Mercedes « Grand Prix » 1913

MercedesDaimler Grand Prix 7247cc 1913 6Toujours au VRM 2015, on pouvait découvrir cette très belle Mercedes-Daimler (Grand Prix ou plutôt « Rennwagen ») qui est une reconstruction de la voiture de Christian Lautenschlager pour le Grand Prix de France (au Mans) de 1913.

Ce dernier finit cette course 6ième (derrière les 2 Delage de Paul Bablot et Albert Guyot, les 2 autres Mercedes de Theodore Pilette et Otto Salzer et encore une Delage, celle d’Arthur Duray)

Son moteur est un gros 6 cylindres 28/95 de 7247 cc et la transmission est toujours par chaîne.

(Pour le Grand Prix de 1914, le moteur reviendra à 4 cylindres et 4,5L afin de respecter le nouveau règlement de l’ACF, ceci n’empêchera pas les Mercedes d’avoir les résultats que l’on connait! 🙂 )

 

 

 

Mercedes-Simplex « Grand prix de France » 1908

voici la deuxième Mercedes présente au VRM 2015 (deuxième dans l’ordre chronologique puisqu’elle est de 1908)

J’espère ne pas me tromper mais elle ressemble beaucoup à la Mercedes 120 Hp du pilote Lautenschlager au Grand Prix de France 1908 à Dieppe (et qui finît premier).

Son moteur quatre cylindres (154*170mm, 2 arbres à cames, +/- 130 ch à 1400 trs/mn et 12,4 litres de cylindrée) lui permet une vitesse de pointe de 160 km / h.

Au contraire des modèles « route » de la même époque, la transmission des modèles compétition est pas chaîne.

 

et la voici aujourd’hui:

 

et en vidéo:

Mercedes-Simplex Course 1906

vue au VRM de 2015, cette sublime Mercedes-Simplex de 1906 et de 7500cc de cylindrée…, rien que ça! (pour 4 cylindres).

La transmission se fait par chaines aux roue arrières.

Pourquoi Mercedes?

Comme tout le monde le sait, c’est le prénom de la fille d’Emil Jellinek, basé à Nice et qui était le « concessionnaire » Daimler pour la France (et l’Autriche-Hongrie, la Belgique et les EU) et aussi son pseudo de pilote… Il impose donc ce nom à Paul Daimler et Wilhelm Maybach (les patrons de DMG, Daimler Motoren Gesellschaft) suite à un procès de Panhard-Levassor qui avait acheté la licence et donc le nom Daimler pour la France!

Pourquoi Simplex?

Cette gamme a existé entre 1902 et 1909 et est le fruit de la réflexion de Paul Daimler (fils de Gottlieb, décédé en 1900). Daimler est alors en difficulté et il a compris pour pour développer les vente, il faut des voitures simples d’utilisation et à entretenir. Ce seront donc les Simplex et ces modèle révolutionnent l’automobile car sont, en plus d’être performantes, faciles à vivre (pour l’époque!)

Pourquoi n’a-t-elle pas d’étoile?

Parce qu’elle n’apparaît que courant 1909 (les 3 branches symbolisent la terre, la mer et le ciel).

Ce type d’auto a participé à de nombreuses courses (les Simplex ayant brillé durant toute leur carrière):

et la voici dans toute sa splendeur:

Georges Irat, voiture de l’élite

Georges Irat crée sa marque automobile en 1921 en rachetant Majola (qui continuera d’exister jusqu’en 1928) et en faisant appel à un ancien ingénieur de chez Delage (Maurice Gaultier).

C’est ainsi que sort une 2 Litres (11 Cv, 4 cylindres pour 40 Cv), la 4A. Cette voiture, très aboutie, se positionne d’emblée sur le créneau du luxe et de la sportivité!

