Carburateur Zenith

Quand l’achat d’une Lorraine Dietrich est à l’origine d’une inovation déterminante pour l’automobile!

En 1903, François Baverey acquiert une Lorraine Dietrich mais constate rapidement, en la conduisant, que le carburateur dont elle est équipée présente de graves défauts.

Suivant les allures, le mélange d’air et d’essence est trop riche ou trop pauvre, nuisant ainsi aux performances du moteur lors de l’explosion. Il décide donc de s’intéresser à ce problème et dessine un carburateur complexe doté de deux gicleurs dont l’un appelé compensateur, maintient la constance du mélange quel que soit le régime du moteur.

Cet ingénieur fait exécuter un prototype dans l’atelier de mécanique de l’usine familiale et le monte sur son automobile. Les résultats obtenus sont si sensationnels, qu’il décide dès 1906, de breveter et de commercialiser son invention sous le nom de “Carburateur Zénith”, choisissant cette appellation dans l’astronomie dont il est passionné.

En 1907, naît donc à Lyon la société du carburateur Zénith à qui les automobiles Rochet-Schneider et Cottin-Desgouttes seront les premières à donner leur confiance en décidant d’en équiper tous leurs modèles.

Par la suite, M. Rochet, propriétaire de la marque du même nom, demandera à François Baverey de diriger sa firme, ce qu’il fera durant 35 ans, assurant ainsi la fabrication d’automobiles de grand luxe.

Mais l’ascension de la marque Zénith, si elle tient au génie de son inventeur, tient aussi à son sens aigu des affaires. A partir de 1908, la firme lyonnaise mène une politique commerciale et publicitaire très agressive. Elle propose ses modèles aux différents constructeurs français et étrangers, aux petits artisans mais également aux particuliers désireux d’améliorer les performances de leurs véhicules.

 

Le succès est tel qu’avant la première guerre mondiale, la société a construit des usines en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Etats-Unis et en Italie. La réussite de Zénith se poursuit après guerre puisqu’en 1928, la seule usine de Lyon produit 110 000 carburateurs par mois et l’usine de Detroit (USA) à peu près autant.

A la même époque, un géant de l’industrie automobile, la société Ford, décide d’adopter le carburateur lyonnais et d’en équiper l’ensemble de sa gamme.

Jusqu’au début des années 40, la technique mise en œuvre par Zénith a permis d’équiper des voitures de prestige telles que les Bugatti, Delage, Delahaye, Talbot ou Hotchkiss mais également des constructeurs d’automobiles plus ” populaires ” comme Renault, Peugeot, Citroën ou Simca.

  

Pendant la seconde guerre mondiale, la pénurie de carburant oblige la société à se tourner vers une autre forme d’énergie : le gaz. Zénith réalise des installations complètes et met au point des carburateurs spéciaux mixtes essence et gaz ainsi que les détendeurs nécessaires au fonctionnement de l’ensemble.

En 1946, les activités normales reprennent mais seul quatre grands constructeurs français ont survécu. La guerre l’ayant fait progresser considérablement en matière de motorisation et de carburant, Zénith intensifie ses recherches afin de toujours optimiser ses carburateurs. Par ailleurs l’expérience acquise dans le domaine de la circulation des fluides conduit la société à se tourner vers des applications aéronautiques.

En 1963, Zénith cède son usine de Lyon à la société Berliet et installe son siège social et ses activités automobiles près de Troyes, dans les locaux de la Société Troyenne des Applications Mécaniques (S.T.A.M), sa filiale. En 1971, la société construit une nouvelle usine près de Saint-Etienne et y installe ses activités liées à l’aéronautique.

