui ont fourni, pour son Chateau à Blâmont (54), un système hydrolique pour régler un problème d’alimentation en eau:

« Ce fut un hasard qui m’y plongea. La propriété de Blâmont manquant d’eau sur son pic à partir de juin…. »

« ça ne pouvait durer, …. Les petits moteurs électriques n’existaient pas encore à cette époque, je m’adressai à la Maison Bollée du Mans qui faisait des béliers hydrauliques…. »

« En causant avec le monteur, j’appris que les frères Bollée construisaient aussi des automobiles…. »

Et c’est parti:

« …je résolus d’écrire à mon oncle Eugène De Dietrich, très sportif, pour lui annoncer mon intention d’aller voir les frères Bollée et de me lancer dans la construction d’automobiles dans les ateliers de Lunéville.
Il répondit tout de suite à mon appel, ayant pleine confiance en mon jugement, et étant persuadé comme moi, que l’automobile naissante pouvait avoir un avenir, insoupçonné encore à Paris. Nous partîmes donc tous les deux et rencontrâmes d’abord Léon Bollée, à Paris, qui nous présenta une voiturette à deux places et qui nous demanda 500.000 francs pour l’acquisition de son brevet. C’était trop cher pour nous.
Mais il nous dit que son frère Amédée, au Mans, construisait une voiturette à courroie presque terminée et qui ne nous coûterait 100.000 francs.
J’allais au Mans voir la nouvelle 6 HP, qui me parut solidement faite, autant que je pouvais en juger dans mon ignorance de l’automobile. »

De Dietrich 6hp, licence Bollée 1897

Ainsi, un accord est trouvé (en novembre 1896) pour que les usines De Dietrich construisent leurs premières automobiles sous licence Amédée Bollée (fils).

 

Le brevet de la voiture à pétrole d’Amédée Bollée avait été déposé en Janvier 1896, donc moins d’un an avant!

 

 

Fabriquée à Lunéville, cette voiture Lorraine-Dietrich, système Amédée Bollée de modèle 1897, est l’une des premières sorties des usines De Dietrich

 

 

 

 

 

 

(une partie de ces éléments à été trouvée sur:  http://blamont.info/textes678.html)

Le prochain article développera un peu plus le partenariat avec Amédée Bollée. Je parlerai aussi de Vivinus….

Historique De Dietrich (avant 1900 et avant l’ère automobile)

Voici un historique rapide sur la famille De Dietrich avant même que ne commence leur aventure automobile. C’est toujours intéressant de se mettre dans le contexte pour apprécier les choix qui ont été faits à l’époque et comprendre l’évolution. (pour le fun, on peut remonter jusque )

(si il y a des erreurs ou des imprécisions dans cet historique, n’hésitez surtout pas à laisser un commentaire et je me ferai un plaisir de le compléter ou de rectifier)

Voici donc :         

La famille alsacienne De Dietrich est dans la métallurgie depuis le XVIIème siècle.

Depuis le XIXème siècle, sont activité s’est développée en créant des ateliers de fabrication de rails de chemin de fer et de wagons et contribue ainsi à l’essor du transport en France. Leur siège est à Reichshoffen (château familial depuis 1770), et les usines  sont installées à Niederbronn, en Alsace.  (cf. la chanson sur «la bataille de Reichshoffen» 🙂 )

.

 Suite à l’annexion de l’Alsace-Moselle après la guerre de 1870, les De Dietrich décident de rester sur place

 

 

Néanmoins, ils doivent commencer à se diversifier car ils n’obtiennent aucun marché dans le domaine ferroviaire allemand (à cause de leur origine française ?).

Ils se lancent donc dans la production de bien de consommation, s’appuyant sur leurs ateliers de fabrication dans la métallurgie. C’est à partir là que démarrent leurs gammes de poêles, de cuisinières (activité qu’ils n’arrêteront plus jamais… !), de baignoires en fonte émaillée ou encore d’équipement urbain (Tramway…), etc…

 

Mais pour ne pas perdre les marchés français du ferroviaire (et, accessoirement, contourner les taxes d’importation en France, l’Europe était encore loin d’exister… !), ils créent une usine en France (…!), à Lunéville (en Meurthe et Moselle) qui est proche de la frontière.

On est en 1879 et c’est Eugène De Dietrich (1844-1918) qui en prend la tête.

 

(Des villes comme Lunéville ou Nancy se sont beaucoup développées à cette époque avec l’arrivée de nombreux alsaciens ou mosellans qui ont refusé de devenir allemands. C’est en partie grâce à des gens comme Emile Gallé qu’on a vu se développer l’Art Nouveau et l’Ecole de Nancy….)