 

 

 

Voici une très belle 4A de 1926 dont le propriétaire a eu l’excellente idée de sauvegarder la sublime patine (vue au VRM 2015):

Cette image a été justifiée par les participations à de nombreuses compétitions… (que ce soit les 24 heures du Mans dès la première édition en 1923, les 24 heures de Belgique, la Coupe Casablanca-Tunis, Grand Prix San Sebastian, Grand Prix Guipuzcoa, Grand Prix du Maroc, Bol d’Or, Routes Pavées du Nord, Toul-Nancy… principalement avec son pilote attitré, Maurice Rost) et particulièrement bien relayée par les (sublimes) affiches publicitaires de  René Vincent.

 

A partir de 1927, la marque continue sa montée en gamme avec un 6 cylindres et même un 8 en ligne (Lycoming) mais la crise passe par là, les voitures haut de gamme ne se vendent plus et Georges Irat arrive à sauver son entreprise en s’associant avec Godefroy et Lévêque (moteurs RUBY) et lance un tout nouveau Roadster à traction avant (et, bien sûr, un moteur Ruby) en 1935 (et jusqu’en 1939 avec ses différentes évolutions 5 et 6 cv, types MM, MDS, MDU, ODU et la dernière OLC avec l’adoption du 11Cv Citroën). Bien que sous-motorisées, ces jolies autos connaissent un certain succès (environ 600 voitures construites en tout).

Un cabriolet en attente de restauration:

Vue au VRM 2015, en pleine action: 🙂

et encore une pub (j’adore les « GI » à la place des points…!):

Lorraine Dietrich aux 24h du Mans 1931

en fait, le titre est faux… Il aurait fallu écrire « La Lorraine » aux 24h du Mans de 1931 puisque le nom a changé depuis 1928 (la famille de Dietrich ne veut plus voir son nom associé à la marque automobile)

Aussi, il n’y avait plus eu de participation des Lorraine aux 24h du mans depuis le triomphe de 1926.

A cela, il y deux raisons, au moins…

La première est que le constructeur a mal pris que l’A.C.F. lui retire la coupe Rudge-Withworth injustement (les calculs ont été revus arbitrairement suite à des plaintes de concurrents déçus) et la deuxième est que l’entreprise a passé trop de temps sur son activité de moteurs d’avion (avec la création de la SGA, Société Générale d’Aéronautique) pour s’occuper de la branche automobile et compétition. (il y a bien eu une volonté pour revenir avec un V12 pour cette année mais ce projet a avorté).

Ce sont donc deux particuliers, Henry Trébor et Louis Balart, qui décident d’y participer en amateurs avec une B3/6 « Sport type le Mans »  qu’ils commandent neuve chez leur constructeur préféré!

Cette voiture n’a pas évolué depuis les succès d’il y a 5 ans déjà et les espoirs sont faibles pour ces deux « illuminés », absolument pas entraînés et qui réceptionnent leur voiture quelques jours à peine avant le début de l’épreuve! (mais la marque a tout fait pour qu’elle soit prête et réglée « aux petits oignons » 🙂 )

Quelles chances peut avoir cette auto dépassée face aux survitaminées Alfa Roméo 8C, Bugatti T40, Merdedes SSK, Talbot, Stutz… pilotées par des compétiteurs chevronnés?

   

Eh bien, la fiabilité de cette B3/6 a encore parlé et, suite aux nombreuse casses des concurrents et aussi à la régularité de la conduite du binôme Trébor-Balart, la Lorraine n°9 termine la course à la 4° position après avoir parcouru 2452,692 km à +/- 102 km/h de moyenne!

 

Vauxhall Type A « 16/20 Hp » de 1914

cette belle Vauxhall 16/20 HP Type A  (4 cylindres, 3054cc, alésage 90×120) était présente au VRM de 2015.

Vauxhall est une des plus ancienne marque automobile anglaise (1903)

La Type A est issue de la type Y qui avait été créée pour la compétition en 1907 et elle a été fabriquée de 1908 à 1914 en 4 versions (A09 1908/19010; A11 1910/1912; A12 1912 et 16/20 HP 1912/1914).

