Voisin C11 « Chasseriez » 1927

je n’ai pas pu aller au salon de Reims cette année :'( mais, heureusement, j’avais un « envoyé spécial » pour photographier cette

Voisin C11 de 1927 à carrosserie « Chasseriez » (c’est à dire berline 4 portes, 4 glaces, type « Lumineuse »).

(merci Frédo 😉 )

Voici donc quelques photos de cette éternelle « sortie de grange » qui attend sa restauration (même si j’aime bien les belles patine, je pense que celle-ci mérite un peu de travail quand même! )

On peut constater qu’il n’y a pas rouille… En effet, la caisse est en alu! 🙂

Voici, ici, à quoi elle pourra ressembler, une fois finie…

 

et voici un rappel sur les Voisin c11:

 

Bayard AC40 Châssis court de 1905

Voici une belle carrosserie!

Cette limousine est incroyable, tant par sa patine (jamais restaurée!) que par sa carrosserie (le siège passager avant tourne sur lui-même pour libérer l’accès aux places arrières). Merci au club des Teuf-Teuf de nous présenter cette Bayard AC40 de 1905 (Rétromobile 2017)

Voici un rappel sur Adolphe Clément, le père des Bayard

Quant à celle-ci, voici ses caractéristiques:
– Moteur Clément 4 cylindres de 3800 cm3
– Boîte de vitesses à 4 rapports + marche arrière.
– Transmission par cardans, carrosserie limousine à entrée latérale par siège tournant
– Vitesse maximum : 70 km/h.

On a bien affaire à une voiture de maître!

Talbot-Lago T150C SS « Goutte d’eau »

Encore de l’exceptionnel, vu à Retromobile 2017…! Cette Talbot Lago T150 C SS de 1939, carrossée par Figoni-Falaschi est une « oeuvre d’art automobile ».

Avant de présenter ce qui se voit le plus, sa carrosserie, soyons impudiques et parlons un peu des dessous de la belle…

En effet, c’est un véritable châssis de compétition (conçu par Walter Becchia, sous la direction d’Anthony Lago qui avait repris l’usine de Suresnes en 1934) qui se cache sous cette robe, le même châssis ayant remporté les 3 premières places au Grand prix de France en 1937 (Montlhery), 4° en 1938, entre autre…

Voici donc ses caractéristiques:

CHASSIS (court, leger, de course, « SS » pour Super-Sport)
– à longerons à renforts intérieur ajouré
– empattement : 2650 mm
– voies avant et arrière : 1320 mm

MOTEUR
– 6 Cylindres en ligne monté longitudinalement, alésage/course : 90 x 104,5 = 3988 cc
– puissance en 1936 170 ch à 4700 tr/mn
– chambres hémisphériques
– soupapes en tête commandées par tiges et culbuteurs à partir d’un arbre à cames latéral

-la version « route » a juste un peu moins de compression que la version compétition

BOITE DE VITESSES
– Pré-sélective Wilson à 4 vitesses plus une marche arrière

SUSPENSIONS
– avant : à roues indépendantes
– arrières : à essieu rigide:

FREINS
– Tambours sur les 4 roues

Poids à vide 1000 à 1100 kg avec équipement sport; 980 kg en version course, vitesse maxi 210km/h

Quant à la robe, elle est due à Figoni-Falaschi qui avait un accord avec Talbot.  En tout, 16 seront construits dont 5 dits « Jeancart » ou « première série » (un léger « décroché » sur l’arrière et les ailes avant/arrières séparées) et 11 dits « New York » avec les ailes qui se rejoignent et l’arrière fastback). Pour le reste, le dessin se passe de commentaire! 😉

Elle porte bien son surnom de « Goutte d’eau » (ou Teardrop en anglais) et elle avait pour vocation de venir concurrencer les Bugatti T57 « Atalante », Delage D8-120 « Aérosport » Letourneur et Marchand, etc…

(pour ma part, je préfère quand même le dessin des « goutte d’eau » dites « Jeancart » avec roues apparentes aux modèles dit « New York » avec les ailes « enveloppantes »).

Et j’adore le modèle, assez similaire mais tellement plus sportif, de Pourtout!

Talbot AYL2 de 1934

C’est toujours à rétromobile (2017) que cette sublime Talbot (London) AV105 de 1934 était à vendre (ou à admirer 🙂 ).

L’histoire de cette marque demande un peu de concentration pour être comprise avec ses aller/retours France/Angleterre…

 L’origine remonte à un accord signé entre Lord Talbot et  A. Clément (Bayard) pour la fabrication outre-Manche des voitures de ce dernier.

En 1919, la firme Clément-Talbot Ltd. devient STD (Sunbeam Talbot Darracq) après un premier rachat, puis repris par Rootes en 1934 (pour la partie anglaise, Anthony Lago reprenant l’usine française).

Les Talbot anglaises étaient reconnues pour leur conception et leurs moteurs, fruit de l’ingénieur suisse, Georges Roesch, notamment avec les AV105 (1926/1335), voitures de sport avec un excellent moteur 6 cylindres de 3 Litres.

C’est dans une période de tourmente financière que ce « Tourer » (n° 35499) de course a été conçu.

Commandé par Dr Roth, il était destiné à courir à Broocklands où il brilla au volant de WM Couper en octobre 1934.