De nos jours, restent de cette exceptionnelle réussite, trois marques, commercialisant toujours des carburateurs et systèmes d’injection pour automobiles et avions : Zénith-Bendix ; Solex-Zénith (GB) et Zénith-Stromberg (USA).

http://www.retro-actifs.com/articles/06.01_Zenith.htm

Lorraine Dietrich B3/6 de 1928 au musée de Peter Mullin

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller en Californie mais dès que j’irai, j’en profiterai pour visiter le musée de Peter Mullin. Non seulement il y a une des plus belles collections de nos voitures françaises les plus emblématiques de l’entre-deux-guerres mais il y a aussi une très belle Lorraine B3/6 de 1928, modèle sport…

Ce Roadster, type “Le Mans” est donc une 15 ch et c’est le chassis 122607 .

La restauration est à “l’américaine”, avec un budget sans limite….

Voici donc une vidéo faite par un amateur pour patienter et pour le plaisir des yeux…

Et là, on la voit rouler (doucement) à l’arrivée du concous de Peeble Beach. Il n’y a que du beau monde 🙂

On la voit à 5’38mn, pour les impatients…

 Lorraine-Dietrich Type B3-6 (1)

Le Corbusier en Voisin Lumineuse

Quoi de plus logique pour l’architecte moderniste qu’est Le Corbusier, que de rouler en Voisin. On voit qu’il a choisi une “lumineuse”, ce qui n’est pas surprenant car ce reportage montre à quel point la recherche de lumière était importante dans ses batiments!

Sur ce film, on le voit arriver au volant de sa C7 Lumineuse (à partir de 1’10 mn)

Quant au troisième projet présenté qui voulait faire de Paris un ville moderne c’est peut-être aussi bien qu’il n’ait pas abouti…..

  

Lorraine B3/6 de 1928 Berline Ets Grummer

Voici la présentaton d’une Lorraine de 1928.

Ces photos ont été prises chez le même passionné qui possède celle de 1911 et sa 3° Lorraine sera présentée prochainement ( the last but not the least 🙂 ) Merci encore…

Il s’agit donc d’une Lorraine Dietrich B3/6 Berline avec séparation chauffeur de 1928, carrosserie acier de chez “Grummer”.

Elle pèse 2250 kg.

Elle a le fameux moteur 15 HP à 6 cylindres de 3,446 L avec carburateur Zenith de 36, 4 vitesses + marche arrière et elle est donnée pour 125 km/h.

 

Quelle gueule… Notez l’indicateur de direction…

  

L’intérieur est un vrai salon avec le haut-parleur pour donner des ordres au chauffeur (qui est plutôt bien lotti au poste de pilotage…)

  

Quelques détails dont le Lévrier de Casimir Brau, une oeuvre d’art à lui tout seul…

  

Et voici la mécanique avec le fabuleux 6 cylindres, si fiable qu’il devait pouvoir faire 150000km sans être ouvert…

 

Chocolat Menier et Hotchkiss

Juste pour le fun, voici une histoire d’amour entre une voiture et du chocolat: j’ai nommé Hotchkiss et Chocolat Menier.

 

 

 

 Voici donc (et en plus, dessinée par Géo Ham):

 

 

 

 

 il y en une autre (même si je ne suis pas certain à 100% que ce soit une Hotchkiss, ça m’amuse de le croire…)

 

 

 

 

Et là, c’est encore moins sûr:

Quant à celle-ci, ce n’est pas un camion Hotchkiss, c’est écrit dessus…

 

 

Enfin, pour finir, avec de bons yeux, on peut imaginer l’arrivée d’une Hotchkiss et voir la pub Menier sur le côté :

 

 

Antoine Menier préfèrera rouler en Voisin C28 Aerosport:

Extravagances de 1903

Voici une des voitures les plus luxeuses et  les plus délirantes de ce début de siècle:

-elle a été commandée par le Baron von Eckhardstein dans le cadre de surenchère de débauche de luxe et d’ostentation (on ne parlait pas encore de frime…).

Il l’a faite fabriquer uniquement dans le but d’éclipser la Panhard “Pullman” du Comte Boniface de Caslellane….

