Lorraine Dietrich B3/6 par Grümmer 1922

cette belle Lorraine Dietrich B3/6 “Conduite Intérieure sur Châssis 15 cv Long” de 1922 correspond exactement (à l’année près) à celle qui illustrait le catalogue de la marque en 1924…

 

 

Elle a fière allure et cette carrosserie (par Gümmer, qui était le carrossier “attitré” de Lorraine Dietrich) correspond tout à fait l’esthétique de ce début des années ’20. Comme l’étroitesse de la carrosserie, c’est une 4 places (2 devant et 2 derrière).

On peut aussi constater qu’elle n’a pas encore de freins à l’avant (ceux ci se généraliseront très vite les années suivantes).

et la voici en vidéo (et oui, en plus, elle roule bien…! 🙂 )

Lorraine Dietrich B3/6 Torpédo de 1923

encore une belle Lorraine Dietrich B3/6 en Torpédo de 1923 (n° châssis 121239)

Au début des années ’20, les carrosseries torpédo étaient encore très prisées car plus sportives que les “conduites intérieurs”. Les raisons sont simples: elles sont plus légères, d’une part, et procurent plus de sensations, d’autre part.

Celle-ci a néanmoins une finition particulièrement haut de gamme avec ses fauteuils capitonnés et le tablier arrière qui est digne d’un beau meuble d’ébéniste, surmonté d’un deuxième pare-brise en accessoire pour protéger les passagers arrières.

 

Il faut dire que les Lorraine Dietrich 15 cv “B3/6” ont commencé leur carrière en étant des 6 cylindres “économiques” mais sont très vite montés en gamme tout au long de la vie du modèle…

La calandre évoluera aussi au fur et à mesure des années pour être de plus en plus grande (en gardant le même esprit) mais celle-ci a encore la “petite” calandre.

 

Admirez les détails:

et voici une petite vidéo:

Talbot Lago Coupé T14LS 1956

Encore un auto que l’on ne croise pas à tous les coins du rues… 🙂

C’est lors du rallye des Clubs de Marque à Epinal que j’ai pu photographier cette rare Talbot Lago 2500 Sport (ou T14LS) de 1956.

Pour être rare, elle l’est puisque entre 1954 et 1956, seules 45 voitures ont été fabriquées (+ une douzaine d’ “America” à moteur BMW entre ’57 et ’58 et encore quelques voitures à moteur SIMCA après ’59 quand cette dernière a racheté la marque Talbot

Pour rappel, la marque Talbot-Lago est apparue en 1935, lorsque le major A. E. Lago racheta la branche française du groupe STD (Sunbeam-Talbot-Darracq). Il revoit immédiatement la gamme gamme avec des modèles six cylindres, conçus par l’ingénieur Walter Becchia avec des soupapes culbutées logées sur des chambres hémisphériques, concept qui sera la marque de fabrique des moteurs Talbot. Les T 150/120/23/26 etc… deviendront des voitures mythiques!

Après guerre et après l’échec des Talbot Grand Sport (moteur 4, 5 litres à double arbre à cames issu de la T26, monoplace de Louis Rosier victorieuse au Mans en 1950), trop chères et… trop taxées, la marque de Suresnes tente de se refaire avec un ultime modèle, la T14LS (ou 2500 Sport).

Elle est présenté en 1954, dotée d’un nouveau châssis tubulaire et équipé d’un quatre cylindres 2, 5 litres (14 cv).

Très belle, la carrosserie avait été dessinée par Carlo Delaisse ( le styliste en chef du carrossier Letourneur & Marchand).

Le moteur avait la réputation d’être trop fragile et ne pouvant se permettre de le faire évoluer (l’entreprise est en grande diffultés financières), elle sera équipée d’un moteur BMW (V8 de 2,5 litres) entre 1957 et 1959 (ce seront les Talbot-América).

Les toutes dernières caisses seront équipées du poussif V8 Simca quand cette dernière aura racheté Talbot.

Lorraine Dietrich FRHF4 Torpédo 1911

et oui, cette belle Lorraine Dietrich FRHF4 de 1911 a été créée pour rouler et… elle roule toujours! 🙂

C’est lors du rallye des Clubs de Marque que j’ai pu la découvrir à Epinal. C’est donc presque un retour aux sources puisque’elle est passée tout près de Lunéville (même si elle sort de l’usine d’Argenteuil).

 

Son moteur est un 4 cylindres de 2,2 Litres (boite 4 vitesses + MA), licence Turcat-Méry. C’est une auto fiable (surtout pour l’époque) et elle peut dépasser les 80 km/h (on est bien en 1911!).

Elle était présentée comme étant une voiture “économique”, bien construite et fiable et elle a eu droit à sa publicité:

 

 

Sa carrosserie “double Phaeton” commence à laisser apparaître ce que sera un Torpédo avec une ligne de caisse continue malgré les les fauteuils qui ressortent et qui font encore partie intégrante de cette carrosserie…

Je pense que c’est celle qui apparaît dans cette fiche:

(le modèle “SLF” sera sa remplaçante l’année suivante)

   

(capot fermé)

 

et en vidéo:

MERCER 1912 Raceabout

C’est encore lors du dernier Rétromobile (2018) que j’ai découvert cette pure sportive qu’est la MERCER “Raceabout” de 1912.

Le nom de Mercer vient de l’endroit où était située l’usine, le comté de Mercer, dans le New Jersey. C’est la famille d’industriels Roebling (qui ont fait fortune notamment dans l’industrie du câble métallique et la construction de ponts dont celui de Brooklyn) et la famille Kuser (qui ont fait fortune avec leurs activités bancaires) qui ont fondé l’Entreprise d’Automobile de Mercer en 1909.

(Pour la “petite histoire”, Washington A. Roebling II, directeur général de Mercer, meurt dans le naufrage du Titanic en 1912)

Ils se mirent à fabriquer des voitures plutôt simples mais très abouties et bien finies et, dès 1910, sort le fameux Type 35 R “Raceabout”! Il s’agit là, probablement, de la toute première vraie voiture de sport américaine! Et quelle voiture de sport!

En 1911, ces Raceabout remportent cinq grandes courses… sur six participations. En 1912, Ralph De Palma établit huit nouveaux records avec un Raceabout à Los Angeles.

Pour résumer, la “Raceabout” est à Mercer ce que la “Bearcat” est à Stutz…! Et la concurrence entre les deux a fait rage sans vraiment réussir à les départager…

Le moteur est un 4 cylindres (2×2) en ligne “T-head” de 4,800 cc pour 55 chevaux à 1650 trs/mn.

La voiture était conçue pour “rouler en toute sécurité” à 70 mph (110 km/h) et faire des pointes à 90 mph (140 km/h)!

Evidemment, il n’y a pas de freins à l’avant mais des tambours à l’arrière et un frein sur la transmission.

Le détail amusant est qu’il n’y a que 2 pédales à “l’intérieur” (si on peut dire), l’embrayage et le frein de transmission. Les freins arrières, “à main” (à côté du levier de vitesses) et l’accélérateur sont à l’extérieur de la voiture…! 🙂

Pour le reste, la voiture est particulièrement épurée, la “carrosserie” se limitant à deux fauteuils, un réservoir et des ailes avant-arrières presque symétriques.

Ah, il y a aussi un pare-brise sous forme d’un simple “monocle” fixé à la colonne de direction…

 

En 1919, la société sera integrée au groupe Locomobile et Crane-Simplex mais disparaîtra en 1925, crise oblige…