Delage Type L 1910

encore une part de l’histoire des Delage à Rétromobile avec ce Type L “Voiturette de Course” de 1910. 🙂

Si Louis Delâge a commencé son aventure automobile avec des moteurs De Dion-Bouton (en 1905), il se mettra à fabriquer ses propres moteurs après avoir construit, pour ses autos, des moteurs Ballot sous licence puis des moteurs de sa propre conception vers 1912…, la type L, elle, est équipée d’un moteur Chapuis-Dormier (4 cylindres, 2 paliers, 14 cv réel pour un moteur 8cv, soupapes latérales dans un bloc “borgne”, boite 3 vitesses pour environ 70 km/h).

Quant à la compétition, il a immédiatement compris l’intérêt en terme de communication et d’image et la marque s’y mettra dès 1906 et remportera le Grand Prix des Voiturettes (notamment en 1908 à Dieppe avec Albert Guyot). D’autres suivront…

 

 

La type L se veut la version “client” de ces voitures de course, carrossées par J.Kelsch et Cie à Paris.

  (pub 1908)

Delage 15-S-8 1927

C’est à Rétromobile, sur le stand du Vintage Revival Montlhery que l’ont pouvait découvrir cette sublime expo des Delage 15S8 qui, pour les 4 premières (3 exposées), ont permis à la marque d’être sacrée championne du monde en 1927 d’une part et à des pilotes privés de remporter de nombreuses courses jusque dans les années ’50!

avant d’apprécier ces autos et leur histoire, il faut commencer par lire ce livre qui retrace toute l’histoire de ces Delage 15S8, de leur conception à leurs victoires en 1927, de leur vie mouvementée (entre les compétitions, modifications, accidents, mélange de pièces, etc…) par la suite jusqu’à leurs restauration/reconstructions …

Le moteur est un 1500 cc, 8 cylindres à compresseur.

Vous pouvez aussi retrouver ces articles:

Delage 1500cc 1/3 ; Delage 1500cc 2/3 ; Delage 1500cc 3/3

 

Voici donc:

la n°1 (21642, moteur n°5). C’est la moins modifiée…

la n°2 (18488). C’est avec celle-ci que Robert Benoist participe à la première course de la saison 1927, le GP d’Ouverture à Montlhéry. Elle a beaucoup évolué depuis…

la n°3 (21643, moteur n°4). Robert Benoist a remporté des courses en 1927 à son volant mais elle a été accidenté en 1932 (enroulée autour d’un arbre) par Lorde Howe (qui s’en est sorti parfaitement indemne).

Toutes les pièces ont été récupérées et ont servi sur d’autres voitures avant ce “chantier” de reconstruction.

(avancée des travaux lors de Rétromobile 2018)

Aux 4 voitures d’origine (et 5 moteurs), s’ajoutent 2 autres, les GP5 et GP6. En effet, en 1936, à la demande du prince Chula pour son cousin le prince Bira, deux autres châssis ont été dessinés par Lory (avec une nouvelle suspension avant à roues indépendantes).

la n°5 (GP5, moteur n°2). Le prince Bira n’a pas eu de succès avec ses Delage et leur préférera ses ERA.

Revendue, celle-ci courra jusqu’en 1946.

la n°6 (GP6, moteur ERA). Son moteur Delage d’origine est remplacé par cet ERA en 1950.

Elle court ainsi jusqu’en 1952 sans jamais être ridicule face à la concurrence!

Maintenant, vivement le VRM pour les voir (et les entendre) rouler… 😀

inspiration Voisin C3S 1922 sur base C11

c’est à Rétromobile (2017), sur le stand d’un carrossier roumain (Mebero) que l’on pouvait découvrir cette surprenante Voisin blanche immaculée.

 

 

 

 

 

Sa carrosserie s’inspirerait des C3S (je la trouve esthétiquement plus proche des C1 “Course”, plus anciennes encore) mais avec une finition luxueuse et “posée” sur un châssis plus récent de C11 (moteur 6 cylindres et non pas 4 comme sur les C1 ou C3).

 

C1 vs C3s

 

 

Bugatti 57C “Shah d’Iran” par Vanvooren 1939

A Rétromobile (2017), on pouvait découvrir la Bugatti 57c qui avait été offerte au Shah d’Iran en 1939 par le gouvernement français…

Enfin, presque…

En effet, il s’agit ici d’une réplique entièrement (et sublimement) reconstruite à l’identique par Auto Classique Touraine!

(Commande d’un milliardaire indonésien, à défaut de valider le principe, je le remercie pour l’argent investi!)

L’originale (57808) existe toujours, exposée dans le musée Peterson (Petreson Automotive Museum en Californie, il faudra que j’y aille un jour…).

Pour rappel, le cabriolet avait été offert au Shah d’Iran à l’occasion de son mariage avec sa première femme en 1939. Afin de promouvoir le “savoir-faire” français (si, si, il fut une époque où on était fier de nos constructeurs, carrossiers, etc…!), un châssis de 57C a été confié au carrossier VanVooren pour réaliser ce cabriolet avec toute l’extravagance qu’il fallait pour cette occasion.

Elle est restée dans la cours royale jusqu’en 1979 et elle a failli être détruite par les Ayatollahs arrivés au pouvoir. Vendue 250 dollars à un Américain peu scrupuleux (elle a été transformée et équipée d’un V8) elle a encore failli disparaître!

Elle a heureusement été sauvée et reconstruite entièrement avant de se retrouver au EU au musée Peterson. Ouf…!

Celle-ci prouve que ce savoir-faire et la passion existent toujours! (“Shah” ch’est de la bagnole…)  😀

Enfin, pour ceux qui n’étaient aussi en 2016, à Rétromobile, voici la même auto en cours de restauration.

Cela permet d’apprécier le travail!

 

 

 

Facel Vega FV3B 1957

c’est le club Facel Vega qui présentait cette FV3B au dernier Retromobile (2017). (FV3B-58-246).

Bien que restaurée, sa couleur “Rouge Torche” est d’origine.

La FV3B succède à la FV3 (sortie en 1956) en 1957 et sera construite jusqu’en 1958 à 92 exemplaires (pour la “B”). Elle sera remplacée par la HK500.

 

Selon la tradition de la marque (pour ses “gros” modèles), le moteur est un gros V8 américain, à savoir un V8 Chrysler (Plymouth) de 301 ci (4940 cc) de 253 CV!

La boite peut être soit automatique de la même origine, soit mécanique, dite Pont A Mousson (c’est le cas de cette auto). Elle atteint les 200 km/h!

Pour l’anecdote, c’est dans un tel modèle que s’est tué Albert Camus en 1960 (conduite par Michel Gallimard).

 

Amilcar C6 1927

vue à Rétromobile sur le stand Amilcar, cette c6 de 1927 était impressionnante…

Conçues dans les années ’20 pour la compétition (et en réponse à Salmson et son GSS), les Amilcar CO, avec leur moteur 6 cylindres de 1094 cc, double arbre-à-cames-en-tête et compresseur étaient uniquement dédiées à la compétition.

Elles remporteront d’ailleurs de nombreuses courses!

Afin de faire rentrer de la trésorerie, André Morel décide de la commercialiser (à l’instar des Bugatti T35/37). Trop chère, seule une quarantaine seront vendues entre 1926 et 1930… (j’ai l’impression qu’il va bientôt plus en exister aujourd’hui qu’à l’époque!).

Voici donc cette C6 de 1927 , châssis n°11052, moteur n°90041.

Et à Rétromobile, il ne faut pas hésiter à faire plusieurs fois le tour car ça permet de découvrir les voitures avec et sans le capot moteur 🙂