Bugatti Type 57C Atalante de 1938

Cette oeuvre d’art Bugatti 57C coupé Atalante de 1938 (châssis n° 57624, moteur n° 448) a été vendue lors du dernier salon Rétromobile (2018) par Artcurial.

Née bleue et noire, elle arbore cette robe rouge et depuis une restauration en 1963.

Elle reçu son compresseur en 1952 (à l’usine Bugatti qui existait encore)

Sur les 685 Bugatti Type 57 construites entre 1934 et 1939, seules 34 coupés Atalantes ont été fabriqués sur châssis 57 (avec ou sans compresseur) et 17 sur châssis 57S (surbaissé). Celle-ci sort de l’usine en décembre 1927 pour passer en carrosserie et être prête le 28/01/1938. Elle sera exposée au Salon de Genève de la même année.

Son historique est parfaitement clair, elle a eu son arrière modifié suite à un accident et des problèmes de bielles à la fin des années ’50… Elle a même participé à des rallyes amateurs sur le circuit du mans.

Son moteur est évidemment les 8 cylindres en ligne 3287 cc, double arbre-à-cames-en-tête et développe, grâce à son compresseur environ 160 CV. Avec sa caisse légère en aluminium, elle peut monter à 200 km/h!

Le Zèbre type A 1911

Cette petite auto Le Zèbre type A de 1911 était exposée à la Madine (55) 2018.

Elle représente une automobile réduite à sa plus simple expression et avait pour ambition de démocratiser l’automobile, les autres constructeurs ayant tendance à monter en gamme et en sophistication…

Son créateur, Jules Salomon (financé par Jacques Bizet, le fils du musicien) deviendra par ailleurs le “père” d’une autre Type A simple, économique et vouée à une grande distribution, celle de Citroën à partir de 1919…!

Aussi, Joseph Lamy (directeur commercial) et Emile Akar (actionnaire), quitteront Le Zèbre pour créer Amilcar avec l’ingénieur Edmond Moyet et le pilote André Morel

 

Voici, en synthèse, une fiche sur la Le Zèbre Type A:

Dans le marché encombré de la voiturette économique en France, La Le Zèbre apportait en 1911 une note nouvelle: elle ramenait la formule à ses origines. Depuis le début du siècle, en effet, les voiturettes n’avaient cessé de devenir plus lourdes, plus longues, plus compliquées et plus chères, avec des moteur à 4 cylindres, des carrosseries à quatre places, des boîtes de vitesses à 3 ou 4 rapports.

Un cylindre, une pièce

La Le Zèbre quant à elle offrait un seul cylindre, deux places et deux vitesses, ni plus ni moins qu’une De Dion Bouton “populaire” de 1901. Son constructeur allait même plus loin. Selon lui, c’était une automobile “monoplace”. Et il est vrai que, si la banquette pouvait à la rigueur accueillir un second occupant, elle se prêtait bien mieux à recevoir la trousse du vétérinaire ou du médecin… D’ailleurs la portière côté conducteur était rendue à peu près impraticable par la présence des leviers de vitesse et de frein.

Deux ingénieurs de grand avenir

La Le Zèbre était en tout cas simple, robuste et compacte, avec un prix d’achat modique 2 750 francs de l’époque. Elle obtint aussitôt un
grand succès, mais bientôt elle succomba à la même tendance qui avait emportée ses aînées, une version quatre cylindres fut présentée en 1913. La Le Zèbre était la création de deux ingénieurs qui n’avaient pas fini de faire parler d’eux. L’un, M. Lamy, serait l’un des créateurs de l’Amilcar, l’autre, M. Salomon, dessinerait la première Citroën.

CARACTÉRISTIQUES
Moteur : monocylindre; cylindrée, 0,65 litre; soupapes latérales; puissance, 6 ch à 1 600 tr/mn.
Transmission : aux roues arrière motrices; boîte de vitesses à 2 rapports.
Dimensions: empattement, 1,85 m ; voies avant et arrière, 1 m ; poids, 500 kg.
Performance : vitesse de pointe, 50 km/h.

La Le Zèbre Type A était vendue avec ce slogan: “trois fois plus vite et deux fois et demie plus économique que le cheval.

Elle est toute mignonne avec son allure de jouet… 🙂

Par ailleurs, cet article paru dans Omnia la présente parfaitement bien, et sous toutes les coutures… 🙂

Mathis TY 5 cv de 1932

L’alsacien Emile Mathis (1880-1956) commence sa carrière en étant un revendeur d’automobiles (notamment agent De Dietrich pour l’Allemagne) avec son grand garage “Auto-Mathis-Palace”.

Ce sera le plus grand garage d’Europe!

Il rencontre Ettore Bugatti en 1901 (que le Baron De Dietrich a fait venir d’Italie), s’associe avec lui en 1905 pour créer leurs propres autos mais les deux se séparent dès 1907, l’un souhaitant construire des voitures de sport et de prestige, l’autre des voitures populaires et économiques…

Après avoir sorti des modèles portant son nom en 1910, les premières vraies Mathis sont commercialisées à partir de 1912, les “Baby” puis “Babylettes”.

Les Mathis participeront à nombreuses courses jusqu’à la première guerre (souvent pilotées par Emile Mathis lui-même) et brilleront par leur fiabilité et leur… légereté comme au Grand Prix de l’A.C.F. à Dieppe en 1912 et au Grand Prix de France au Mans en 1913.

Emile Mathis déserte l’armée allemande pendant la “Grande Guerre” pour se battre du côté français et récupère son usine en 1918, redevenue française. La construction d’automobiles reprend dès 1919 (avec des modèles issus d’avant 1914).

Le slogan de la marque, à partir de 1922 devient: “Le poids, voilà l’ennemi.”

L’usine sort des modèles 4 (MY) en 1926, 6 (Emysix) en 1927 et même 8 cylindres (Emyhuit) en 1930. La PY, une “petite  Emy4” (4 cylindres,  7 cv) sort en 1932 suivie d’une TY dont la puissance est rabaissée à 5 cv pour être encore plus économique, en cette période de crise! C’est la meilleure période de la marque et Mathis est alors le quatrième constructeur français (derrière Citroën, renault et Peugeot)!

Après avoir “étonné l’Amérique”, Mathis s’associe avec Ford SAF en 1934 pour devenir Matford. Ford stoppe la construction du dernier modèle purement Mathis, l’Emy4 en 1935 et oblige ce dernier à lui revendre ses parts…

 

La Mathis présentée ici et une mignonne petite TY (4 cylindres, 5 cv).

Elle était exposée au rassemblement de la Madine (Meuse) de 2018.

Son moteur délivre une puissance de 23 CV, la boite est à 3 vitesses et son empattement est de 2420 mm pour une voie de 1200 mm. La TY ne possède pas la fameuse “roue libre” chère à Mathis depuis 1932. Elle possède néanmoins la mascotte de la marque, la fameuse “flamme”! (le slogan étant à cette époque: “La flamme de la roue libre Mathis éclaire les routes du monde.”

Je trouve sa carrosserie bien proportionnée! 🙂