Donc, cette “limousine de voyage” à 6 roues (concept et brevet Turcat-Méry) avait un châssis de 3,80 m d’empattement, un lavabo en argent avec eau courante (chaude et froide), l’éclairage et le chauffage électrique, et un tableau de bord garni de tous les instruments imaginables. Cette voiture aurait coûté 100000 francs-or, soit près de 5 fois  plus que la De Dietrich courante équivalente (35 hp). Son compartiment était somptueusement équipé par  “Marple and Co”, et à l’arrière se trouvait une cuisine où un chef préparait les repas….

  

et en 1908:

Cette 40 hp (exposée au salon de Paris e décembre 1904), grâce à son empattement long était une “voiture de route”.

Elle était équipée d’une table pour 4 passagers, comme dans un wagon de chemin de fer (De Dietrich ne manquait pas d’expérience dans ce domaine…) et l’intérieur pouvait même être transformé la nuit pour offrir un lit double. Elle était donc taillée pour les grands voyages.

 

Une concurrente possible: la Grégoire triple berline de 1910.

Néanmoins , ce genre d’automobile ne fera pas vraiment école, surtout en 6 roues…. Il y eu une autre tentative, plus tard: une Hispan Suiza H6A en 1923 (elle n’était pas plus élégante…)

Mes infos viennent en partie de là:

Les courses des années ’20 ou “l’age d’or”

Voici la suite de l’histoire des courses après la première guerre mondiale.

 

 

 

 Le reportage commence par l’aventure des Ballot (marque française qui sera rachetée par Hispano Suiza au début des années ’30)

On y voit aussi les premières Alfa Roméo (P2) avec un pilote nommé Enzo Ferrari….(1924)

Evidemment, la gloire des Lorraine Dietrich lors des 24h du Mans de 1926 est mise en avant (vous pouvez voir ce passage à 19’33 pour le début des 24h et à 20’34 pour la victoire absolue au 3 premières places). Le présentateur ne cite pas les pilotes le la Lorraine N°6 victorieuse qui sont Bloch et Rossignol (le même nom que le mien…!)

 

Ensuite, ce sont les Bentley qui prendront la main…

 

J’avoue que mon objectivité n’est pas totale dans le choix de morceaux choisis mais il faut bien rester en adéquation avec le thème de ce bog….:)

Néanmoins, ce repotage est passionnant dans son ensemble et retrace bien l’épopée des marques qui faisaient de la compétition (Delage, Bugatti, Alfa Roméo, Bentley, Mercedes, ……)

  ou 

Les premières courses jusque 1914

voici un document (trouvé sur le net) particulièrement intéressant. On y voit les premières courses automobiles avec un commentaire qui arrive à recréer le suspense….

C’est aussi passionnant de redécouvrir nos marques préférées et cela rappelle leur importance dès le début du siècle (Lorraine Dietrich et Hotchkiss dans notre cas, mais il y en a plein d’autres qui ne déméritent pas, au contraire…)

Ce qui est aussi amusant, c’est d’écouter l’évolution du bruit de ces autos de course et on se rend bien compte que leur régime moteur augmente avec le temps.

Pour les impatients, il peuvent aller directement à la minute 7’06 pour découvrir une Hotchkiss avec sa calandre ronde (et avec des roues à rayons qui lui causeront bien des soucis…) ou à la minute 7’19 où on voit bien la De Dietrich 1B lors de la première course e l’A.C.F. en 1906.

A 16’48, on aperçoit la Lorraine Dietrich de Duray (Dieppe 1907) et on la revoit en plein dérapage mal contrôlé à 18’00 (elle ne finira pas cette course, même si elle a mené jusqu’au dernier tour)

Quant à 29’42, je ne sais pas si c’est une Lorraine Dietrich ou une Turcat-Méry…. à vous de me le dire…

Le mieux étant de tout regarder!

Pour les autos de 1906, vous pouvez les repérer avec leur numéro (n°, marque, pilote):

 

(je dois avouer que je ne possède pas tous les documents que j’édite donc ils proviennent le plus souvent du net…je ne sais plus toujours où exactement car je les accumulent depuis longtemps mais j’essaie le plus posible de respecter la source ou de l’indiquer…)

Pour parfaire vos connaissances:

 ou