De la rencontre avec Turcat-Méry à « Lorraine Dietrich »

Force était de constater que le succès n’était pas encore au rendez-vous avec  ces premières automobiles « licence Bolléé » (fiabilité, facilité d’utilisation, marché à trouver…)

Je ne sais pas combien de De Dietrich « système Bollée » ont été fabriquées ni  s’il en reste aujourd’hui…

La licence Turcat-Méry (1902-1911):

turcat-146x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4   mery-146x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4 Après avoir amélioré une Panhard et une Peugeot, Léon Turcat avait déjà créé ses propres voiture avec son cousin Simon Méry (une 16/20 hp) et la société « Turcat-Méry et Cie » existait depuis 1899.

 

num2-150x144 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4 La particularité de leurs voitures vient du fait qu’ils ont réglé (entre autre) les problèmes d’allumage (avec une Magneto qui remplace les bobines, mise au point avec Robert Bosh…), les bobines étant rédhibitoires à cette époque avec leurs brûleurs à faire chauffer avant de pouvoir démarrer (d’où le nom de chauffeur pour les conducteurs d’automobiles à cette époque)!

C’est au Salon de l’Automobile de 1901 que Paul Meyan (fondateur de l’A.C.F.) présente  Léon Turcat à Adrien de Turckheim, qui était prêt à abandonner  l’automobile, trop peu rentable.

Néanmoins, la curiosité d’Adrien de Turckheim l’amène finalement à aller voir Léon Turcat dans ses ateliers de Maseille quelques mois plus tard.

Après un court essai plus que concluant de leur  » 4 cylindres verticaux à magnéto (donc démarrage instantané) et 4 vitesses », Adrien de Turckheim signe un accord avec Turcat-Méry et achète la voiture pour remonter, à son volant, sur Lunéville avec la volonté e ne pas perdre un instant pour lancer la production de ces nouvelles De Dietrich! (L’accord est de 5% du prix de vente des prochaines voitures, donc pas d’avance pour l’achat de licence et donc pas de perte de ce côté là en cas de mévente, comme avec Bollée…)

Suite à un accident, cette voiture n’est pas arrivée à Lunéville mais Méry est monté avec un autre prototype et à pu faire sa démonstration devant  un « staff » enthousiasmé (seul Eugène de Dietrich n’est pas là).pub-1902-LD-150x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4

La production démarre quasi-immédiatement et Turcat, comme Méry  sont très souvent à Lunéville pour des mises au point. On est en 1902.

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Ce succés immédiat impose l’ouverture d’un garage sur Paris (Neuilly-sur-Seine. au 12 de l’avenue de Madrid , pour être plus exact). En effet, les voitures nécessitent des services après-vente  et c’est, commercialement aussi, indispensable.

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Turcat et Méry aident beaucoup à ce succès à tel point qu’il finissent par s’installer à proximité de ce garage (ou concession).

Tout va donc pour le mieux…?

Ce serait le cas si le choix d’ A. de Turckheim avait été pris en accord avec son oncle (E. de Dietrich).  En effet, n’ayant pas été consulté, le Baron s’était rendu en Italie et en avait ramené un jeune inconnu, mais prometteur…. Ettore Bugatti. (il souhaitait aussi redynamiser la branche automobile du groupe).

Ce fut le début de la scission entre A. De Turckheim  et E. De Dietrich, et ce dernier refusa de suivre son neuveu pour les investissements du garage de Neuilly. C’est pour faire face à ce blocage qu’il dû trouver de nouveaux associés et  créer, en 1905, une nouvelle société:

Société LORRAINE des A.E. de DIETRICH de LUNEVILLE
S.A. au capital de 5 millions de Fr.
Siège Social: 8, Bld Malesherbes

 

La marque « LORRAINE » est née!

(Pour la petite histoire, ils se reconcilireront lors d’un dîner chez Gabriel Voisin…)

Lorraine-Dietrich-12-cv-1910-150x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4  Lorraine-Dietrich-DCI-licence-Turcat-Méry-1906-150x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4  Lorraine-Dietrich_1908-150x150 De la rencontre avec Turcat-Méry à "Lorraine Dietrich" Historique 4

La fabrication d’automobile ayant pris une telle ampleur qu’il fallu se résoudre à créer une nouvelle usine afin de soulager celle de Lunéville qui contruisait toujours des wagons, entre autre.

La décision fut prise de créer une usine à Argenteuil.

J’ai trouvé ces infos sur le site turcat-mery.com , principalement.

Je ne sais pas combien de voittures ont été fabriquées à Lunéville avant la création de l’usine d’Argeteuil….

La suite sera vue dans un prochain article. Il y en aura aussi un sur la courte aventure avec Ettore Bugatti (et Emile Mathis) en Alsace et un autre sur les courses de cette époque…

On parlera aussi de compétition…

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Ca fait du boulot en perspective…;)

N’hésite pas à éclaircir mes zones d’ombre…..

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4 commentaires sur “De la rencontre avec Turcat-Méry à « Lorraine Dietrich »”

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