En 1890, Adrien De Turckheim (ingénieur, sur la photo) et Eugène de Turckheim entrent dans le comité de direction (ce sont les neveux d’Eugène De Dietrich).

 

 

 

En 1896, Eugène De Dietrich se lance dans la construction automobile sous licence Amédée Bollée. (cette partie sera développée dans le prochain article)

En 1897, cette usine prend son indépendance en devenant la « Société de Dietrich et Compagnie de Lunéville ». Cela leur permet de garder ses marchés français car cette société en 100% française !

Le prochain article détaillera leurs débuts dans l’automobile avec les premières voitures sous licence.

Merci d’avoir lu jusqu’ici et, encore une fois, n’hésitez à laisser des commentaires ou à envoyer des éléments complémentaires.

Voisin

article en cours….

Néanmoins, on peut déjà dire que Josephine Baker ne s’est pas trompée. Après avoir choisi la France, elle choisit de rouler en Voisin « Lumineuse ». Vive les années folles… mais je ne me risquerai pas à faire un lien avec la cocotte…(mascotte de radiateur des automobiles Voisin)

Présentation

Qui suis-je?

Jean-Noël Rossignol, 41 ans et 2 enfants.

J’ai 2 passions depuis très longtemps:

-les voitures anciennes, avec un penchant pour les « caisses carrées ».
Ma première voiture était une 2 CV 6, j’ai eu (bien après) une Jaguar XJ6 (tout fonctionnait!) et j’ai la chance de posséder (et de conduire aussi souvent que possible) une BMW  E9 3,0 csi de 1972. C’est une excellente GT , une voiture « de carrossier » avec  un très bon « 6 en ligne ». Elle est malheureusement « hors-sujet » sur ce blog….

-le style « Art Déco » des années 25-30, pour son luxe et ses détails de finitions avec  la tendance « traditionnaliste » ou pour son avant-gardisme chez les « modernistes ». L’exposition Universelle de 1925 a parfaitement illustré ces deux tendances en présentant aussi bien des oeuvres de J.E.Ruhlmann que celles de Le Corbusier (entre autres, c’est pour faire court!)

 

Aussi, j’apprécie tout particulièrement les voitures « avant guerre », tant pour leur style que pour leur histoire ou celle de leurs créateurs. Ces « vieilles bagnoles » font partie de notre patrimoine historique et sont les témoins  d’une époque, de notre industrie passée et mériteraient une meilleure place dans nos livres d’histoire.

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer ce blog. J’ai fait le choix de ne pas développer toutes les marques  françaises (encore moins mondiales) car il me semble difficile d’approfondir sur toutes en un seul blog.  Il n’y a, néanmoins, aucun jugement de valeur et les autres marques méritent autant d’attention 😉
Nous allons donc parler ici de 4 marques, aujourd’hui disparues, afin, je l’espère, de les faire (re)connaitre au plus grand nombre et, mieux encore, de les faire revivre dans le cœur de tous, y compris de ceux qui n’en n’ont jamais entendu parler….

Ces 4 marques sont:

-LORRAINE DIETRICH.
Ce choix est tout naturel pour le lorrain que je suis, passionné de belles voitures anciennes et qui se nomme…. Rossignol, comme le pilote qui a battu le record du monde de vitesse aux 24h du Mans en 1926 dans une b3-6.

-SALMSON.
Mon père en possède une depuis toujours (bien qu’elle soit en pièces et remisée, mais complète). C’est une S4-61 de 1939 et je rêve encore de la voir rouler un jour… De ce fait, cette marque m’a toujours fasciné.

-HOTCHKISS.
Non, Hotchkiss n’a pas fait que des « Jeep » ou des camions. Cette marque a eu une vie avant (et même plusieurs…) et, une fois encore, son nom était gage de qualité, de robustesse et de belle finition.

-AVIONS VOISIN.
A mes yeux, le « graal » des voitures d’avant guerre (la deuxième, évidemment….). Elles sont à l’image de leur créateur: décalées, révolutionnaires, géniales…
Evidemment,  je ne sais pas tout sur tout et le but de ce blog est principalement d’échanger et, si possible, de réunir un maximum d’infos, d’histoires, d’anecdotes… Je souhaite aussi, avec votre aide, répertorier les modèles année par année, et pourquoi pas faire un inventaire.

Vos commentaires, sont les bienvenues et merci de votre visite 🙂

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