 

 

Peugeot Type 5 de 1894

cette incroyable Peugeot (Type 5), présentée à Rétromobile (2017), aurait participé à la toute première course automobile, le Paris-Rouen en 1894…!

 

 

 

 

Cette course fut une idée (avant-gardiste) du Petit Journal qui voulait tester, sinon la rapidité (on n’en état pas encore là), la fiabilité de ce nouveau moyen de transport  qu’est la « voitures sans chevaux ».

Pour participer à cette course, elle a été allégée par rapport au modèle « de série » (la type 5 a été construite entre 1894 et 1896, il s’agit ici du châssis 164). Son moteur (1026 cc) est d’origine (V2 fournit par Panhard-Levassor, fabriqué sous licence Daimler), transmission à 4 vitesses par chaîne et pneus en caoutchouc plein.

Sur 21 voitures participantes à cette course (+/- 126 km), celle-ci portait le n° 27 (si 21 voitures ont été sélectionnées pour participer, un centaine avait été inscrite au préalable), et Louis Rigoulot arriva 11 ième (sur 17) à son volant.

 

(Bon, ok, un autre Type 5 se revendique aussi d’être cette même auto. Elle est exposée au Musée Peugeot)

Bignan à Rétromobile

C’est sur le stand de la FFVE que l’ont pouvait découvrir une gamme de 3 Bignan…

Jacques Bignan  (1888-1973) a créé sa propre marque à la sortie de la première guerre après avoir repris Grégoire.

Ses autos avaient une connotation sportive et ont participé à de nombreuses courses dont les 24 heures du mans en 1923 avec des châssis très équilibrés et modernes, et des moteurs 3 L très performants.

Comme beaucoup, il connaîtra des difficultés financières car ses châssis/moteurs, bien qu’exceptionnels, étaient trop chers! Il tentera de se relancer en utilisant des châssis Salmson (AL3). L’activité s’arrêtera en 1928 même si l’entretien des voitures sera assuré jusqu’en 1933 sous le nom « La Cigogne S.A ».

BIGNAN Type 132 C 1920 Torpédo sport carrossée par Lagache et Glaznnann. 1er modèle de la marque lancée en 1919.

Moteur 4 cylindres monobloc désaxé, 3000 cc, carburateur Claudel

Boîte : 4 vitesses à 2 baladeurs

Freins à tambour sur tes roues arrière

Vitesse maximale : 100 km/h

 

 

 

Historique : achetée à restaurer il y a plus de 50 ans dans une casse po en Anjou, cette belle torpédo a été restaurée a l’époque avant de participer à de nombreux rallyes d’anciennes.

À ce jour, sur une production estimée à 450 châssis. il ne subsisterait que 5 exemplaires, Celui-ci est traditionnellement exposé au sein du Musée Automobile de Vendée à Talrnont-Saint-Hilaire.

 

 

 

 

BIGNAN Type 15000 bis 1922 Berline 3 portes en Pégamoïd

Afin de développer la gamme et répondre à ta demande pour des automobiles de 10 HP, lancement en 1922 du type 15000.

Moteur : 4 cylindres, 1600 cc, arbre à cames en tête commandé par arbre vertical

Boîte : 4 vitesses + marche arrière

Freins : au pied sur les roues avant et à main sur l’arbre de transmission

Vitesse maximale : 80 km/h

 

Historique : cette voiture a été vendue neuve par le garage Kalflèche (concessionnaire à Lille) avant d’être cédée à un garagiste de Lomme qui lui-même l’a cédée à un Luxembourgeois qui l’a utilisée dans sa scierie avant qu’elle ne soit achetée et restaurée par un collectionneur liégeois.

Elle a rejoint son propriétaire actuel, grand amateur de la marque en 2001.

BIGNAN Type AL3 1922

Suite à un accord avec Salmson qui cherche à développer sa production de cyclecar, les châssis sont fournis par Salmson tandis que ta carrosserie, le radiateur sont fournis par Bignan.

Moteur : 4 cylindres monoculbuté, 1100 cc

Boîte : 3 vitesses + marche arrière

Freins : au pied sur une roue arrière et à main sur l’autre roue arrière

Vitesse maximale : 90 km/h

 

Historique : retrouvé il y a quelques années dans la région parisienne, ce cyclecar a été restauré avec goût avant de rejoindre son propriétaire actuel.

À ce jour, sur une production estimée à 960 châssis tous modèles confondus, il ne subsisterait qu’une petite vingtaine d’exemplaires.

Bugatti type 55 cabriolet 1932

c’est sur le stand de Fiskens que l’on pouvait découvrir cette Bugatti Type 55 de 1932 carrossée en cabriolet par Billeter & Cartier (châssis n°55206)

Autant le Type 43 est issu du Type 35B (voiture de Grand Prix), autant le Type 55 (qui succède au type 43) est issu de la fusion du châssis Type 47 (parfaitement rigide) et du moteur du Type 51  (2,3 litres, huit cylindres en ligne, double arbre à cames mais avec un taux de compression réduit pour pouvoir utiliser de l’essence ordinaire).

 

Les Types 55 Super Sport reçoivent en plus un compresseur Roots. Ceci en fait une auto très puissante et très équilibrée, le « must » de l’époque…!

Sur les 38 « 55 » construits, il resterait 27 châssis aujourd’hui, dont un autre ici.

(photos de fiskens pour compenser les miennes qui sont plutôt ratées… 😉 )

     

 

 

 

 

 

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