Elle était réputée pour sa vitesse en pointe et sa fiabilité. A cette époque, Vauxhall avait une image très sportive.

Sur les (+/-) 950 types A fabriquées, il en reste une vingtaine aujourd’hui dont celle-ci. (Cette Type A serait équipée d’un moteur de type D, sauf erreur de ma part)

Vidéo:

Vauxhall 14/40 LM de 1926

Voici une très belle Vauxhall 14-40 LM torpédo (ou plutôt, et ça sonne mieux chez nos amis britons, « Princeton Tourer ») de 1926  (Châssis: LM3749 et Moteur n° 9127), vue sur le parc du VRM de 2015.

C’est en 1922 que Vauxhall sort ce modèle plutôt « entrée de gamme » (notamment par rapport à l’emblématique type E 30/98 très sportive) mais innovant avec l’utilisation massive de l’aluminium sans sa construction. Son moteur est 4 cylindres de 2.3L (2297cc).

En 1924, elle devient « LM » avec l’arrivée d’une boite 4 vitesses.

Entre 1922 et 1927, ce sont 5300 « 14/40 » qui auront été fabriquées et cette gamme représente les dernières « vraies » Vauxhall avant le rachat de la marque par GM!

ce qui est pratique, avec les Vauxhall de cette époque, c’est qu’on peut les reconnaître entre mille grâce à leur sublime calandre dont les échancrures se prolongent sur le capot-moteur caractéristiques 🙂

 

et une pub, pour une 25Hp, mais j’aime bien le côté « for connoisseurs » 🙂

Bayard Clément 1903

vue au VRM de 2015, cette Bayard RC4R de 1903.

Adolphe Clément mériterait d’être plus connu, tant son parcours est impressionnant!

Parti de rien, sans argent, il deviendra un des plus gros industriels français grâce, entre autre, à ses talents d’investisseur… Il commence en fabriquant des bicyclettes avec « Clément et Cie », s’associe avec le groupe financier « Humber-Gladiator » (et, ainsi, avec Alexandre Darracq qui en représente la branche française!) pour prendre le contrôle de ce qui devient Clément-Gladiator, le plus gros fabriquant de vélos (et met son gendre, Fernand Charron à la tête de l’établissement).

Il devient l’importateur français des pneus Dunlop dès 1895 (dont la croissance fulgurante le rend rapidement millionnaire en or!).

Dès 1897, il se lance dans l’automobile avec les brevets de Panhard et Levassor (dont il prendra le contrôle en 1899 en rachetant la majorité des parts de la société!)sous les marques Clément et Gladiator.

En 1901, il embauche Marius Barbarou (jusqu’en 1903, date à laquelle il part chez Benz avant d’aller chez Delaunay-Belleville et finir sa carrière en apothéose chez Lorraine Dietrich) pour créer les nouvelles gammes qui seront un succès, en 1903, il s’associe avec Le comte de Shrewsbury and Talbot pour créer la marque Clément-Talbot pour l’Angleterre, la même année, ses associés de Clément-Gladiator (qui fabriquent aussi des automobiles) lui interdisent d’utiliser son nom et c’est pourquoi il choisi le nom de Bayard qui deviendra Bayard-Clément et, enfin, en 1909, de nouveau Clément-Bayard!

Il brillera en compétition mais finira par s’en désintéresser après la mort de son fils en 1907 dans une de ses voitures.

A partir de 1908, il se lance dans la fabrication de dirigeables dont il deviendra encore une fois un des plus importants faiseurs, pendant la guerre, il fabrique des moteurs d’avion sous licence Lorraine Dietrich mais aura du mal à se relancer après la guerre et, en 1922, il revend ses usines à un certain André Citroën (qu’il apprécie pour ses idées nouvelles) pour qui les outillages et brevets seront un excellent tremplin pour démarrer son aventure automobile…!

Il meurt d’une crise cardiaque en 1928…. Ouf! (difficile pourtant de faire plus court!)

Mais voici donc cette rare et sportive Bayard de 1903:

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